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Jacques DELSAHUT

[731]. DELSAHUT, Jacques, né à Thémines (Lot) le 27 octobre 1831, entra laïque au Séminaire des M.-E. le 4 octobre 1855. Ordonné prêtre le 29 mai 1858, il partit le 29 août suivant pour la mission du Kouang-tong et Kouang-si. Il fut en 1860 placé à Nam-hiong, une vieille chrétienté qui autrefois appartenait au Kiang-si, comme l'indique son nom \ citadelle du sud ", nom qui serait un contre-sens par rapport au Kouang-tong. Il passa à Fong-toung, à Tchao-tcheou où les chrétiens de Chan-liou, amis des Macaïstes, refusèrent de le recevoir."
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    [731]. DELSAHUT, Jacques, né à Thémines (Lot) le 27 octobre 1831, entra laïque au Séminaire des M.-E. le 4 octobre 1855. Ordonné prêtre le 29 mai 1858, il partit le 29 août suivant pour la mission du Kouang-tong et Kouang-si. Il fut en 1860 placé à Nam-hiong, une vieille chrétienté qui autrefois appartenait au Kiang-si, comme l'indique son nom \ citadelle du sud ", nom qui serait un contre-sens par rapport au Kouang-tong. Il passa à Fong-toung, à Tchao-tcheou où les chrétiens de Chan-liou, amis des Macaïstes, refusèrent de le recevoir. Il finit cependant par être accepté à Lok-tchong, et en moins de deux ans, par sa douceur, sa patience et son zèle, il se fit accueillir dans les stations dont il avait été chassé.
    Chargé ensuite de la région de Cheun-tak, il s'installa à Yung-kei, et parvint à dissiper les préventions semées contre les missionnaires français.
    En octobre 1865, il fut envoyé au Kouang-si ; mais, arrivé à Tchong-king, il tomba malade et retourna à Canton. Sa santé étant rétablie, il retourna à Lok-tchong où il emmena des familles hakkas, auxquelles il distribua des terres à cultiver. Il demeura plus de dix ans dans cette région et fonda plusieurs chrétientés.
    En 1879, on lui confia le district de Nam-hoi, d'où le chassa la persécution de 1884. L'année suivante, il administra Fa-yun, et, deux ou trois ans plus tard, Poun-yu avec plusieurs autres sous-préfectures. Il fixa alors sa résidence aux portes de Canton, à côté du cimetière catholique, à To-kam-hang, village ruiné qu'il rebâtit et rendit prospère. En 1894, il obtint la conversion du village de Tsong-fa, composé de 150 habitants, et, en 1897, il compléta ses travaux dans ce village par l'établissement d'un presbytère et d'une chapelle. En 1898, il étendit ses conquêtes apostoliques dans le nord de Tsing-oun. Il mourut le 18 novembre 1901, au sanatorium de Béthanie à Hong-kong.
    Il avait, malgré sa vie active, continué d'étudier la théologie, et en 1892, au synode de Hong-kong, Mgr Chausse le choisit pour théologien. Il était fort généreux pour les autres et économe pour lui-même ; sa nourriture et celle de son domestique ne coûtait pas plus de 0,00 F 50 par jour.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1885, p. 64 ; 1887, p. 241 ; 1892, p. 146 ; 1894, p. 167 ; 1897, p. 117 ; 1898, p. 126 ; 1899, p. 156 ; 1901, p. 119. - M. C., iv, 1871-72, Soulèvement contre les Européens, p. 120.
    Hist. miss. Kouang-si, Tab. alph.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1902, p. 337.


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    • Numéro : 731
    • Année : None