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Joseph DELPON

[264]. DELPON, Joseph, confesseur de la foi, mort dans les prisons de Pékin, naquit dans le diocèse de Cahors le 19 avril 1754, entra prêtre au Séminaire des M.-E. le 24 novembre 1780, et partit le 11 décembre 1782 pour le Se-tchoan. La traversée fut fort rapide pour cette époque, puisque son vaisseau, Méduse, en quatre mois et demi atteignit Macao. Le missionnaire se rendit au Se-tchoan par le Kouang-si, et le 22 octobre 1783, il datait une de ses lettres de Kouy-lin, capitale de cette dernière province.
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    [264]. DELPON, Joseph, confesseur de la foi, mort dans les prisons de Pékin, naquit dans le diocèse de Cahors le 19 avril 1754, entra prêtre au Séminaire des M.-E. le 24 novembre 1780, et partit le 11 décembre 1782 pour le Se-tchoan. La traversée fut fort rapide pour cette époque, puisque son vaisseau, Méduse, en quatre mois et demi atteignit Macao. Le missionnaire se rendit au Se-tchoan par le Kouang-si, et le 22 octobre 1783, il datait une de ses lettres de Kouy-lin, capitale de cette dernière province. Après avoir étudié la langue à Tchong-king et dans les environs, il fut placé dans le district de Gan-io en 1784.
    Dès l'année suivante, 1785, la persécution ayant éclaté, les missionnaires furent recherchés ; pour éviter aux chrétiens des vexations de tout genre, Mgr de Saint-Martin, le coadjuteur du vicaire apostolique de Se-tchoan, pria M. Delpon de se livrer aux magistrats. Le missionnaire obéit aussitôt. Enfermé dans les prisons de Tchen-tou, conduit à Pékin, il fut jeté dans les cachots des criminels ordinaires ; il y mourut le 8 juillet 1785, et fut enterré avec un autre missionnaire du Se-tchoan, M. Devaut, mort dans la même prison cinq jours auparavant.
    Par les soins des Lazaristes, tous les deux furent déposés dans le cimetière Tcheng-fou-sse à Pékin, et le Bx Dufresse, qui s'y rendit après être sorti de prison, écrit : \ Ils sont placés l'un à côté de l'autre, dans deux caveaux construits en briques ; une même tombe de brique les couvre tous les deux, et leur épitaphe est aussi gravée sur la même pierre. " Ces tombes, comme celles des missionnaires qui se trouvaient dans ce cimetière, ont été violées par les Boxeurs en 1900. " Les ossements et les cercueils ont été brûlés et les cendres jetées au vent. "
    Notes bio-bibliographiques. - N. L. E., i, p. 382 ; ii, pp. 76, 100, 150, 164 et suiv., 185, 221 et suiv., 262 et suiv., 279, 296, 314 et suiv., 324, 445 et suiv. ; iv, pp. 174, 229 ; v, p. 20. - M. C., iv, 1871-72, Son tombeau, p. 469.
    Hist. gén. miss. cath., ii, 2e part., p. 648. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Lett. à l'év. de Langres, p. 208. - Pékin, Tombeau, pp. 228, 325. - La Salle des Mart. [édit. 1865], Tab. alph.


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    • Numéro : 264
    • Année : None