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jean joseph remi DELPECH

[1005]. DELPECH, Jean-Joseph-Remi, naquit le 2 (m) ou le 3 (é) octobre 1844 à Parizot (Tarn-et-Garonne), fit ses études au petit et au grand séminaire de Montauban. Il était sous-diacre quand il entra au Séminaire des M.-E. le 14 septembre 1867. Prêtre le 19 décembre 1868, il partit le 16 février 1869 avec sa destination pour la Cochinchine occidentale. Il s'initia à la langue annamite dans la chrétienté de Bien-hoa.
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    [1005]. DELPECH, Jean-Joseph-Remi, naquit le 2 (m) ou le 3 (é) octobre 1844 à Parizot (Tarn-et-Garonne), fit ses études au petit et au grand séminaire de Montauban. Il était sous-diacre quand il entra au Séminaire des M.-E. le 14 septembre 1867. Prêtre le 19 décembre 1868, il partit le 16 février 1869 avec sa destination pour la Cochinchine occidentale. Il s'initia à la langue annamite dans la chrétienté de Bien-hoa. Tantrieu, chrétienté d'environ 700 âmes fut le premier poste qu'il eut à diriger ; le second fut Cholon, la grande ville chinoise près de Saïgon, mais ne comptant guère que des chrétiens annamites. De concert avec les religieuses de Saint-Paul de Chartres, le missionnaire développa l'œuvre de la Sainte-Enfance, et bâtit une crèche pour recevoir les enfants abandonnés.
    En 1873, Mgr Colombert lui confia la paroisse de Thi-nghe, une vieille chrétienté, où les anciens vicaires apostoliques de la Cochinchine avaient trouvé asile au temps des persécutions, mais qui avait perdu quelque peu de sa ferveur. Il ramena l'ordre et la piété parmi ses 1250 catholiques. Il aida les religieuses de Saint-Paul de Chartres à établir un hôpital destiné aux indigènes, et construisit une chapelle à Cau-bong.
    En 1876, il passa à Tha-la, et deux ans plus tard à Mac-bac, une des paroisses les plus populeuses et les plus difficiles à administrer ; en 1885, il revint à Thi-nghe où il demeura le reste de sa carrière, et qu'il dota d'une belle église et d'un presbytère fort convenable. Il mourut à Saïgon le 29 février 1912. Son corps repose dans l'église paroissiale de Thi-nghe, devant l'autel de la Sainte Vierge. Il conduisait bien une paroisse, et savait se faire obéir par la persuasion autant que par l'autorité.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1897, p. 184 ; 1901, p. 164 ; 1905, p. 168. - A. M.-E., 1904, p. 110. - Sem. rel. Montauban, 1896, Conversion d'une protestante par la médaille miraculeuse, pp. 285, 303, 319, 335 ; 1912, Sa mort, p. 154.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1912, p. 419.


    • Numéro : 1005
    • Année : None