Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Alphonse Mariepierre daniel DARRIS

DARRIS Alphonse (1877-1939) [2648] DARRIS Alphonse, Marie, Pierre, Daniel, est né le 3 août 1877 à Ségoufielle, diocèse d'Auch (Gers). Il fit ses études primaires à Ségoufielle et ses études secondaires au Petit Séminaire d'Auch, puis il entra au Grand Séminaire d'Auch, où il fut tonsuré. Il entra, le 13 septembre 1898, au Séminaire des Missions Étrangères à Bièvres pour sa philosophie, puis à Paris pour sa théologie, et fut ordonné prêtre le 22 juin 1902.
Add this

    DARRIS Alphonse

    (1877-1939)


    [2648] DARRIS Alphonse, Marie, Pierre, Daniel, est né le 3 août 1877 à Ségoufielle, diocèse d'Auch (Gers). Il fit ses études primaires à Ségoufielle et ses études secondaires au Petit Séminaire d'Auch, puis il entra au Grand Séminaire d'Auch, où il fut tonsuré. Il entra, le 13 septembre 1898, au Séminaire des Missions Étrangères à Bièvres pour sa philosophie, puis à Paris pour sa théologie, et fut ordonné prêtre le 22 juin 1902.

    Il partit le 30 juillet pour la mission du Kouytchéou. Il passa par Hongkong, puis Shanghai et remonta le Fleuve Bleu. Quelque temps après, un petit bateau vapeur le déposa à Ichang, point terminus de la navigation à vapeur. De là une jonque chinoise, halée par des tireurs, l'amena à Chungking où il arriva en novembre 1903. Enfin, ce fut un voyage par voie de terre jusqu'à Kweiyang, après 15 jours de tribulations.

    Il se mit immédiatement à l'étude de la langue chinoise, et après 6 mois, il fut envoyé à Touchan comme vicaire de son compatriote M. Bacquet. L'année suivante, il fut nommé à Touyun comme curé. Au début, il fut très populaire, mais il devint l'objet de menaces, et fut obligé de se cacher comme un vulgaire malfaiteur. En 1906, il fut transféré à Tsen-Y, district le plus vaste et le plus important de la mission. Il resta là trois ans, obligé de faire de longues marches pour visiter ses chrétiens et secourir les malades.

    Puis, en juin 1909, il fut nommé à Tinfan, vaste district comportant une soixantaine de dessertes. Au cours de ses longues et pénibles marches, il fut souvent attaqué par des brigands, surtout une fois, où sa vie fut réellement en danger; mais il réussit à s'échapper sans trop de mal. Il fut le bon pasteur de son troupeau et avait un grand talent pour l'enseignement du catéchisme à ses paysans.

    Survint la Révolution chinoise. Il fut nommé à Kweiyang, curé de la paroisse Saint Louis, où il modernisa les écoles, s'occupa de la jeunesse catholique. Il fut aussi chargé des relations avec les autorités civiles locales, et dans ce poste, il réussit à maintenir les meilleures relations avec le gouvernement, en ces temps troublés et instables.

    Après la famine de 1925, M. Darris fut désigné par le gouvernement provincial pour aller porter des secours aux malheureux des régions de l'Est. Il profita de ces voyages pour parler de la doctrine chrétienne dans ce pays entièrement païen. Il réussit à amorcer des conversions, en plus d'un endroit.

    Quand il revint à Kweiyang, il céda la paroisse St Louis à un confrère et repartit vers l'Est, pour guider les Pères du Sacré Coeur d'Issoudun, qui venaient juste de s'installer dans cette région.

    Au bout de trois ans, de retour à Kweiyang, il prit un congé en France. L'année suivante, il revint à Kweiyang pour reprendre la paroisse St Louis jusqu'en 1937, où il devint aumônier des Religieuses.

    A Pâques 1939, désirant être rendu à la vie active, il fut envoyé à Ts'Ingay, où il rêvait de passer de longues années. Mais l'âge et une maladie d'entrailles le forcèrent à la prudence. En septembre, pendant l'absence de son vicaire parti faire sa retraite annuelle, il dut faire un long chemin pour visiter un malade dans les montagnes. Il fut surpris par le froid et la pluie, et au retour, il eut encore la malchance de glisser et de tomber dans une rizière. Il revint à l'évêché, fut bien soigné par un docteur chinois, et malgré le dévouement de nos Soeurs canadiennes, il ne put surmonter fièvre et dysenterie. Il rendit son âme à Dieu le 2 décembre 1939. C'était la veille de la fête de St François Xavier, patron des Missions. Le 5, le Père Derouineau, son successeur à la paroisse St Louis, chanta la messe des funérailles, en présence de deux évêques, des Pères, des Séminaristes et des chrétiens de trois paroisses de la ville de Kweiyang. M. Darris n'avait que 63 ans.



    Références bibliographiques

    AME 1902 p. 327. 1907 p. 222 (art). 226. 1922 p. 93 (art). 1926-27 p. 228. 229. 1930 p. 42. CR 1902 p. 302. 1903 p. 131. 1905 p. 103. 1906 p. 114. 1908 p. 114. 1909 p. 121. 1910 p. 120. 121. 405. 1911 p. 102. 1912 p. 152. 1915 p. 78. 1917 p. 62. 1921 p. 56. 1922 p. 66. 1925 p. 68. 1927 p. 65. 66. 1928 p. 71. 72. 1929 p. 93. 1930 p. 104. 1934 p. 78. 1936 p. 84. 317. 1939 p. 220. 290. 1940 p. 50. BME 1923 p. 314. 508. 510. 736. 799. photo p. 399. 1924 p. 570. 631. 731. 1926 p. 314. 508. 570. 631. 1927 p. 23 (art). 33. 35. 80 (art). 115. 143 (art). 209 (art). 252. 280 (art). 441. 511. 636. 695. photo p. 65. 257. 1928 p. 49. 434. 492. 562. 690. 1929 p. 48. 108. 145. 175. 176. 240. 482. 484. 682. 749. 629. 1930 p. 48. 115. 181. 489. 810. 1931 p. 64. 71. 160. 750. 1932 p. 44. 129. 373. 1933 p. 125. 618. photo p. 775. 1934 p. 290. 496. 712. 1935 p. 592. 660. 798. 802. 804. 1936 p. 51. 52. 1937 p. 26. 199. 358. 430. 513. 722. 796. 1938 p. 335. 490. 796. 1939 p. 127. 497. 756. 1940 p. 121. RHM 1926 p. 457. MC 1914 p. 304. 1915 p. 352. 1916 p. 40. 1917 p. 76. 1918 p. 99. 1939 p. 226. 227. EC1 N° 213. 221. 227. 414.



    • Numéro : 2648
    • Année : None