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Marie Georges CRESSONNIER

CRESSONNIER Marie-Georges (1908- 1968) [3511] CRESSONNIER Marie-Georges est né le 7 octobre 1908 à Neuville-sur-Auneuil (Oise) dans le diocèse de Beauvais. Il commença ses études à La Houssaye, à Beauvais, et suivit le cycle secondaire au Petit Séminaire Saint Lucien du diocèse (1920-1928). Il entra aux Missions Etrangères le 12 septembre 1928, d'abord à Bièvres (1928-1930) puis à Paris (1931-1934) où il fut ordonné prêtre le 1er juillet 1934.
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    CRESSONNIER

    Marie-Georges

    (1908- 1968)

    [3511] CRESSONNIER Marie-Georges est né le 7 octobre 1908 à Neuville-sur-Auneuil (Oise) dans le diocèse de Beauvais. Il commença ses études à La Houssaye, à Beauvais, et suivit le cycle secondaire au Petit Séminaire Saint Lucien du diocèse (1920-1928). Il entra aux Missions Etrangères le 12 septembre 1928, d'abord à Bièvres (1928-1930) puis à Paris (1931-1934) où il fut ordonné prêtre le 1er juillet 1934.

    Il reçut sa destination pour la Mission de Huê et s'embarqua le 16 septembre 1934. Arrivé à Huê le 20 octobre 1934, il étudia la langue d'abord à Cô vuu (de septembre 1934 à septembre 1935), puis dans la chrétienté de An-do-Dông (de septembre 1935 à avril 1936).

    De Pâques à juin 1936, il enseigna les lettres à l'Institut de la Providence, avant d'être nommé professeur au Petit Séminaire D'An-Ninh, puis à Dông-Hoi où il fut très apprécié (de juillet 1936 à mars 1945). Un accroc de santé l'avait fait hospitaliser, peu avant le \coup de force" des Japonais, le 9 mars 1945, au cours duquel tous les missionnaires furent assignés à résidence surveillée à Huê.

    Rappelé à Paris, il s'embarqua le 27 mai 1946 et fut nommé professeur à Beaupréau où il allait rester de 1946 à 1952.

    Sur sa demande, il repartit pour Huê, le 29 septembre 1952 et y fit un court stage de professorat à l'Institut de la Providence (du 15 octobre 1952 au 1er janvier 1953), puis, très désireux d'oeuvrer en paroisse, il fut nommé à My-Dinh comme curé (du 1er janvier 1953 au 11 décembre 1953) avant de devenir le curé de Sao-Cat (dans le Quang-Binh), gros village de pêcheurs, situé au Nord du 17ème parallèle (du 12 décembre 1953 au 27 juillet 1954).

    Les événements politiques allaient de nouveau infléchir sa destinée car les "Accords de Genève" de juillet 1954 autorisant les populations habitant au Nord du 17ème parallèle à se réfugier, si elles le désiraient, au Sud du même parallèle, l'ensemble du village de pêcheurs de Sao-Cat (près de Dông-Hoi)fut d'avis de "descendre" s'installer -sous le même nom de Sao-Cat (Moï)- au pied du Col des Nuages à Lang Cô (province de Thua-Thien). Le Père Cressonnier y donna la mesure de ses capacités de pasteur et d'organisateur pour faire de ce village improvisé, un modèle du genre : maisons bien alignées, autour du centre, formé par l'école, le dispensaire et une église "en dur", à l'épreuve des attaques aériennes. Quant aux problèmes de pêche, ils furent maîtrisés par l'achat de moteurs diesels, avec les deniers du curé (1954 -1964).

    Entre temps, il avait d'ailleurs reçu le mandat de Supérieur local qu'il exerça avec pertinence du 3 juillet 1957 au 23 août 1960. Au retour d'un court congé en France (du 28 février 1964 au 18 août 1964), il fut nommé curé de Lai-An dans le Gio-Linh, près de Dông-Hoi. Il y rebâtit le presbytère et regroupa les chrétiens dispersés. (1964-1966).

    En 1966, il fut chargé de diriger à Huê la "Maison de communauté" nouvellement louée. Il allait le faire avec beaucoup de tact et de vertu d'hospitalité, ouvrant, quand il le fallait, ses portes à des réfugiés sans logis.

    Dès son retour à Huê, il avait accepté de reprendre des cours de latin au Petit Séminaire, avec la même compétence qu'il avait montrée jadis, encourageant les séminaristes à beaucoup lire, en leur constituant une petite bibliothèque.

    Les événements politiques allaient mettre fin tragiquement à cette activité si bien équilibrée, au moment de l'offensive Viêt-Công du Têt Mâu Thân de février 1968. Rejoint à la Maison de communauté par le Père Poncet, curé de Khe-Sanh, il crut pouvoir profiter, le 13 février 1968, d'un semblant d'accalmie des combats pour visiter, dans le faubourg de Phu Cam, une communauté de religieuses dangereusement isolée. En compagnie du Père Poncet et d'un ami civil, ils trouvèrent la maison vide ; mais ils crurent bon de rapporter le Saint Sacrement dans un petit tabernacle fermé à clé.

    Le village, apparemment désert, renfermait des "tireurs isolés" qui n'hésitèrent pas à abattre les deux missionnaires -en soutane- dont les corps jonchèrent le sol, baignés dans leur sang (le 13 février 1968).




    Références biographiques
    AME 1934 p. 187. photo p. 282. CR 1934 p. 233. 1936 p. 159. 1953 p. 43. 1954 p. 40. 1958 p. 45. 1960 p. 49. 50. 1961 p. 49. 1962 p. 60. 1963 p. 74. 1964 p. 39. 1965 p. 68. 1966 p. 77. 79. 1967 p. 61. 62. 1968 p. 143. 1969 p. 64. BME 1951 p. 320. 1952 p. 706. 1953 p. 196. 583. 1954 p. 72. 786. 787. 1017. 1955 p. 342. 343. 1956 p. 357. 781. 1957 p. 550. 781. 1958 p. 59. 855. 1959 p. 278. 867. 1961 p. 862. Epi 1962 p. 793. 1964 p. 817. Enc. PdM. 10P4. EC RBac N° 152. 293. 446. 496. 525. 624. 654. 684. 740. 745. NS 6/C2. - 7P193. 200. - 8P240. 241. 242. - 14P439. - 24P304. 247./73. R. MEP 1963 N° 125 p. 44. 1961 p. N°118 p. 30. Echos. Miss. décembre 1942 p. 190. février 1944 p. 26. juin 1944.

    Notice nécrologique
    Mémorial 1961-1969 p. 94.

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    • Numéro : 3511
    • Année : None