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Henri COTTO

[ 3470 ] COTTO Henri Missionnaire Pakhoi - Tamatave (Madagascar) --------- Henri COTTO naquit le 19 septembre 1908, à Marseille, paroisse Notre-Dame de Jérusalem, diocèse de Marseille, département des Bouches-du-Rhône. Il fit ses études à l'école Victor Hugo, à Marseille, sans passer par le petit séminaire; En 1925 et 1926, pendant deux ans, il suivit des cours particuliers chez lui. En octobre 1926, il se dirigea vers le grand séminaire de Marseille où il reçut la tonsure, et le 29 juin 1928, les premiers ordres mineurs.
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    [ 3470 ] COTTO Henri

    Missionnaire

    Pakhoi - Tamatave (Madagascar)

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    Henri COTTO naquit le 19 septembre 1908, à Marseille, paroisse Notre-Dame de Jérusalem, diocèse de Marseille, département des Bouches-du-Rhône. Il fit ses études à l'école Victor Hugo, à Marseille, sans passer par le petit séminaire; En 1925 et 1926, pendant deux ans, il suivit des cours particuliers chez lui. En octobre 1926, il se dirigea vers le grand séminaire de Marseille où il reçut la tonsure, et le 29 juin 1928, les premiers ordres mineurs.

    Le 7 septembre 1930, il entra au séminaire des Missions Etrangères. Il reçut les seconds ordres mineurs, le 29 juin 1931. Sous-diacre le 27 septembre 1931, diacre le 19 décembre 1931, ordonné prêtre le 29 juin 1932, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique de Pakhoi, (Bei-hai) qu'il partit rejoindre le 18 septembre 1932. Il s'embarqua à Marseille le 23 septembre 1932, à bord du \Général Metzinger".

    Dès son arrivée à Pakhoi, de novembre 1932 à janvier 1935, M.Cotto étudia la langue chinoise tout en étant professeur et préfet de discipline au séminaire. Ensuite, il fut envoyé dans l'immense district de Yam-chow qu'il parcourut pendant deux mois, puis, il remplaça M.Sonnefraud au poste de Tchouk-san et à la tête du district des "Cent-Mille-Monts" sur la frontière du Tonkin. Il y lança la Croisade Eucharistique, patronage et action catholique. ainsi qu'une bibliothèque populaire, une schola, et des groupes sportifs. Un séminariste, Nicolas Lay, originaire de Tchouk-san, fut ordonné prêtre à Penang, le 3 décembre 1936.

    En 1936, M.Cotto proposa à M.Rossillon fatigué, la petite chrétienté de Komping où, le 14 avril 1937, fut bénite une nouvelle église, la huitième. Lors des persécutions, Komping fut un lieu de refuge pour les missionnaires du Tonkin; enclave appartenant autrefois au Viêtnam, elle fut cédée à la Chine après la guerre du Tonkin en 1885.

    En juillet 1938, Mgr. Pénicaud nomma M. Cotto à Limkong, au nord est de Pakhoi, en remplacement de M.Boulay, parti à Hong-Kong. En février 1939, une épidémie de peste se déclara dans ce district, puis les bombardements de l'aviation japonaise y firent de nombreuses victimes et causèrent de gros dégâts. En 1945, M. Cotto, arrêté, relâché, poursuivi de nouveau par les japonais se réfugia à Fachow où la mission fut pillée et brûlée. Revenu malade dans un village proche de Limkong, il ne fut sauvé que par l'arrivée inespérée d'un médecin américain.

    En décembre 1945, M. Cotto fut chargé de l'île de Wai-chow, dans le golfe du Tonkin, à 50 kms au sud de Pakhoi. Il réussit à faire renaitre cette chrétienté, en ouvrant école, dispensaire, classes de catéchistes en de nombreux endroits. En 1940, dans cette île occupée par l'armée japonaise, furent massacrés MM.Castiau et Sonnefraud. M. Cotto transporta leurs ossements au cimetière chrétien et y fit élever un monument commémoratif.

    En février 1947, M. Cotto fut nommé vicaire général, procureur, et curé de Pakhoi. Le 26 août 1947, lors du départ de Mgr. Deswazière comme administrateur apostolique de Canton, il devint supérieur de la mission et administrateur du diocèse. En ces temps difficiles, M.Cotto prouva son courage devant les épreuves. En effet, dans la nuit du 17 au 18 décembre 1947, des bandes communistes enlèvèrent MM. Pinsel et Barreau à Limkong. Dès 1948, outre la guerre civile en Chine, la proximité de l'Indochine favorisait le va-et-vient de communistes chinois et viêtnamiens; le marasme économique donna lieu à des émeutes; ainsi, dans la nuit du 19 au 20 novembre 1948, plusieurs incidents éclatèrent dans le district de la Sainte Trinité.

    Mais, le 16 octobre 1949, M. Cotto eût aussi la joie de recevoir deux jeunes missionnaires MM. Pallier et Kermarrec. Les grandes épreuves commencèrent à partir de 1950: demande d'évacuation de l'évêché pour y installer le préfet régional, interdictions de toutes sortes, enquêtes, et le 11 août 1951, sous les insultes de la foule, obligation de déterrer les cadavres des enfants morts à l'orphelinat. Puis, ce fut une succesion d' interrogatoires et tracasseries sans fin. Du 19 au 31 août 1951, les missionnaires furent concentrés dans la cathédrale. Après un jugement populaire long et sévère, en décembre 1952, M. Cotto fut expulsé et arriva à Hong-Kong, la veille de Noël 1952, puis il partit se reposer en France.

    Le 17 juillet 1953, suite à la demande de Mgr le Délégué apostolique à Madagascar et des évêques de ce pays, M. Cotto s'embarqua à bord du "Pierre Loti" pour cette grande île, où il arriva le 8 août 1953; Mgr. le Breton, évêque de Tamatave l'herbergea dans sa propre résidence, et lui accorda toutes facilités pour son ministère auprès de la communauté chinoise. Le 17 août 1953, fut fondé le Centre Catholique Chinois (C.C.C.), qui fonctionna dans bâtiments de l'évêché pendant la première année, puis, le 5 septembre 1954, se transporta au 5, rue Ile de France, assez près du Centre ville de Tamatave, face à un parc tranquille. Ce Centre qui se fixa en cette ville, en raison du fait que la majorité des chinois venaient y faire et parfaire leurs études, fut inauguré le 26 septembre 1954. Outre ses activités scolaires et spirituelles auprès des jeunes, ce centre organisa aussi la visite des communautés chinoises de toute l'île. Par arrêté paru au Journal Officiel de Madagascar, le 7 mai 1955, le Centre Catholique Chinois fut reconnu officiellement comme Association ayant un double but: culturel et religieux auprès des Chinois et Métis chinois de Madagascar. M.Cotto en fut le président-fondateur. En 1961, son statut, mis au point fut approuvé lors d'une assemblée de l'épiscopat de Madagascar.

    En 1962, M.Cotto fit un séjour de 20 jours en France, à l'occasion des fêtes du tricentenaire de la Société des Missions Etrangères, comme représentant de Madagascar.

    En 1963, le centre chinois dirigé par M.Cotto se présentait essentiellement comme un ensemble scolaire composé de bâtiments sans étages dont deux mesuraient 60 m. et deux autres 50 m. de long. C'était la plus vaste école de la région qui recevait alors 360 élèves dont 185 internes. En 1966, le centre ouvrit ses portes à des élèves malgaches, créoles et français. L'effectif total était cette année là, de 424 élèves. En 1970, M. Cotto posa le problème de la pastorale pour les chinois et de leur place dans l'église locale. Ceux-ci n'eurent jamais de paroisse particulière.

    En 1972, en raison des évènements politiques et de la "malgachisation" imposée par le gouvernement, M. Cotto transforma le collège du Centre Chinois en lycée Franco-chinois dépendant de l'Université d'Aix-Marseille. Vers 1975, le lycée comptait près de neuf cents élèves. M. Cotto y garda sa résidence; il en assura l'aumônerie et tout en restant vicaire à la cathédrale de Tamatave, continua la visite des communautés chinoises de la région de Tamatave. Il se préoccupa du problème des métis chinois.

    Après un bref congé en France, du 26 octobre 1977 au 4 décembre 1977, M.Cotto reprit son travail au Centre Catholique Chinois, et aida de diverses manières, les chinois de la diaspora que les évènements de 1972 avaient obligés à quitter l'île. En août 1981, et en août 1982, il parcourut le midi de la France, se rendit au Québec où pendant un mois, il visita les chinois installés dans ces pays d'accueil. Il revint en France du 30 juin 1984 au 12 septembre 1984. En1985, il reçut à Tamatave la visite de plusieurs délégations officielles chinoises envoyées par le gouvernement de Pékin, et celle du nouvel Ambassadeur chinois à Madagascar.

    Du 12 février 1986 au 12 mai 1986, il se rendit dans les communautés chinoises de France, puis, tout en continuant de s'occuper des chinois fixés en diverses régions de France, il se retira à Lauris, le 13 août 1986. C'est là qu'il décéda le 17 octobre 1988.


    Juin 1998

    Bibliographie:

    "La Croix dans la Tempête", 64 pages, Nazareth 1953


    Références bio-bibliographiques

    AME 1932 p. 246. photo p. 241. 1935 p. 243. CR 1932 p. 311. 1933 p. 111. 1934 p. 111. 1935 p. 107. 1936 p. 101. 1937 p. 101. 1940 p. 61. 1947 p. 41. 42. 1948 p. 58. 197. 1949 p. 67. 1950 p. 51. 1951 p. 32. 1952 p. 28. 29. 1953 p. 29. 30. 1954 p. 31. 32. 1957 p. 82. 1958 p. 88. 1960 p. 93. 1961 p. 93. 1963 p. 114. 115. 1965 p. 145. 1966 p. 92. 1967 p. 146. 1968 p. 189. 1969 p. 160. 164. 1974-76 p. 215. 217. 218. AG80-81 p. 225. 226 - AG82 p. 221. 241ss - AG85 p. 254ss. BME 1930 p. 757. 1932 p. 722. 858. 969. 1933 p. 128. 782. 1935 p. 196. 516. 1936 p. 127. 204. 895. 1937 p. 50. 437. 800. 1938 p. 118. 258. 475. 619. 692. 1939 p. 202. 353. 656. 1940 p. 346. 495. 692. 1941 p. 416. 477. 478. 1948 p. 38. 41sq. 184. 316sq. 1949 p. 180. 304. 644. 779. 780. 1950 p. 450. 628. 744. 1951 p. 123. 124. 577. 644. 703. 704. 1952 p. 501. 502. 770. 771. 1953 p. 61. 414. 627. 723. 1954 p. 380. 1139. 1140. 1144. 1955 p. 160. 162. 269. 661. 662. 919. 1007. 1956 p. 271. 459. 522. 523. 526. 802sq. 1089. 1957 p. 380. 661. 1958 p. 557. 1959 p. 747. 1961 p. 320. 951. EPI 1962 p. 96. 1963 p. 887. 1964 p. 279. 280. 550. 551. Enc.PdM 13P1. 2. MDA 1953 p. 32. 1954 p. 170. 1956 p. 88. Hir n° 188. 195. 196. 203/5. EC1 N° 247. 252. 504. 505. 507. 530. 537. 539. 543. 565. 705. 738. EC2 N° 1P4. 79P310 - 94P91 - 109P213 - 113/C2 - 115/C2 - 124P333A - 136/C2 - 145P302. 303 - 178P660ss - 180/17 - 189/C2 - 191/8ss - 205/C2 - 205/124ss. - 208/C2 - 210/C2 - 217/140. Zhong : 3/81. 7/82. La Croix : 3/7/1952. 8/1/1953.


    Mémorial COTTO Henri page 3
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    • Numéro : 3470
    • Année : None