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Jean Pierre CORNIC

[ 3704 ] CORNIC Jean-Pierre, Marie Missionnaire Moukden - Osaka - Hualien - Kobé --------------- Jean-Pierre, Marie CORNIC naquit dans une famille rurale, le 28 décembre 1913, à Cast, diocèse de Quimper, département du Finistère. Après ses études primaires à Cast, il entra au petit séminaire de Pont-Croix (Institution Saint Vincent), où il parcourut tout le cycle des études secondaires jusqu'à la philosophie inclusivement..
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    [ 3704 ] CORNIC Jean-Pierre, Marie

    Missionnaire

    Moukden - Osaka - Hualien - Kobé

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    Jean-Pierre, Marie CORNIC naquit dans une famille rurale, le 28 décembre 1913, à Cast, diocèse de Quimper, département du Finistère. Après ses études primaires à Cast, il entra au petit séminaire de Pont-Croix (Institution Saint Vincent), où il parcourut tout le cycle des études secondaires jusqu'à la philosophie inclusivement..

    Le 25 avril 1934, il fit une demande d'entrée au séminaire des Missions Etrangères; admis le 3 mai 1934, il se présenta à Bièvres le 13 septembre 1934. Du mois d'avril 1935 à la fin d'octobre 1936, il fit son service militaire, puis continua ses études écclésiastiques. Ordonné sous-diacre en juin 1939, il fut mobilisé dès le mois de septembre 1939 et affecté à une unité basée dans les environs de Langres (Haute-Marne). Ordonné diacre le 17 février 1940, à Langres, il reçut le sacerdoce à Orges, non loin de Langres, le 10 mars 1940.

    Fait prisonnier, il fut amené, en octobre 1940, en Allemagne où il travailla dans une ferme. Pendant sa captivité, il contracta le typhus. Mal soigné, rapatrié en octobre 1942, il séjourna dans sa famille; remis sur pied, il revint au séminaire, le 1er octobre 1943. Il fut alors envoyé à Bourges où il exerça le ministère. Le 13 septembre 1944, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique de Moukden. Agrégé à la Société des Missions Etrangères, le 15 septembre 1944, il partit, de fait, rejoindre sa mission, le 15 octobre 1946.

    Arrivé en mission, M. Cornic se mit à l'étude de la langue chinoise avec ardeur, durant huit mois, à l'école de langue de Pékin, dirigée par les Franciscains. Il s'acquit la réputation d'être fort en caractères chinois. En juillet 1947, il gagna sa mission et, tout en poursuivant ses études de langue, il fut nommé professeur au grand séminaire de Moukden. En effet, le séminaire central des Missions de Mandchourie, situé à Tch'ang Tch'ouen (ex-capitale du Mandchoukouo, sous le nom de Sinking) ayant été obligé de fermer ses portes, un séminaire fut ouvert à Moukden, au printemps de 1947.

    En 1948, en raison de la famine qui sévissait, et en prévision de l'invasion communiste, M.Vérineux, supérieur de la mission, décida d'évacuer les séminaristes. M.Cornic devint \socius" de M.Pérès, puis curé de trois paroisses nouvellement fondées en banlieue nord de Moukden. Le 1er novembre 1948, cette ville tomba aux mains des communistes. Tous les missionnaires qui s'y trouvaient dont M.Cornic furent concentrés et détenus à l'évêché. Enfin, expulsés, ils arrivèrent à Hong-Kong le 22 octobre 1951.

    En novembre 1951, M.Cornic fut affecté au diocèse d'Osaka,au Japon, où il arriva le 21 janvier 1952. Après avoir étudié avec ardeur le japonais, il devint aumônier du sanatorium du Christ-Roi, à Nishinomiya, non loin de Kobé.

    Le 19 octobre 1949, dans la cathédrale de Moukden, Mgr. André Vérineux reçut la consécration épiscopale des mains de Mgr. Gaspais, et devint premier titulaire du nouveau diocèse d'Yingkow. Vers octobre 1952, le Saint-Siège confia à la Société des Missions Etrangères la nouvelle Préfecture Apostolique de Hwalien (Hualien), dans l'île de Formose (Taiwan) et nomma Mgr. Vérineux administrateur apostolique de cette mission. Celui-ci fit appel à M.Cornic qui connaissait le chinois et le japonais.

    Le 30 octobre 1954, M. Cornic arriva à Hualien, et deux jours après, il prit possession du poste de Tienpu, près de la ville de Hualien. Il s'occupa des Amitsu qui parlaient japonais. Trouvant la résidence trop humide, il s'installa dans la sacristie qui était surélevée. Le 8 mars 1955, il subit dans des conditions défectueuses, l'ablation de l'appendice, ce qui le contraignit à prendre du repos. Sa santé ne s'améliorant pas, il repartit pour le Japon le 6 juillet 1955, fort regretté de ses chrétiens qui appréciaient fort ses sermons et ses catéchismes.

    De retour au Japon, M.Cornic fut nommé dans l'île de Awaji où il n'y avait que 24 chrétiens. Un terrain y avait été acheté, mais tout était à installer. Logé à Sumoto à l'étage d'une maison servant aussi de lieu de culte, il se montra peu soucieux de sa santé. A son retour de congé, en octobre 1956, M.Unterwald fut chargé de Awaji. En juillet 1957, M.Cornic fut envoyé chez M. Froidevaux, à Takatori, pour assurer pendant le congé de ce dernier, le service de cette paroisse et de celle de Suma. A Tarumi, il s'occupa des religieuses du Carmel Apostolique de la Charité et des élèves de leur collège réputé. En février 1958, au retour de M. Froidevaux, M.Cornic prit en charge la paroisse de Suma où travaillaient les soeurs des Missions Etrangères. Il y construisit église et résidence, style chalet suisse, installant sa couchette dans le grenier. L'ensemble fut bénit le dimanche 4 décembre 1960.

    En janvier 1961, M. Cornic fut envoyé à Amagasaki chez M. Mugica; en août 1962, il revint comme vicaire à Takatori. A partir de janvier 1963, présent à Takatori pour le service du dimanche, il habita dans une petite maison chez les Soeurs du Carmel de la Charité dont il devint l'aumônier. Le 15 janvier 1968, M.Cornic nommé aumônier des Soeurs de la Charité de Nevers, et de l'hôpital du Gyokokai (Lumière du matin), à Mino. fut chargé du soin spirituel du centre de Kitahara qui hébergeait des personnes âgées. Il resta dans ce poste jusqu'à la fin de ses jours, poursuivant sa vie d'ermite sur les collines de Minoo. En effet, "son tyle de vie, joignant le détachement de la pauvreté au souci de scruter les Ecritures fut une interpellation constante pour ceux qui l'approchaient et une invitation tacite à se libérer de tout ce qui n'est pas essentiel "

    Le 10 mai 1986, il fut impossible à M.Cornic d'aller célébrer la messe. Les Soeurs le trouvèrent assis sur une chaise, souffrant terriblement. Il demanda une piqûre pour calmer sa douleur. On le transporta à l'hôpital Gratia, non loin du Gyôkôkai. Vers 11 heures, ce 10 mai 1986, M. Cornic perdit connaissance, et il s'éteignit en début d'après midi du même jour, victime d'un infarctus. Ses obsèques, présidées par Mgr.Yasuda, archevêque d'Osaka eurent lieu à Kobé, le lundi 12 mai 1986. M. Waret, supérieur régional prononça l'homélie. M. Cornic repose dans le cimetière des Européens à Kobé.

    Références bibliographiques

    CR 1947 p. 125. 1948 p. 14. 1951 p. 21. 1961 p. 29. 1963 p. 48. 1964 p. 20. 1965 p. 35. 36. 1966 p. 35. 36. 1967 p. 29. 1968 p. 122. 135. 1969 p. 21. 22. 1974-76 p. AG80-81 P.41. 47 - 80-82 p. 35 - 85P40. BME 1948 p. 9. 116. 1950 photo p. 190. 1951 p. 707. 780. 1952 p. 48. 129. 255. 1953 p. 186. 1954 p. 1010. 1124. 1955 p. 38. 39. 40. 137. 339. 454. 777. 892. 899. 991. 1076. 1956 p. 774. 775. 884. 1064. 1957 p. 46. 47. 349. 627. 845. 1958 p. 64. 168. 355. 362. 447. 1960 p. 160. 1961 p. 140. 217. 299. EPI 1962 p. 201. 927. Enc. PdM. 1P2. R.MEP 1963 n°125 p. 45. Hir n°185/1. MDA 1948 p. 126. photo p. 28. EC1 N° 290. 410. 426. 437. 449. 507. 508. NS. 8P235 - 187/246 - 208/C2.

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    • Numéro : 3704
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