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Jules CONTE

CONTE Jules (1864-1919) [1801] CONTE Jules, François, naquit le 4 août 1864, à Villefranche de Rouergue, paroisse Notre-Dame, diocèse de Rodez (Aveyron). Le 5 septembre 1884, il entra laïque au Séminaire des Missions Étrangères. Tonsuré le 26 septembre 1885, minoré le 23 septembre 1886, sous-diacre le 24 septembre 1887, diacre le 25 février 1888, il fut ordonné prêtre le 8 juillet 1888, et reçut sa destination pour le vicariat apostolique du Cambodge (Phnom Penh) qu'il partit rejoindre le 14 novembre 1888.
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    CONTE Jules

    (1864-1919)


    [1801] CONTE Jules, François, naquit le 4 août 1864, à Villefranche de Rouergue, paroisse Notre-Dame, diocèse de Rodez (Aveyron).
    Le 5 septembre 1884, il entra laïque au Séminaire des Missions Étrangères. Tonsuré le 26 septembre 1885, minoré le 23 septembre 1886, sous-diacre le 24 septembre 1887, diacre le 25 février 1888, il fut ordonné prêtre le 8 juillet 1888, et reçut sa destination pour le vicariat apostolique du Cambodge (Phnom Penh) qu'il partit rejoindre le 14 novembre 1888.

    M. Conte arriva dans sa mission le 18 décembre 1888. Mgr. Marie-Laurent Cordier l'envoya apprendre la langue vietnamienne à Soai-Rieng (Trabek), chez M. Combes, qui avait fondé ce poste vers 1879, et l'avait relevé de ses ruines en 1886. Après quelques semaines de vie commune, M. Conte fut installé près de la frontière cochinchinoise, dans la chrétienté de Talok, détruite lors des événements de 1885, et restaurée en 1887 par M. Combes. En travaillant avec ardeur, le jeune missionnaire se mit à l'étude de la langue, et parvint à la posséder et à la parler convenablement. À la fin de l'année 1889, appelé comme professeur au Séminaire de Culaogieng, il y demeura deux ans.

    En 1891, il passa à Rach-Gia où l'administration locale mal disposée lui créa des ennuis. En 1892, le district de Nang-gu, composé de sept chrétientés lui fut confié. Malgré les tracasseries que ses néophytes durent subir, il installa la nouvelle chrétienté de Cai-Tat, et y éleva une église. En 1895, il construisit une église à Cai-Dam et acheva celle de Thi-Dam. En 1897, pour obvier à l'émigration des familles catholiques de son district, il fit creuser trois canaux qui permirent la culture du riz flottant qu'il introduisit dans la région. Il s'occupa de l'instruction des enfants, confiant ses écoles aux religieuses de Culaogieng. L'oeuvre de la Sainte Enfance fut une de ses priorités apostoliques. Avec beaucoup de sens pratique, il développa les ressources matérielles de son district.

    La maladie l'obligea à rentrer en France, où il arriva le 8 juin 1908. Sa santé rétablie, il repartit au Cambodge, en 1909. M. Unterleidner lui ayant succédé à Nang-gu, M. Conte fut nommé chef du district de Ben-Dinh, fondé dans la première moitié du XIXè siècle, et comptant cinq chrétientés, totalisant environ trois mille chrétiens. Vers 1911, il dota la petite chrétienté de Bên-Xiêu, fondée vers 1870, d'une chapelle solide et élégante.

    Ayant travaillé pendant six ans dans le district de Ben-Dinh, il alla refaire sa santé au sanatorium de Béthanie à Hong-Kong où il séjourna durant quelques mois. À son retour, on lui confia le poste de Long-Xuyên, sorte de carrefour pour les lignes de bâteaux, et lieu de passage pour les missionnaires. Ainsi, M. Conte eût souvent l'occasion de donner une hospitalité simple, franche, large et cordiale à ses confrères.

    Le dimanche 16 novembre 1919, à six heures du matin, ses chrétiens réunis pour les prières, ne le voyant pas descendre pour célébrer la messe, montèrent dans ses appartements, et le trouvèrent étendu sans connaissance au pied de son lit. M. et Mme Duvillard, voisins du presbytère, lui donnèrent les premiers soins, et M. Arvieu les derniers sacrements; ce même jour, à 10h30, M. Conte rendit son âme à Dieu.

    Ses obsèques, présidées par M. Herrgott, eurent lieu le lendemain 17 novembre 1919, à sept heures. M. Conte avait manifesté le désir de reposer au cimetière de Nang-gu; sa dépouille mortelle y fut transportée le soir même.



    Références biographiques

    AME 1889 p. 35. 1913 p. 263. 301. 304. 307. 314. 1919-20 p. 335. CR 1892 p. 193. 1894 p. 228. 1895 p. 234. 1896 p. 242. 1897 p. 199. 1898 p. 186. 1902 p. 208. 1904 p. 201. 1911 p. 186. 1920 p. 130. 1923 p. 254. 255. 1936 p. 163.

    • Numéro : 1801
    • Année : None