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Jean Pierre COMBES

[574]. COMBES, Jean-Pierre, le premier apôtre des sauvages Bahnars, vint au monde au hameau des Pradels, commune de Rouairoux (Tarn), le 28 juin 1825. Il était sous-diacre quand il arriva au Séminaire des M.-E. le 17 septembre 1847. Prêtre le 17 juin 1848, il partit le 6 septembre suivant pour la Cochinchine orientale. Pendant le voyage de Singapore en Cochinchine, la jonque qui le portait fut attaquée six ou sept fois par les pirates, et le missionnaire reçut un coup de sabre au bras.
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    [574]. COMBES, Jean-Pierre, le premier apôtre des sauvages Bahnars, vint au monde au hameau des Pradels, commune de Rouairoux (Tarn), le 28 juin 1825. Il était sous-diacre quand il arriva au Séminaire des M.-E. le 17 septembre 1847. Prêtre le 17 juin 1848, il partit le 6 septembre suivant pour la Cochinchine orientale. Pendant le voyage de Singapore en Cochinchine, la jonque qui le portait fut attaquée six ou sept fois par les pirates, et le missionnaire reçut un coup de sabre au bras.
    Peu après son arrivée, en 1850, il fut envoyé, avec le diacre Do, chez les sauvages Bahnars. Les deux voyageurs étant revenus en déclarant les routes à peu près impossibles, Mgr Cuenot les réexpédia immédiatement. Ils se fixèrent d'abord à Ko-lang, puis à Kon-ko-xam. Leurs misères physiques et morales furent extrêmement pénibles : souffrant d'une fièvre presque continuelle, du manque fréquent de nourriture et de l'hostilité des habitants.
    En 1851, Combes fut nommé supérieur de cette partie de la mission avec le titre de provicaire ; en 1853, il convertit et baptisa un chef sauvage Hmur, qui s'était fait le protecteur des ouvriers apostoliques. Il composa en bahnar un petit catéchisme, et traduisit dans la même langue les prières du matin et du soir. En 1857, Mgr Cuenot le rappela en Annam pour en faire son coadjuteur. Mais, quelques heures après avoir reçu cette nouvelle, le missionnaire mourait à Kon-ko-xam. C'était le 14 septembre 1857 selon M. Dourisboure, et le 15 septembre selon Mgr Cuenot.
    \ Si je pouvais avant de mourir, avait-il souvent répété, avoir le bonheur de baptiser cinq adultes ! " Dieu l'avait exaucé. Sans parler d'un certain nombre d'enfants d'infidèles qu'il avait régénérés, et de deux vieillards qu'il avait convertis sur leur lit de mort, il avait donné le baptême à 34 adultes. Au moment de sa mort, il préparait 23 catéchumènes.
    Son intelligence égalait son courage qui était grand ; son jugement était sûr et sa piété solide. " Après de longues années, écrivait M. Dourisboure en 1870, nos sauvages, dont toutes les impressions sont pourtant si éphémères, vont encore prier quelquefois sur le tombeau de M. Combes. "
    Notes bio-bibliographiques. - A. P. F., xxvii, 1855, p. 405.
    Les Sauv. Bahn., pp. 10, 232 et suiv., 308. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - La Coch. rel., ii, p. 147.


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    • Numéro : 574
    • Année : None