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julien nicolas CLERC

[1032]. CLERC, Julien-Nicolas, né le 14 décembre 1844 à Fresnes-sur-Apance (Haute-Marne), fit ses études au petit séminaire de Langres. Il entra laïque au Séminaire des M.-E. le 23 août 1866. Pendant les heures de loisir que lui laissaient ses études, il s'occupa des archives sous la direction de M. Rousseille ; il se dévoua à ce qu'on appelait \ l'Œuvre des carrières ", qui consistait dans la visite hebdomadaire (le mercredi, jour de congé) par quelques aspirants, des ouvriers travaillant dans les carrières de Meudon."
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    [1032]. CLERC, Julien-Nicolas, né le 14 décembre 1844 à Fresnes-sur-Apance (Haute-Marne), fit ses études au petit séminaire de Langres. Il entra laïque au Séminaire des M.-E. le 23 août 1866. Pendant les heures de loisir que lui laissaient ses études, il s'occupa des archives sous la direction de M. Rousseille ; il se dévoua à ce qu'on appelait \ l'Œuvre des carrières ", qui consistait dans la visite hebdomadaire (le mercredi, jour de congé) par quelques aspirants, des ouvriers travaillant dans les carrières de Meudon. Ordonné prêtre le 22 mai 1869, il fut envoyé le 3 août suivant au Se-tchoan méridional.
    Après un séjour de deux ans à Su-tcheou fou, il fut placé à la tête du district de Lou tcheou, où il resta treize ans. Il acheta un assez vaste terrain, construisit un bel oratoire, réinstalla deux écoles, et en établit même une pour les filles païennes que dirigèrent des vierges chrétiennes. Nommé provicaire par Mgr Lepley dès 1875, il sut en 1876 conjurer le pillage dont sa paroisse était menacée ; en 1884, il fonda un hospice. L'année suivante, pendant une épidémie de fièvre typhoïde qui fit, dit-on, plus de 10 000 victimes à Lou tcheou, il fut atteint par le fléau. Il voulut cependant aller administrer les sacrements aux mourants. Epuisé par ce dernier effort, il tomba pour ne plus se relever, et mourut le 22 mai 1885 à Lou tcheou.
    Il avait fait preuve, dans son administration, d'une rare prudence, en même temps que d'une grande activité et d'une parfaite régularité. Il parlait et écrivait bien le chinois, était versé dans la littérature, et pouvait rivaliser avec de bons lettrés pour la composition de certaines pièces.
    Bibliographie. - Seize ans en Chine. Lettres du P. Clerc, provicaire du Su-tchuen méridional, recueillies et publiées par Jules Viard. - René Haton, éditeur, 35, rue Bonaparte, Paris, 1887, in-12, pp. viii-363.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1877, p. 13 ; 1883, p. 48 ; 1890, p. 67 ; 1891, p. 90 ; 1910, p. 93 ; 1911, p. 299. - M. C., ix, 1877, p. 372 ; xx, 1888, p. 444. - A. M.-E., 1909, p. 34. - Sem. rel. Langres, 1866, p. 159 ; 1869, p. 73 ; 1870, p. 147 ; 1885, p. 634.
    Hist. miss. Kouy-tcheou, Tab. alph. - Hist. miss. Thibet, Tab. alph.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1885, p. 202.


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    • Numéro : 1032
    • Année : None