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Léon Antoine Germain ( Anthony ) CLAUZET

CLAUZET Léon (1875-1917) [2383] CLAUZET Léon, Antoine, Germain, est né le 9 octobre 1875 à Bouriannes, paroisse de Jaleyrac, diocèse de Saint Flour (Cantal). Il fit ses études au collège de Mauriac, puis au Petit Séminaire de Pléaux. Il entra au Grand Séminaire de Saint Flour en octobre 1894. Il voulait être missionnaire, alors il entra aux Missions Étrangères, le 24 septembre 1896. Il fut ordonné prêtre le 26 juin 1898 et partit pour la mission de Canton le 3 août suivant.
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    CLAUZET Léon

    (1875-1917)


    [2383] CLAUZET Léon, Antoine, Germain, est né le 9 octobre 1875 à Bouriannes, paroisse de Jaleyrac, diocèse de Saint Flour (Cantal). Il fit ses études au collège de Mauriac, puis au Petit Séminaire de Pléaux. Il entra au Grand Séminaire de Saint Flour en octobre 1894. Il voulait être missionnaire, alors il entra aux Missions Étrangères, le 24 septembre 1896. Il fut ordonné prêtre le 26 juin 1898 et partit pour la mission de Canton le 3 août suivant.

    Mgr. Chausse, vicaire apostolique de Canton, envoya le jeune missionnaire à Shinhing, pour apprendre le chinois et s'initier au ministère, d'abord comme vicaire du Père P.C Robert, puis comme curé.

    Le district de Shinhing était une des plus vieilles chrétientés du Kuangtong, et sans doute de la Chine tout entière : sa fondation par le célèbre Jésuite Mathieu Ricci remonte à 1573. Le district comptait en 1898, environ 1.100 baptisés. En raison du zèle du Père Clauzet et de la paix revenue dans le pays après le mouvement des Boxeurs, les conversions affluèrent. En dix ans, le nombre des chrétiens s'éleva à 1.800. Il réussit à bâtir des oratoires dans diverses chrétientés éloignées, et, dans la ville même, un presbytère et la belle chapelle de St Antoine. Pendant son séjour de 10 ans à Shinhing, le Père Clauzet eut à souffrir de l'emprisonnement et la condamnation injuste de son fidèle catéchiste, dénoncé par jalousie. Il fut un bon pasteur, veillant attentivement sur ses brebis. Il organisait de belles cérémonies, souvent aidé par ses confrères venus le voir. Il eut presque toujours près de lui un jeune missionnaire, que le vicaire apostolique lui envoyait pour s'initier, à son école, au ministère de la mission.

    M. Clauzet fut le dernier prêtre français des Missions Étrangères qui ait administré Shinhing, car, en 1908, Rome opéra une division de diocèses : Mgr. Merel, vicaire apostolique de Canton, nomma le Père Clauzet membre de son Conseil épiscopal et supérieur du collège du Sacré Coeur. Il commença à organiser ce nouveau collège, et à lui donner des bases financières solides. Il réussit à surmonter le virus de la politique, qui s'introduisait parmi les étudiants, par une main de fer dans un gant de velours. Dès février 1908, il fit appel aux Petits Frères de Marie, qui, avec l'aide de quelques professeurs laïques bien sélectionnés, devinrent de précieux collaborateurs du supérieur. Le niveau des études s'éleva, et les examens eurent lieu devant la commission de l'université anglaise de Hongkong. Le collège du Sacré Coeur devint une des premières oeuvres éducatives de Canton.

    Au milieu des soucis du collège, M. Clauzet n'oublia jamais qu'il était prêtre et missionnaire. Il introduisit un programme d'histoire sainte et un cours de philosophie catholique. Il eut le bonheur de baptiser chaque année quelques étudiants.

    Il fut aussi l'aumônier des Soeurs catéchistes missionnaires : il s'intéressa aux pauvres de leur asile et en secourut beaucoup. Entre 1915 et 1918, on le nomma aumônier de la Concession européenne de Canton. Tous les dimanches, il prêcha alternativement en français et en anglais, et son ministère fut très apprécié.

    Depuis de longues années, M. Clauzet était miné par une entérique chronique. Il dut revenir en France pour se soigner. Au cours du voyage de retour, on dut le débarquer à Port Saïd, et il dut passer 16 jours à l'hôpital des Soeurs. Enfin à Marseille, où il arriva tout épuisé, il commença à se soigner dans notre Procure, et il gagna notre maison de Montbeton. Là, il reprit des forces, et voyant son curé chargé de quatre paroisses, à cause de la mobilisation, il voulut l'aider, donna des retraites et usa ses dernières forces.

    En novembre 1917, il vint à Lyon consulter les docteurs de l'hôtel-Dieu, puis il rentra à Bouriannes. Quelques mois plus tard, le 15 février 1917, il fut rappelé à Dieu. Il avait, pendant 18 ans d'apostolat, sacrifié sa santé pour les Chinois et l'extension de l'Église dans ces lointaines contrées.

    En apprenant sa mort, les chrétiens chinois de Shinhing offrirent des prières au cours d'un service solennel pour le repos de son âme, preuve de leur affection et de leur reconnaissance.



    Références bibliographiques

    AME 1898 p. 233. 1909 p. 43. 1913 p. 210. 1914 p. 126. CR 1898 p. 272. 1899 p. 157. 1901 p. 120. 1902 p. 137. 1903 p. 128. 1907 p. 147. 1909 p. 137. 1910 p. 136. 1911 p. 109. 110. 1912 p. 164. 1913 p. 169. 1914 p. 154. 1918 p. 198. 1919 p. 139. 1929 p. 269. 1935 p. 293. 1937 p. 256. 1947 p. 205.





    • Numéro : 2383
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