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jean baptistemarie CLAIR

[1355]. CLAIR, Jean-Baptiste-Marie, originaire de Rehaincourt (Vosges), où il naquit le 3 janvier 1851, élève des petits séminaires de Châtel et d'Autrey, du grand séminaire de Saint-Dié, entra sous-diacre au Séminaire des M.-E. le 31 mars 1876. Il fut ordonné prêtre le 22 septembre 1877, et envoyé en Cochinchine occidentale le 27 décembre suivant. Chargé d'enseigner la philosophie au séminaire de Saïgon, il se montra professeur remarquable. En 1880, il alla étudier l'annamite pendant un an à Cai-mong, puis revint à sa classe qu'il professa jusqu'en 1885.
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    [1355]. CLAIR, Jean-Baptiste-Marie, originaire de Rehaincourt (Vosges), où il naquit le 3 janvier 1851, élève des petits séminaires de Châtel et d'Autrey, du grand séminaire de Saint-Dié, entra sous-diacre au Séminaire des M.-E. le 31 mars 1876. Il fut ordonné prêtre le 22 septembre 1877, et envoyé en Cochinchine occidentale le 27 décembre suivant. Chargé d'enseigner la philosophie au séminaire de Saïgon, il se montra professeur remarquable. En 1880, il alla étudier l'annamite pendant un an à Cai-mong, puis revint à sa classe qu'il professa jusqu'en 1885.
    La maladie d'entrailles, dont il devait souffrir pendant 30 ans, n'ayant pas cédé aux remèdes, il demanda à essayer de la vie active. Il administra successivement : Thu-dau-mot en 1887, Chodui 1887-1891, Tha-la 1891-1896 ; près de cette dernière localité, il développa la chrétienté de Rachgoc. En 1896, Mgr Dépierre lui ayant confié le district de Giong-rum, il y travailla activement ; mais le climat lui fut néfaste, et un retour en France s'imposa.
    Après dix-huit mois de repos, il repartit en 1899 pour sa mission, et fut placé à Thu-duc. De 1904 jusqu'à sa mort, il dirigea le sanatorium des prêtres annamites de la Cochinchine occidentale. Il employa les loisirs que lui laissait le saint ministère à étudier d'intéressantes questions, entre autres celle de l'opium ; il consigna le résultat de ses observations dans des pages écrites avec précision et élégance, pleines de bon sens et de perspicacité. Il collabora aux Annales de la Société des M.-E., et, très activement, pendant les dernières années de sa vie, à différents journaux de l'Indo-Chine, notamment à L'Indochine française (Saïgon) et à L'Avenir du Tonkin (Hanoï).
    Dans les Notes bio-bibliographiques, nous donnerons le titre d'un certain nombre d'articles publiés par lui, signés du pseudonyme qu'il avait choisi : Le Saigonnais ; nous regrettons de ne pouvoir en citer la liste complète.
    En 1909, il refusa d'être provicaire ; mais il accepta d'inspecter les écoles du vicariat, et rédigea de sérieux rapports sur leur état. C'est en revenant d'une inspection que sa maladie s'aggrava subitement. Transporté à l'infirmerie du séminaire de Saïgon, il s'y éteignit le 28 février 1910. Intelligent, observateur, réfléchi, d'une largeur d'esprit remarquable, il excellait à s'adapter à la mentalité de ses élèves ou de ses auditeurs, et à envisager les questions sous toutes leurs faces. Simple et serviable, il s'était concilié de nombreuses sympathies. Sa Notice nécrologique a dit avec raison \ qu'il a laissé deviner sa mesure plus qu'il ne l'a donnée ".
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1896, p. 220 ; 1897, p. 177 ; 1899, p. 211 ; 1909, p. 179 ; 1910, p. 183. - A. M.-E., 1903, Causeries sur la médecine annamite, pp. 80, 163, 216 ; 1907, Les fondeurs de cuivre de Choquan, pp. 24, 159, 193, 257 ; Ib., Chasse au tigre, p. 376 ; 1909, Causerie sur l'opium, pp. 10, 75, 138, 225 ; 1910, Causerie sur l'opium, pp. 30, 79 ; Ib., pp. 181, 183. - Sem. rel. Saint-Dié, 1878, Son départ, p. 54 ; 1885, Note sur la Cochinchine, p. 310 ; 1910, p. 232 ; Ib., Notice, pp. 275, 290. - Anthropos, vi, 1911, Notes sur la médecine annamite, p. 109.
    Articles parus dans l'Indochine française :
    1907. Pris sur le vif. Les éternelles dupes, 24 mai ; Défions-nous des mangues, 28 mai ; Pris sur le vif, 7 juin ; La paix et la guerre, 8 juin ; Causerie agricole : Le dourian, 11 juin ; Mésaventures d'un assimilé, 26 juin ; Chasse aux conscrits, 2 juill. ; Curieux mariage, 13 juill. ; Le vol des buffles, 20 juill. ; Notre fête nationale et les Annamites, 23 juill. ; Le papayer, 3 août ; Un invalide annamite, 10 août ; Empoisonneurs et poisons indigènes, 17 août ; Au sujet des empoisonnements, 21 août ; Remèdes contre la peste, 22 août ; Les Annamites et la comète, 29 août ; Annamites et Japonais, 9 oct. ; L'amitié japonaise, 12 oct. ; Mangeurs de serpents, 15 oct. ; Les rats et les riz, 22 oct. ; Contre le jeu, 12 nov. ; Organisation du jeu des 36 bêtes, 20 nov. ; Le théâtre annamite, 4 déc. ; Mœurs indigènes, 7 et 16 déc. ; Météorologie et agriculture, 30 déc.
    1908. Mœurs indigènes, 11 et 15 janv. ; Le Réveil annamite, 21 janv. ; Avis aux chasseurs, 25 janv. ; Croquis de mœurs indigènes, 8 fév. ; Mœurs annamites, 14 fév. ; Un ami de la France, 21 fév. ; Propos d'un Saïgonnais, 14 mars ; Mœurs indigènes, 31 mars ; Un mariage malchanceux, 13 avril ; Après les élections, 28 avril ; Nécessité de tenir ses engagements, 1er mai ; Moyen de battre monnaie, 7 mai ; La piraterie, 18 mai ; Le bigorneau, 5 juin ; A l'instar du savetier " von Kœpnick ", 11 juin ; Ananas et maraudeurs, 17 juin ; Acte de piété filiale, 22 juin ; Mauvais génies, 4 juill. ; Lai-thieu, 18 juill. ; Tendresses familiales, 23 juill. ; Bon sens pratique, 25 juill. ; L'abandon des champs, 29 juill. ; L'enseignement du français, 5 août ; Le chef de canton, 27 août ; Sorciers annamites, 11 sept. ; Le labourage, 25 sept. ; Un artiste indigène, 14 oct. ; Propos cynégétiques : La bécassine, 27 oct. ; Les sociétés secrètes, 11 nov. ; Les inondations et la culture, 20 nov. ; Nos marchés annamites, 23 déc.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1910, p. 338.


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    • Numéro : 1355
    • Année : None