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Pierre JosephMarie CHOPARD

[461]. CHOPARD, Pierre-Joseph-Marie, un des apôtres des îles Nicobar, vit le jour à La Grand-Combe (Doubs), le 7 janvier 1816. Il fit ses études au pensionnat d'Ornans, au petit séminaire de Notre-Dame de Consolation et au grand séminaire de Besançon, où il reçut le sacerdoce le 8 septembre 1839. Il passa ensuite une année au collège de Pontarlier, comme aumônier et professeur.
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    [461]. CHOPARD, Pierre-Joseph-Marie, un des apôtres des îles Nicobar, vit le jour à La Grand-Combe (Doubs), le 7 janvier 1816. Il fit ses études au pensionnat d'Ornans, au petit séminaire de Notre-Dame de Consolation et au grand séminaire de Besançon, où il reçut le sacerdoce le 8 septembre 1839. Il passa ensuite une année au collège de Pontarlier, comme aumônier et professeur.
    Le 12 septembre 1840, il se présenta au Séminaire des M.-E. Le 10 mai 1841, il partit pour la mission du Siam, et fut affecté à la région qui devint, la même année, le vicariat apostolique de la Presqu'île de Malacca.
    Chargé de l'évangélisation des îles Nicobar, tentée quelques années auparavant (1836) par Supriès et Galabert, il aborda à Téressa avec Beaury, le 5 février 1842. Après avoir payé son tribut à la fièvre, il commença à enseigner aux sauvages les vérités surnaturelles les plus élémentaires ; ses auditeurs, le prenant pour un sorcier puissant, lui demandaient de faire tomber la pluie, luire le soleil, mûrir les moissons.
    Après un voyage à Mergui en 1843, le missionnaire retourna à Téressa. Il traduisit dans la langue des sauvages les prières ordinairement récitées par les chrétiens : Oraison dominicale, Salutation angélique, Symbole, \ Mais, écrit-il, cette langue est si pauvre, que souvent je me trouve arrêté tout court, faute d'expressions propres et convenables... Cette langue ne compte guère plus de 2 500 mots. " Pour l'écrire il adopta les caractères romains, qu'il essaya d'enseigner aux sauvages en ouvrant une petite école.
    Le massacre de 25 matelots et le pillage d'un navire par les insulaires en 1844, ayant été punis par les Anglais, il fut forcé de quitter l'île. Il y retourna une troisième fois avec Lacrampe et Plaisant ; tous les trois atteints de la fièvre et incapables d'évangéliser les sauvages, qui d'ailleurs se montraient fort hostiles, quittèrent définitivement les Nicobar au mois de mai 1845. Chopard arriva à Mergui presque mourant ; il succomba le 25 juin 1845 et fut enterré dans l'église.
    Notes bio-bibliographiques. - A. P. F., xvi, 1844, pp. 119, 126 ; Ib., Séjour à Téressa, pp. 127, 131, 133, 136. - Assoc. des anc. prof. et él. Ornans, 1889, Notice, p. 15 - The Journ. of the Ind. Arch., iii, 1849, A few particulars respecting the Nicobar Islands, p. 271.
    Hist. gén. miss. cath., ii, 2e part., p. 643. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph.
    Biographie. - Vie de M. l'abbé Chopard, missionnaire apostolique, apôtre des îles Nicobar [avec portrait], par un prêtre du diocèse de Besançon. - Gaume frères, libraires, 4, rue Cassette, Paris, 1846, in-16, pp. vii-329.
    Portrait. - Gravure sur acier, Hopwood sc. - Voir Biographie.


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    • Numéro : 461
    • Année : None