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Pierre Célestin Godefroy CHICARD

[721]. CHICARD, Pierre-Célestin (Godefroy), dont on a écrit la vie sous le titre : Un chevalier apôtre, vit le jour à Paizay-le-Sec (Vienne) le 27 décembre 1834 ; il appartenait à une famille française revenue du Canada. Elève du petit séminaire de Montmorillon et du grand séminaire de Poitiers, il entra sous-diacre au Séminaire des M.-E. le 8 janvier 1857, et y reçut l'ordination sacerdotale le 29 mai 1858. Le 29 août suivant, il partait pour le Yun-nan, et après deux tentatives infructueuses, finissait par arriver à sa destination.
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    [721]. CHICARD, Pierre-Célestin (Godefroy), dont on a écrit la vie sous le titre : Un chevalier apôtre, vit le jour à Paizay-le-Sec (Vienne) le 27 décembre 1834 ; il appartenait à une famille française revenue du Canada. Elève du petit séminaire de Montmorillon et du grand séminaire de Poitiers, il entra sous-diacre au Séminaire des M.-E. le 8 janvier 1857, et y reçut l'ordination sacerdotale le 29 mai 1858. Le 29 août suivant, il partait pour le Yun-nan, et après deux tentatives infructueuses, finissait par arriver à sa destination. Il passa cinq mois à Long-ki, et en 1860 il fut envoyé dans la chrétienté de Ta-chou-tsen-keou. L'année suivante, Mgr Ponsot le chargea de fonder une station dans la ville de Tchao-tong ; les mandarins l'en empêchèrent, et au mois de mai il dut se retirer à Ta-kouan.
    En 1863, il administra le district de Pou-eul-hao et ne tarda pas à le rendre florissant. Il y fonda un orphelinat ainsi qu'une colonie agricole pour les veuves et les femmes dont les maris avaient été pris par les Man-tse. A plusieurs reprises, il dut défendre, les armes à la main, sa chrétienté et celles des environs contre les sauvages pillards. Il le fit avec une bravoure extraordinaire : on le vit un jour marcher seul au-devant de trois à quatre cents Man-tse qui venaient l'attaquer. Il négocia heureusement avec les sauvages le rachat des captifs. En 1873, Mgr Ponsot lui ayant confié le district de Ko-koui et Tchao-tong, il installa sa résidence dans ce dernier poste où bientôt son influence fut grande. Il détermina d'assez nombreuses conversions parmi les indigènes, et, pour les protéger contre les pillards, il organisa une garde nationale.
    En 1879, il quitta Tchao-tong et s'installa à Taouan-tse, district de Ko-koui, dont il avait fortifié la résidence et où il était très populaire. Il fonda, en 1881, la chrétienté de San-chan et y ouvrit deux écoles ; en 1884, il revint à Tchao-tong et bientôt y commença un asile pour les vieillards. Il obtenait d'excellents résultats, lorsqu'en 1887, il fut atteint de la fièvre typhoïde et en mourut le 17 juillet, à Tchao-tong.
    Par son énergie, sa bravoure, son dévouement, sa bonne humeur, il gagnait aisément les cœurs et conquérait souvent l'estime des païens. Ses lettres d'allure martiale, spirituelle, originale, de forme assez souvent moyenâgeuse, l'ont rendu presque célèbre dans le monde religieux ; mais elles révèlent incomplètement sa piété vive et tendre, sa mortification proverbiale parmi les missionnaires, et si grande, que la pauvreté de ses vêtements et la grossièreté de sa nourriture auraient, a-t-on écrit, surpris un trappiste.
    Bibliographie. - Lettres du Père Chicard, missionnaire, à sa famille [publiées par l'abbé Boislabeilles]. - Henri Oudin, imprimeur-libraire, 4, rue de l'Eperon, Poitiers, 1861, in-16, pp. 46.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1877, p. 18 ; 1881, p. 45 ; 1882, p. 40 ; 1890, p. 255 ; 1905, p. 82.
    Sem. rel. Poitiers, 1864, p. 510 ; 1865, p. 537 ; 1866, p. 270 ; 1867, pp. 183, 200 ; 1868, p. 325 ; 1872, pp. 497, 617 ; 1877, p. 467 ; 1882, p. 499 ; 1884, p. 526 ; 1887. Sa mort, pp. 711, 755 ; 1888, p. 772. - Sem. rel. Cambrai, 1899, 2e part., p. 348. - La Croix [Paris], 1887, n° du 13 oct. ; Ib., 1888, n° du 11 fév. - Le Pèlerin, 1888, Poésie, n° du 9 juill.
    Huit ans au Yun-nan, p. 136. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph.
    Biographie. - Un chevalier apôtre [avec gravures. Par le P. Drochon, des Augustins de l'Assomption]. - Typographie augustinienne, 8, rue François 1er, Paris, [1890], gr. in-16 carré, 3 ff. n. ch. + pp. iv-738.
    Comp.-rend. : Sem. rel. Poitiers, 1890, p. 39.
    Cet ouvrage a eu de nombreuses éditions. La dernière est de 1909, 5, rue Bayard, Paris, 2 vol. in-16, pp. xi-240, 357.
    Godefroy Chicard (Un chevalier apôtre) [avec portrait], par H. Monchovant. Les Contemporains, n° 100. - 5, rue Bayard, Paris, in-4, pp. 16.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1887, p. 270.
    Portrait. - Voir Biographie.


    • Numéro : 721
    • Année : None