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Auguste Joachim CHEVALIER

[710]. CHEVALIER, Auguste-Joachim, vit le jour à Londinières (Seine-Inférieure), le 9 décembre 1833. Entré laïque au Séminaire des M.-E. le 22 septembre 1854, il fut ordonné prêtre le 6 juin 1857, et envoyé en Mandchourie le 27 août suivant. D'abord placé à Tcha-keou, il passa ensuite à Yang-mou-lin-tse, où il construisit une jolie église. Il administra successivement Song-chou-houci-tse, et le district de Ouang-pou-tse qui comprenait toutes les stations du Hei-long-kiang.
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    [710]. CHEVALIER, Auguste-Joachim, vit le jour à Londinières (Seine-Inférieure), le 9 décembre 1833. Entré laïque au Séminaire des M.-E. le 22 septembre 1854, il fut ordonné prêtre le 6 juin 1857, et envoyé en Mandchourie le 27 août suivant. D'abord placé à Tcha-keou, il passa ensuite à Yang-mou-lin-tse, où il construisit une jolie église. Il administra successivement Song-chou-houci-tse, et le district de Ouang-pou-tse qui comprenait toutes les stations du Hei-long-kiang.
    Ses talents d'architecte le firent appeler à Moukden où il bâtit l'église, dirigeant chaque jour les ouvriers et travaillant lui-même à la maçonnerie. Cet édifice terminé, on lui demanda d'élever, à Siao-hei-chan, province du Leao-tong, un sanctuaire à Notre-Dame de Lourdes ; il accepta, se prodigua pour remédier au manque de ressources, fit construire un four à briques, se chargea de le chauffer et de surveiller la cuisson. La fièvre typhoïde le saisit comme il venait de terminer les fondements de l'église, et l'enleva le 2 juin 1887.
    Il pratiquait de sévères mortifications : chacun de ses repas se composait de deux petits pains chinois et de légumes cuits à l'eau ; jamais il ne mangeait de viande quand il était seul chez lui ; il jeûnait fréquemment. De son chauffage, en un pays où le thermomètre tombe au-dessous de 35° et de 40°, les chrétiens disaient : \ En hiver c'était toujours la cheminée du Père qui le matin commençait la dernière à fumer, et le soir finissait la première. " Il était fort charitable envers les pauvres, et pendant deux ans il offrit chaque jour un repas à de nombreux païens qui se trouvaient dans la détresse par suite de la famine.
    Son tombeau à Siao-hei-chan fut ouvert, en 1900, par les Boxeurs. Le corps du missionnaire, décédé depuis 13 ans, était demeuré en parfait état de conservation ; il fut coupé en morceaux, arrosé de pétrole et brûlé.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1886, p. 7 ; 1887, p. 12. - A. M.-E., 1900, p. 275 ; 1902, Profanation de son tombeau en 1900, p. 74. - Sem. rel. Rouen, 1871, p. 207.
    Le Culte de N.-D. de Lourd., p. 111.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1887, p. 251.


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    • Numéro : 710
    • Année : None