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François CHASSEUR

CHASSEUR François (1852-1925) [1279] CHASSEUR François, est né le 20 janvier 1852 à Ayas, Aoste, Italie. Il fit ses études primaires au pays natal, et ses études secondaires, comme externe, à Milan. Il entra aux Missions Étrangères le 31 janvier 1873, et fut ordonné prêtre le 10 octobre 1875. Il partit le 16 décembre 1875 pour la mission de Kouytchéou, il parvint à sa destination en avril 1876.
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    CHASSEUR François

    (1852-1925)


    [1279] CHASSEUR François, est né le 20 janvier 1852 à Ayas, Aoste, Italie. Il fit ses études primaires au pays natal, et ses études secondaires, comme externe, à Milan. Il entra aux Missions Étrangères le 31 janvier 1873, et fut ordonné prêtre le 10 octobre 1875. Il partit le 16 décembre 1875 pour la mission de Kouytchéou, il parvint à sa destination en avril 1876.

    Après quelques mois d'étude de la langue chinoise à Kweiyang, il fut envoyé dans le nord de la mission comme socius de M. Bouchard. M. Chasseur fit des progrès non seulement dans la langue, mais dans les activités du ministère paroissial. On lui donna la charge de cinq districts : Outchouan, Selan, Longtouan, Lukin et Chetsien. Il fit la visite de ses chrétiens, vivant très pauvrement, sans aucun confort. On lui donna un aide, ce qui ne l'empêcha pas de continuer ses courses apostoliques. En 1882, un nouvel aide vint le décharger d'une partie de son ministère. Mais son évêque, à la fin de cette année, le rappela à Kweiyang.

    C'est là que, pendant 43 ans, il exercera son ministère. Placé au Petit Séminaire, il n'y resta que deux ans. En 1884, Mgr. Lions, qui fait l'intérim de la paroisse Saint Louis, est heureux de lui céder la place. Dans cette paroisse, qui comprend 600 baptisés, deux orphelinats et six succursales en campagne, le Père Chasseur entend de nombreuses confessions, prépare les premières communions, et surtout fait le catéchisme aux enfants. Les prédications et les catéchismes du Père Chasseur resteront longtemps légendaires dans la mission. Il connaît son petit monde, sait choisir parmi les enfants des recrues pour le Séminaire, et pendant 40 ans, il sera le meilleur recruteur de notre clergé. Neuf à dix de nos prêtres lui doivent leur vocation, et sans doute il envoya au Séminaire plus de 50 enfants. Il se préoccupe beaucoup du bien spirituel de ses chrétiens, mais il n'hésite pas à répondre aux requêtes qu'on lui fait pour prêcher les retraites de rentrée des séminaristes. Également, les évêques, qui vont faire des tournées de Confirmation, l'emmènent pour prêcher et catéchiser.

    Après 14 ans au Lantang, on est obligé de le rapatrier, malade, en France. Son séjour en Europe dura 18 mois : il revoit le Séminaire, sa famille, passe quelques mois à Rome et obtient une audience du Pape Léon XIII.

    Il retourna dans sa mission, où on lui confia le Grand Séminaire et la petite paroisse de St Étienne hors les murs. Il ne resta là que deux ans, et devint curé de la cathédrale, en 1902. Pendant 23 ans, il restera dans cette paroisse, qui comprenait 1500 baptisés, de nombreuses écoles et quelques dessertes à une vingtaine de kilomètres de la ville. Il travailla avec beaucoup de zèle et de dévouement, mais aussi avec grande bonté et pas mal d'indulgence envers les enfants. Il essayait ainsi de les former à devenir adultes et responsables.

    Le 3 mai 1925, à la clôture de la retraite annuelle, on le fêta joyeusement pour ses 50 ans de sacerdoce. Monseigneur le nomma provicaire honoraire de la mission.

    Deux jours après, il partit à cheval avec ses confrères, en pèlerinage à Notre Dame de Liesse, pour se mettre sous la protection de la Sainte Vierge. Sur la route, son cheval fit un écart, et le Père tomba sur la tête; il resta sans mouvement et sans connaissance. On lui donna l'Extrême Onction et il rendit son âme à Dieu.

    On transporta son corps à Kweiyang, et le vendredi matin, un millier de chrétiens, un cierge à la main, séminaristes et prêtres en surplis accompagnèrent le défunt à sa dernière demeure, pendant que les chrétiennes échelonnées des deux côtés de la rue lui disaient un dernier adieu.

    Le Père Chasseur laisse à tous l'exemple de son grand zèle et de son inaltérable gaieté.


    Références bibliographiques

    AME 1917-18 p. 355. 1925 p. 160. 1936 p. 278. CR 1875 p. 56. 1882 p. 120. 1892 p. 133. 1893 p. 283. 329. 1896 p. 132. 135. 1903 p. 131. 1905 p. 115. 1908 p. 112. 1913 p. 154. 1920 p. 34. 1922 p. 66. 1925 p. 69. 180. 1926 p. 234. BME 1922 p. 173. 1923 photo p. 399. 1925 p. 432. 1932 p. 698. 1936 p. 519. EC1 N° 85.



    • Numéro : 1279
    • Année : None