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Claudius CHASSAIN

CHASSAIN Claudius (1879 -1933) [2800] CHASSAIN Claudius, est né le 11 mai 1879 à Les Salles, dans le diocèse de Lyon (Loire). Il fit ses études chez les Frères de Clermont Ferrand, puis après ses études secondaires au Petit Séminaire de Montbrison, il entra au Séminaire d'Alix, pour y étudier la philosophie, de 1899 à 1900. Il entra au Séminaire des Missions Étrangères le 5 octobre 1901, fut ordonné prêtre le 26 juin 1904. Puis, il partit le 17 août 1904 pour la mission de Kumbakonam.
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    CHASSAIN Claudius

    (1879 -1933)


    [2800] CHASSAIN Claudius, est né le 11 mai 1879 à Les Salles, dans le diocèse de Lyon (Loire). Il fit ses études chez les Frères de Clermont Ferrand, puis après ses études secondaires au Petit Séminaire de Montbrison, il entra au Séminaire d'Alix, pour y étudier la philosophie, de 1899 à 1900. Il entra au Séminaire des Missions Étrangères le 5 octobre 1901, fut ordonné prêtre le 26 juin 1904. Puis, il partit le 17 août 1904 pour la mission de Kumbakonam.

    Le 13 septembre, Mgr. Bottero le reçoit avec joie et à bras ouverts. Le séjour à l'évêché de Kumbakonam ne fut pas long. Il est nommé à Mayavaram, où il apprit la langue tamoule. Il trouve cette langue difficile, mais au bout d'un an, il est envoyé à Uttamanur, très ancien district où il trouvera une vieille église, un vieux presbytère, et des chrétiens pauvres, disséminés en de nombreux villages. Le Père va les visiter; la boue, l'eau, le sable brûlant, rien ne l'arrête. On l'a vue revenir de ses tournées, faites sans chaussure sur le sable brûlant, la plante des pieds à vif, souvent la peau arrachée et sanglante. Il a prêché, catéchisé, et le soir, épuisé, ruisselant de sueur, il se jette sur une natte et s'endort exposé au vent d'ouest qui, dans ces rizières, est des plus malsains. Aussi lui, si fort, se voit au bout de trois ans en mission pris du côté de la poitrine.

    Son évêque l'envoie alors à Musiri, une petite station dans le district du Père Massol. Mais le repos ne le guérit pas, les crachements de sang continuent. M. Bulliard doit le conduire au Sanatorium St Théodore aux Nilgiris, à Wellington. Après le Sanatorium, ce sera l'hôpital, puis de nouveau de Sana. Les poumons se cicatrisent, et le Père se trouve mieux. Il demande alors à M. Chapuis, futur évêque de Kumbakonam, de le prendre avec lui à Konéripatty. Il y a là une grande église, surmontée d'un dôme malheureusement lézardé. M. Chassain tint à le réparer. Il prend en mains l'administration des fermes-colonnies organisées dans cette paroisse pour les chrétiens, avec rizières, cocotiers, culture de tabac, etc. Il creuse des puits, nivelle les terrains, défriche et fume les terres longtemps négligées. Il apporte ainsi une grande amélioration aux conditions de vie des paroissiens. Il resta à Konéripatty jusqu'en 1920.

    À ce moment, M. Bricault, curé de Kakkavéry depuis 45 ans a besoin d'un bâton de vieillesse. C'est le Père Chassain qui est désigné. Là, il va construire encore une belle église, et s'occupe de l'administration spirituelle de la paroisse. Il se procure un bon cheval, et le voilà parti courir sous les ardeurs d'un soleil tropical, pour visiter les villages de son district. Il oublie qu'il est un rescapé.

    Atteint d'une forte dépression nerveuse, il va se retirer sur la montagne de Yerkaud. Son état ne s'améliore pas; conduit à Bangalore, il se voit prescrire un retour urgent en France, et il repart donc pour la France en 1926.

    À Montbrison, il est heureux de retrouver sa vieille mère, ses deux soeurs et son frère. Les bons soins prodigués par les siens, agrémentés de la joie de la vie en famille, le rétablissent relativement vite. Vers la fin de 1929, il décide de repartir pour sa mission. Il va s'installer de nouveau à Konéripatty, auxiliaire du Père Hourmant. Avec la création du nouveau diocèse de Salem, le Père Hourmant est transféré et le Père Chassain devient curé de la paroisse.

    C'est trop pour lui. De nouveau très fatigué, il retourne sur la montagne de Yerkaud, auprès du Père Ligeon. Mais préférant descendre dans la plaine, il s'en va à Mattigiri, près de son ami le Père Bulliard. Après quelques temps, il va se faire soigner à l'hôpital Ste Marthe de Bangalore. Les médecins jugent qu'il doit retourner en France. Arrivé à Marseille, il est hospitalisé à l'hôpital St Joseph. Les examens révèlent un cancer au pancréas. Le 29 août, sans agonie et en pleine connaissance, il rendit son âme à Dieu. Il repose maintenant dans le cimetière de Marseille.



    Références bibliographiques

    AME 1904 p. 318. 1933 p. 236. CR 1904 p. 293. 1907 p. 305. 1914 p. 132. 1921 p. 131. 134. 1926 p. 158. 1931 p. 256. 1932 p. 288. 1933 p. 243. 256. 374. BME 1924 photo p. 300. 1926 p. 454. 520. 1928 p. 383. 1929 p. 255. 509. 1930 p. 670. photo p. 806. 1931 p. 387. 543. 1932 p. 720. 885. 1933 p. 316. 393. 474. 643. 880. 1950 p. 477. 1952 p. 190. 1953 p. 400. EC1 N° 110. 117. 129. 177. 184. 268. 273.

    • Numéro : 2800
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