Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Joseph CHARGEBOEUF

CHARGEBOEUF Étienne (1867-1920) CORÉE [1922] CHARGEBOEUF Étienne, Joseph, Marie, est né à Andelat, canton de St Flour Nord, dans le Cantal, au diocèse de St Flour, le 8 septembre 1867, fils de Michel Chargeboeuf et de Agnès Carlat.
Add this
    CHARGEBOEUF Étienne (1867-1920)
    CORÉE

    [1922] CHARGEBOEUF Étienne, Joseph, Marie, est né à Andelat, canton de St Flour Nord, dans le Cantal, au diocèse de St Flour, le 8 septembre 1867, fils de Michel Chargeboeuf et de Agnès Carlat.
    Après de brillantes études secondaires, il entre au Séminaire de son diocèse où il reçoit la première tonsure; il entre ensuite au Séminaire des Missions Étrangères, le 21 septembre 1887, où il est ordonné prêtre le 28 septembre 1890 par Mgr. Mutel qui vient d'être sacré évêque de Milo et vicaire apostolique de Corée. Lui-même destiné pour la Corée, le jeune Père Chargeboeuf part de Paris le 26 novembre 1890 et accompagne Mgr. Mutel à Rome, puis jusqu'à Séoul où il arrive le 23 février 1891.
    Dès la seconde moitié de 1891, il est en poste à Kwang-sok-tong, une chrétienté que d'autres appellent Noundari et qui est proche de la ville de Won-san, y succédant au Père Joseph Maraval; puis, de 1892 à 1894, il est à Won-san même, un port important au nord-est du pays où, depuis les accords franco-coréens de 1886, les étrangers sont autorisés à résider (et qui, en 1920, deviendra le siège d'un vicariat apostolique confié aux Bénédictines de Ste Odile).
    En 1894, le Père Chargeboeuf est à Séoul, Mgr. Mutel l'y ayant fait venir pour compléter les enquêtes sur les martyrs en vue de leur béatification; l'année suivante, il enseigne la philosophie au Séminaire de Séoul; en 1896, il est nommé second provicaire (le Père Doucet étant le premier provicaire) tandis qu'il emploie ses moments de liberté à l'aumônerie des Religieuses de St Paul de Chartres et de leur orphelinat; en mai 1897 il succède au Père Rault comme supérieur du Séminaire de Séoul.
    En 1900, le Père Chargeboeuf est rappelé à Paris comme directeur au Séminaire de la rue du Bac, où il se montre remarquable, tant comme professeur que comme directeur spirituel. Une infection de la gorge lui interdisant le professorat, il est, en 1912, chargé de la procure des commissions à la rue du Bac.

    À la suite de la création du vicariat apostolique de Taegu en 1911 et à la demande de Mgr. Demange qui pense à lui pour diriger le futur Séminaire de Taegu, le Père Chargeboeuf est attaché à la nouvelle mission, retourne en Corée et est chargé de la ville de Mok-po et des innombrables îles du sud-ouest du pays. Ne pouvant se rendre en bateau dans les îles autant qu'il le voudrait, il consacre la majeure partie de ses efforts à l'évangélisation de la ville de Mok-po et y fait construire une grande église.
    En 1914, il devient supérieur du Séminaire de Taegu qui ouvre ses portes toutes neuves; il y est aussi professeur et directeur, montrant à nouveau les grandes aptitudes dont il a déjà fait preuve tant à Séoul qu'à Paris, et jouissant de l'estime et de l'affection des séminaristes, conquis par son austère vertu, sa large science et sa grande bonté. À Paris, en 1907, il avait déjà publié en 4 volumes une \Bible méditée selon les Saints Pères". Reprenant ces travaux en Corée, il fait publier en 1917 une "Summa Ascetica" en 2 volumes, et en 1919 une "Summa Litterarum" à l'intention des séminaristes et de tout le clergé local.
    Mais la charpente si solide du Père Chargeboeuf qui avait résisté à tant de secousses et de fatigues physiques, intellectuelles et morales, finit par s'effondrer tout d'un coup : le 22 avril 1920, au cours de la célébration de la messe, il est frappé d'apoplexie foudroyante et meurt immédiatement sous les yeux des Pères Ferrand, Mialon et Peynet qui sont en prière à la chapelle du Séminaire.
    Le Père Chargeboeuf est inhumé le 24 avril 1920 dans le cimetière de l'évêché de Taegu, après la messe des funérailles et l'absoute par Mgr. Mutel qui était venu exprès de Séoul avec les Pères Poisnel et Guinand.

    Références biographiques

    AME 1891 p. 293. 1903 p. 129 (art.). 201 (art.). 1905 p. 239 (art.). 1906 p. 92 (art.). 16 (art.). 1907 p. 55 (art.) 1909 p. 204. 1911 p. 211. 214. 1913 p. 20 (art.). 221 (art.). 281 (art.). 315 (art.). CR 1890 p. 220. 1892 p. 263. 1893 p. 24. 25. 1894 p. 22. 1895 p. 144. 1897 p. 41. 1900 p. 62. 256. 1901 p. 273. 1902 p. 428. 429. 1904 p. 289. 1905 p. 295. 1907 p. 320. 1909 p. 366. 1910 p. 295. 1912 p. 61. 1914 p. 30. 31. 32. 1915 p. 43. 1918 p. 21. 1920 p. 17. 114-117. 1923 p. 232. 1934 p. 239. 1938 p. 247. BME 1923 p. 398. 1930 p. 633. 1934 p. 105. 194. 1936 p. 142. 1938 p. 241. 1940 p. 180. 234. 1941 p. 321. 1956 p. 306. 1958 p. 172. EC2 N° 171/441.

    Références bibliographiques

    "La Bible méditée d'après les Saints Pères", 3 vol., DDB 1903, 1907.
    "Cent morceaux divers à la gloire de nos Martyrs", petit vol. Sem. Paris.
    "Summula patristica et Summula ascetica", Nazareth, HKG, 1920.
    "Summula Literarum Latinicum", Nazareth, HKG, 1920, 184 p.
    "Tchi Myeng il Keui" Nomenclature avec courtes notices des 877 Martyrs de 1866.
    "Souvenir de Famille : cent morceaux divers", Desclée de Brouwer, 1910.


    "
    • Numéro : 1922
    • Année : None