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Jean Baptiste Ernest CHANTICLAIR

CHANTICLAIR Jean-Bapstiste (1852-1921) Kouang-Si - Kouy-tchéou - CHINE [1324] CHANTICLAIR Jean-Bapstiste, Ernest naquit le 17 juillet 1852, à Hortes, diocèse de Langres, département de la Haute-Marne. Il fit ses études classiques au petit séminaire de Langres, puis se dirigea vers le grand séminaire de ce diocèse où il reçut la tonsure le 30 juillet 1871.
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    CHANTICLAIR Jean-Bapstiste (1852-1921)
    Kouang-Si - Kouy-tchéou - CHINE

    [1324] CHANTICLAIR Jean-Bapstiste, Ernest naquit le 17 juillet 1852, à Hortes, diocèse de Langres, département de la Haute-Marne. Il fit ses études classiques au petit séminaire de Langres, puis se dirigea vers le grand séminaire de ce diocèse où il reçut la tonsure le 30 juillet 1871.

    Le 18 septembre 1874, il entra au séminaire des Missions Etrangères. Minoré le 22 mai 1875, sous-diacre, le 11 mars 1876, diacre le 23 septembre 1876, il fut ordonné prêtre le 24 février 1877, et reçut sa destination pour la préfecture apostolique du Kouang-Si qu'il partit rejoindre le 5 avril 1877.

    A cause de l'hostilité des hautes autorités de cette province, M. Chanticlair ne put pénétrer au Kouang-Si et pendant trois ans, il travailla dans le district de Hinyhien au sud ouest de la mission du Kouy-tcheou, non loin des frontières du Kouang-Si.

    En 1880, il essaya de s'installer dans la ville de Silong-sin-tcheou, au nord ouest de la province du Kouang-Si, non loin de la frontière du Kouy-tcheou. Mais le mandarin et les habitants s'y opposèrent. Le sous-préfet persuada M.Chanticlair qu'il trouverait une auberge accueillante hors des remparts de la cité. Escorté de soldats, on le conduisit donc aux portes de la ville qui se refermèrent soudain dès qu'il en eût franchi le seuil. Mais d'auberge, il n'y en avait pas.

    En 1881, M. Chanticlair s'installa donc à la campagne, à Kohao., au nord ouest de la mission du Kouang-Si. Il fut en butte à de nombreux ennuis dans cette région; En 1886, il tenta de s'installer à Si-Lin-hien, petite sous-préfecture, qui, à la fin de février 1856, avait été le théâtre du martyre du Bienheureux Auguste Chapdelaine; mais au début de 1887, le sous-préfet fit fermer la \pharmacie" ouverte par la mission dans cette ville; il ordonna d'arrêter la construction d'une école au village de Chang-Tsin, il lança un mandat d'arrêt contre M. Chanticlair et son personnel, leur interdit l'entrée en ville, il fit défense à quiconque de se faire chrétien. Pour calmer l'orage, M. Chanticlair le 2 novembre, demanda une audience au sous-préfet qui la lui refusa. Le lendemain, celui-ci fit démolir la "pharmacie" et disperser les matériaux préparés pour l'érection d'un monument en souvenir du Bx Chapdelaine.

    En 1890, M.Chanticlair réussit à se fixer à Pa-tao. Il y fonda un petit orphelinat , une "pharmacie", et regroupa un petit noyau de fidèles. En 1892, son district eût à souffrir de troubles et de révoltes et du passage de l'armée envoyée pour les réprimer. Il fut contraint de replier son orphelinat à Chang-Tsin, chez M.Humbert.

    Malade et sentant ses forces diminuer, espérant que le climat du Kouy-tcheou lui serait plus favorable, M.Chanticlair demanda à Mgr. Lions de faire partie de son vicariat du Kouy-tcheou (Kouy-yang). Mgr. Guichard le chargea de copier les procès apostoliques des martyrs, et d'administrer la paroisse de Tsingay. En 1892, il fut nommé supérieur du séminaire à Lou-tchong-kouan: cette maison comptait une trentaine d'élèves, dont une douzaine de philosophes ou théologiens..M. Chanticlair s'occupa également de la petite paroisse de Lou-tchong-kouan. En 1896, on sépara le petit séminaire du grand. Ce dernier, sous l'appelation de "Séminaire St.Pierre", fut transféré à Kouy-yang, dans l'ancienne école préparatoire établie sur le territoire de la paroisse de "St.Etienne-hors-les Murs" appelée encore Ky-yeou-tang. M.Chanticlair continua à diriger le séminaire, tout en s'occupant de la paroisse St.Etienne. En 1900, François Tcheu, Aloys Yang, et Paul Tchen reçurent l'ordination sacerdotale.

    En 1901, M.Chanticlair employa ses forces à faire de ses chrétiens de Siou-ouen-hien et de Kay-tcheou, petite sous-préfecture située à deux grandes journées de Kouy-yang, au milieu des montagnes, des modèles de vertu. A Kay-tcheou, il agrandit la maison-résidence achetée par M.Desvoivres, et y ajouta une "pharmacie". C'est dans cette cité, en effet, que sur l'ordre du sous-préfet Tai-Lou-Tche, en 1862 furent décapités les Bienheureux J.P. Néel, Jean Tchen, Martin Ou, Jean Tchang,et lucie Y. Le 6 mars 1902, il y accompagna Mgr.Guichard en visite pastorale; puis, tous deux continuèrent leur route jusqu'à Tcha-tso, à deux jours de marche de Kay-tcheou, où Mgr. confirma quelques chrétiens.

    M.Chanticlair se fixa à Tcha-tso, centre de son district et station composée en majorité de vieux chrétiens émigrés du Set-choan, un peu trop turbulents, aimant la chicane, mais ayant une foi profonde. Il s'employa à entretenir la paix entre les membres de sa communauté, et à créer de bonnes relations avec les non chrétiens et le mandarin du lieu. Dans le courant de 1905, il établit une résidence avec "pharmacie" et oratoire dans la sous-préfecture de Kien-sy-tcheou. En 1908, il accompagna Mgr. Guichard au synode de Tchong-kin

    Fatigué par l'âge et la maladie, il demanda à se retirer à l'évêché de Kouy-yang (Kweiyang) où il mena la vie d'un secrétaire épiscopal. Il traduisit en latin "Les Examens pour retraites ecclésiastiques", imprimés à Hong-Kong. Il se plongea dans l'étude du Règlement de la Société, et dans celle du nouveau Droit Canon, un "bijou", selon lui. .

    La santé de M.Chanticlair continuait à se délabrer; il demanda à Mgr. Seguin de lui donner le sacrement des malades, en présence des confrères. Le 9 février 1921, à huit heures, il rendit le dernier soupir, à l'évêché de Kouy-yang (Kweiyang).



    Mars 1997

    Bibliographie

    Traduction en latin de
    "Les Examens pour retraites ecclésiastiques" Hong-Kong

    Références biographiques

    AME 1902 p. 193. 1908 p. 349 (art.). 1910 p. 125. 1921 p. 119. CR 1877 p. 49. 1880 p. 48. 1881 p. 49. 1883 p. 35. 1884 p. 78. 1885 p. 68. 69. 1886 p. 79. 80. 1887 p. 121. 122. 1888 p. 111. 112. 1889 p. 117. 279. 290. 1890 p. 99. 1891 p. 134. 1892 p. 151. 1899 p. 148. 1901 p. 115. 1902 p. 125. 126. 1903 p. 118. 1904 p. 129. 1905 p. 104. 1906 p. 115. 1910 p. 405. 1921 p. 176. BME 1922 p. 178. 1924 p. 498. 1927 p. 746. 1934 p. 12.


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    • Numéro : 1324
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