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Michel Gaspard CHAGOT

[619]. CHAGOT, Michel-Gaspard, originaire de Montcorps, commune de Lupersat (Creuse), où il naquit le 5 septembre 1824, entra diacre au Séminaire des M.-E. le 3 octobre 1850, fut ordonné prêtre le 14 juin 1851, et partit le 3 décembre suivant pour la mission du Kouang-tong et Kouang-si. Il fut envoyé dans l'île de Haïnan, où, à force de bonté et de dévouement, il finit par vaincre les préventions que les chrétiens de cette région, longtemps évangélisés par les prêtres du diocèse de Macao, nourrissaient contre les missionnaires français.
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    [619]. CHAGOT, Michel-Gaspard, originaire de Montcorps, commune de Lupersat (Creuse), où il naquit le 5 septembre 1824, entra diacre au Séminaire des M.-E. le 3 octobre 1850, fut ordonné prêtre le 14 juin 1851, et partit le 3 décembre suivant pour la mission du Kouang-tong et Kouang-si. Il fut envoyé dans l'île de Haïnan, où, à force de bonté et de dévouement, il finit par vaincre les préventions que les chrétiens de cette région, longtemps évangélisés par les prêtres du diocèse de Macao, nourrissaient contre les missionnaires français.
    Il dirigea ensuite le district de Chek-chin dans la préfecture de Ko-tcheou (Ko-chow), et résida surtout à Tai-chan ; en 1876 il administra le Louitcheou. En 1884, lors de la persécution qui força presque tous les missionnaires du Kouang-tong à se réfugier à Hong-kong, il demeura dans son poste, protégé par l'estime et l'affection que lui avaient attirées sa bonté et sa douceur. En 1888, le Louitcheou fut divisé en deux : district oriental et district occidental. Le premier s'étendait dans une région presque complètement païenne, et avait la ville de Loui-tcheou pour chef-lieu ; le second avait pour centre le village chrétien de la Sainte-Trinité, fondé par M. Chagot. Cette partie lui incomba ; il y avait établi des écoles, il les perfectionna si bien dans le sens chrétien, qu'il sut en faire de véritables catéchuménats.
    En 1896, après 45 ans de labeur apostolique, il s'éteignit au sanatorium de Béthanie à Hong-kong ; on le trouva paisiblement endormi dans le Seigneur sur un des bancs de la véranda. Il laissa le souvenir d'une charité parfaite envers tous, et d'une connaissance plus qu'ordinaire de la littérature chinoise.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1883, p. 33 ; 1884, p. 90 ; 1885, p. 66 ; 1887, p. 120 ; 1892, p. 145 ; 1894, p. 165 ; 1895, p. 173 ; 1896, p. 147. - M. C., ix, 1877, pp. 578, 581. - Sem. rel. Limoges, 1896, Sa mort, p. 805 ; Ib., p. 1178.
    Hist. miss. Kouang-si, Tab. alph. - Les miss. cath. franç., iii, p. 286.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1896, p. 393.


    • Numéro : 619
    • Année : None