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Jean Baptiste CHABALIER

CHABALIER Jean-Baptiste (1887- 1955) [3164] CHABALIER Jean-Baptiste, Maximilien, est né le 27 septembre 1887 à Cheylard-l'Evêque (Lozère). Il fait ses études primaires à Lanbarnès, et poursuit ses études secondaires à Langogne. Entré aux Missions Etrangères comme laïc le 13 septembre 1907, il est ordonné prêtre le 28 juin 1913 et part pour la mission du Cambodge le 10 décembre 1913.
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    CHABALIER

    Jean-Baptiste

    (1887- 1955)

    [3164] CHABALIER Jean-Baptiste, Maximilien, est né le 27 septembre 1887 à Cheylard-l'Evêque (Lozère). Il fait ses études primaires à Lanbarnès, et poursuit ses études secondaires à Langogne.

    Entré aux Missions Etrangères comme laïc le 13 septembre 1907, il est ordonné prêtre le 28 juin 1913 et part pour la mission du Cambodge le 10 décembre 1913.

    En 1914, il étudia la langue à Battambang et passa quelque temps dans la désserte de Ta-Om. Après la déclaration de guerre, en décembre 1914, il est nommé à la tête d'une chrétienté cambodgienne à Bai-Gia dans le delta du Mékhong. Il voyage beaucoup dans toutes les communautés du district de Soctrang et de Rachgia, où il dut assurer l'intérim.

    En 1921, il est nommé professeur au Grand Séminaire de Phnom-Penh dont il devient le Supérieur en septembre 1929. Il fit construire la chapelle. Mgr. Hergott mourut en mars 1936 ; le siège resta vacant jusqu'à la nomination de Mgr. Chabalier le 2 décembre 1937. Il fut sacré le 24 février 1938 dans l'église de Russey-Kéo. Son épiscopat fut marqué par deux guerres qui ont beaucoup éprouvé toute la population.

    En 1945, les Siamois envahissent la province de Battambang en y imposant leurs langue et coutumes. Pendant plusieurs années, cette province fut séparée du Cambodge. Finalement, cette province fut rétrocédée. On déplora l'incendie de la chrétienté de Khsach-Puy et le massacre d'un grand nombre de chrétiens.

    Au mois de mars 1945, ce fut le coup de force japonais. Réveillé en pleine nuit, Mgr. Chabalier est arrêté dans sa chambre. Sous prétexte d'assurer la sécurité des Européens, les Japonais les concentrent dans un quartier de la ville. L'évêché fut réquisitionné et devint un centre d'accueil. Mgr. Chabalier est nommé à la tête d'un comité d'entr'aide et fut très apprécié par les précieux services qu'il rendait à tous ceux qui étaient internés. Ce régime dura jusqu'au mois d'août 1945, date de la capitulation japonaise.

    En novembre 1945, après les Japonais, ce furent les communistes Sud-Viêtnamiens qui semèrent la misère et la mort. Le Petit Séminaire de la Mission de Culaogien ainsi que le couvent principal des Soeurs de la Providence de Portieux furent incendiés. Les Soeurs annamites furent expulsées, les Soeurs françaises prisonnières. Il en fut de même pour les professeurs du Séminaire. Les Pères Raballand, Hans et Landreau échappant de justesse à la mort furent internés à Chau Doc, puis à Cantho. Dans les districts, plusieurs dizaines d'églises, de presbytères furent pillés, incendiés ou détruits. Les chrétiens vinrent se réfugier dans les grands centres plus sûrs où Mgr. Chabalier, non sans danger, allait les visiter.

    En 1949, grâce à l'appui des troupes nationales et françaises, la sécurité fut rétablie peu à peu et les chrétiens regagnèrent leurs paroisses pour commencer les reconstructions.

    A partir de cette époque, Mgr. Chabalier transféra le Petit Séminaire à Phnom-Penh. Les grands séminaristes cambodgiens furent envoyés au Grand Séminaire de Saïgon.

    Depuis toujours, Mgr. Chabalier avait résolu de doter Phnom-Penh d'une Cathédrale. Le 26 octobre 1952 eut lieu la bénédiction de la première pierre. Les travaux commencèrent et furent poursuivis. Mais Mgr. n'aura pas le bonheur de l'achever et de procéder à la bénédiction.

    Depuis plusieurs années déjà, il sentait ses forces décliner. Et malgré une énergie surhumaine puisée dans une foi profonde, il dut céder devant la maladie. Il fit un voyage en France, mais la Faculté n'a pas jugé bon de faire une intervention. Très fatigué au moment de Pâques, il décida de se rendre à Saïgon, mais il était impossible d'enrayer le mal. Il revint à Phnom-Penh pour y mourir le 11 juin 1955.





    Références biographiques
    AME 1914 p. 45. 46. 215. 1938 p. 40. 41. 48. 186. 187. CR 1913 p. 311. 1937 p. 167. 1938 p. 160. 165. 1939 p. 145. 149. 1947 p. 73. 77. 305. 1948 p. 99. 102. 110. 1949 p. 101. 108. 1950 p. 73. 75. 1951 p. 50. 54. 1952 p. 50. 51. 53. 1953 p. 58. 59. 1954 p. 56. 1955 p. 49. 50. 79. BME 1925 p. 570. 623.1928 photo p. 384. 1929 p. 567. 1931 p. 77. 1932 p. 554. 563. 1933 p. 339. 1934 p. 884. 1935 photo p. 57. 1938 p. 59. 269. 342. 421. 481. 1939 p. 215. photo p. 225. 290. 292. 1940 p. 278. 1941 p. 566. 1948 p. 105. 107. 315. 377. 1949 p. 53. 253. 596. 599. 1950 p. 577. photo p. 583. 1951 p. 71. 201. 318. 1952 p. 115. 1953 p. 296. 587. 589. 1954 p. 480. 491. 794. 795. 827. 828. 1028. 1955 p. 7. 96. 153. 154. 172. 544. 545. 546. 807. 903. 921. Miss. d'Asie. 1948 p. 188. EP 1970 P. 462. 466. EC RBac N° 241. 244. 249. 374. 453. 454. 464. 483. 484. 487. 491. 495. 553. 568. 569. 581. 582.

    Notice nécrologique
    CR 1956 P. 275.

    • Numéro : 3164
    • Année : None