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Pierre Ferdinand CASTANET

[1958]. CASTANET, Pierre-Ferdinand, naquit dans la paroisse de Saint-Seurin à Bordeaux (Gironde), le 20 (m) ou le 25 (é), ou d'après ses déclarations le 23 novembre 1866. Il fit ses études au petit séminaire de Bordeaux, 1879-1886, passa deux ans au grand séminaire, et après avoir reçu la tonsure, entra le 10 septembre 1888 au Séminaire des M.-E. Ordonné prêtre le 5 juillet 1891, il partit le 29 octobre suivant pour le Se-tchoan méridional. Il apprit la langue à Kuin-lin.
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    [1958]. CASTANET, Pierre-Ferdinand, naquit dans la paroisse de Saint-Seurin à Bordeaux (Gironde), le 20 (m) ou le 25 (é), ou d'après ses déclarations le 23 novembre 1866. Il fit ses études au petit séminaire de Bordeaux, 1879-1886, passa deux ans au grand séminaire, et après avoir reçu la tonsure, entra le 10 septembre 1888 au Séminaire des M.-E. Ordonné prêtre le 5 juillet 1891, il partit le 29 octobre suivant pour le Se-tchoan méridional. Il apprit la langue à Kuin-lin. Son premier district, en 1893, fut celui de Kia-kiang hien, qui comprenait plusieurs stations d'anciens chrétiens et un groupe important de néophytes.
    En 1898, Mgr Chatagnon l'envoya au Kien-tchang, en qualité de supérieur régional ; il se fixa d'abord à Lou-kou, convertit un certain nombre de païens, et \ dans une vue d'administration très sage ", transporta le centre religieux du Kien-tchang à son chef-lieu politique Ning-yuen fou, en 1904. Il acquit à Yang-tsao-pa un terrain assez vaste, qui devint une source de revenus pour la mission ; il y fonda une station chrétienne. Vers 1905, il eut beaucoup à souffrir de l'agitation excitée par des Chinois protestants. Un peu après, le provicaire de la mission, M. de Guébriant, étant venu se fixer définitivement au Kien-tchang, avec le titre de supérieur, Castanet fut chargé, en 1905, du district du sud, celui de Houi-li tcheou.
    Lors de l'érection du Kien-tchang en vicariat apostolique par le bref Ex hac (Acta apost. Sed., ii, 1910, p. 941) du 12 août 1910, il opta pour ce vicariat, formé par la région dans laquelle il avait travaillé avec succès. L'année de sa mort, là où il avait trouvé moins de 100 confessions annuelles et à peine quelques adorateurs, il comptait 350 confessions annuelles et 500 catéchumènes.
    Lors des troubles qui accompagnèrent en Chine la chute de la dynastie Ta-tsing et la proclamation de la République, les notables du marché du Kiang-tcheou décidèrent la mort du missionnaire et soudoyèrent des assassins. Castanet fut massacré au village de Ko-o-ho, le 4 novembre 1911.
    Des réclamations faites par Mgr de Guébriant et par la Légation française à Pékin obtinrent la punition des coupables, et une réparation pour la victime et pour la mission.
    En 1913, le 8 mars, des obsèques solennelles furent faites aux restes de l'apôtre, en présence de deux évêques, du consul général de France au Se-tchoan, et de plusieurs mandarins. La Salle des Martyrs du Séminaire des M.-E. conserve le couteau dont se servirent les assassins pour le massacrer. A Mussonville, qui était alors la maison de campagne du petit séminaire de Bordeaux, une plaque a été placée pour consacrer son souvenir.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1893, p. 110 ; 1894, p. 124 ; 1897, p. 95 ; 1902, p. 113 ; 1903, p. 94 ; 1904, p. 109 ; 1905, p. 72 ; 1908, p. 94 ; 1909, p. 99 ; 1911, p. 94. - A. P. F., lxvi, 1894, p. 92 ; lxxxiv, 1912, Sa mort, p. 133. - M. C., xliv, 1912, Sa mort, p. 25. - A. M.-E., 1912, p. 7 ; Ib., Son massacre, p. 57 ; 1913, p. 90. - Le glan. de Mussonville, 1907, p. 121 ; 1912, Sa mort, p. 174 ; Ib., Discours par M. Capdevielle, p. 279 ; Ib., Epitaphe, pp. 311, 313. - L'Aquitaine, 1911, Sa mort, p. 750 ; 1912, Sa mort, p. 37.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1912, p. 382.
    Portrait. - A. M.-E., 1913, p. 57. - Le glan. de Mussonville, 1912, p. 173 ; Ib., n° 78, sur la couverture.


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    • Numéro : 1958
    • Année : None