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Jean Baptiste de CAPONY

[68]. CAPONY (DE) ou CAPPONY (DE), Jean-Baptiste, appartenait à une famille qui se rattachait aux Capony, marquis de Combrond, maison originaire de Florence, où elle joua un rôle brillant parmi les premiers personnages de la République, depuis le XIIe siècle ; un de ses membres s'établit à Lyon, lors du mariage de Catherine de Médicis avec Henri II en 1533. Le missionnaire naquit vers 1652 à Thiers (Puy-de-Dôme), partit du Séminaire des M.-E. en décembre 1679, et s'embarqua à Marseille le 13 février 1680, à destination de la Cochinchine.
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    [68]. CAPONY (DE) ou CAPPONY (DE), Jean-Baptiste, appartenait à une famille qui se rattachait aux Capony, marquis de Combrond, maison originaire de Florence, où elle joua un rôle brillant parmi les premiers personnages de la République, depuis le XIIe siècle ; un de ses membres s'établit à Lyon, lors du mariage de Catherine de Médicis avec Henri II en 1533. Le missionnaire naquit vers 1652 à Thiers (Puy-de-Dôme), partit du Séminaire des M.-E. en décembre 1679, et s'embarqua à Marseille le 13 février 1680, à destination de la Cochinchine. Il eut, comme la plupart des missionnaires français de cette époque, des difficultés avec Mgr Pérez. Il travailla à Faï-fo, dans le Phu-yen, puis dans le Binh-dinh.
    En 1698 il desservait, près de Hué, une paroisse dont l'église fut détruite lors de la persécution de 1700. En ces circonstances difficiles, il fut pendant quelque temps protégé par un oncle du roi, et logea chez un mandarin. Arrêté, il fut emprisonné ; mais l'officier, chef de la prison, lui procura, ainsi qu'à un autre missionnaire, de Sennemand, un abri dans la cour de son habitation, et allégea la cangue et les fers qu'il portait. Parfois même, il lui ôta ses fers et lui accorda l'autorisation de célébrer la messe et d'administrer les sacrements aux fidèles qui venaient le visiter. Le roi le condamna à la prison perpétuelle, mais lui rendit la liberté en 1704. Le missionnaire mourut trois ans plus tard, en juillet 1707, dans une des chrétientés de Cochinchine que nous ne saurions préciser.
    Notes bio-bibliographiques. - N. L. E., viii, pp. 402 et suiv.
    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Lett. à l'év. de Langres, p. 344. - La Coch. rel., i, pp. 323 et suiv.


    • Numéro : 68
    • Année : None