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claude CADOUX

[1238]. CADOUX, Claude, un des premiers apôtres des Kachins, né le 8 octobre 1850 à Bissy-sous-Uxelles (Saône-et-Loire), fut incorporé au diocèse de Dijon. Il entra laïque au Séminaire des M.-E. le 6 mars 1872. Prêtre le 19 septembre 1874, il fut envoyé, le 16 décembre suivant, dans la Birmanie septentrionale, et alla étudier à Bhamo les langues birmane et kachine. Au début de 1876, il commença ses travaux par l'évangélisation des tribus sauvages qui vivent dans les montagnes kachines ; mais, malgré ses efforts, en six ans il n'obtint pas le moindre résultat.
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    [1238]. CADOUX, Claude, un des premiers apôtres des Kachins, né le 8 octobre 1850 à Bissy-sous-Uxelles (Saône-et-Loire), fut incorporé au diocèse de Dijon. Il entra laïque au Séminaire des M.-E. le 6 mars 1872. Prêtre le 19 septembre 1874, il fut envoyé, le 16 décembre suivant, dans la Birmanie septentrionale, et alla étudier à Bhamo les langues birmane et kachine. Au début de 1876, il commença ses travaux par l'évangélisation des tribus sauvages qui vivent dans les montagnes kachines ; mais, malgré ses efforts, en six ans il n'obtint pas le moindre résultat.
    En 1883, il se mit à apprendre le shan pour s'adresser aux populations de ce nom ; il n'eut pas plus de succès ; si les infidèles l'écoutèrent volontiers, la peur de leurs chefs indigènes les empêcha d'embrasser le catholicisme. Au moment de l'expédition anglaise en Haute-Birmanie, 1885, il fut arrêté à Bhamo avec M. Fercot et un prêtre indigène ; tous les trois furent envoyés au gouverneur de Tigyian, qui s'empressa de les délivrer et de les diriger sur Mandalay, déjà au pouvoir des troupes britanniques. Un mois après, Cadoux retournait à Bhamo, et à peine l'occupation anglaise avait-elle assuré le calme, qu'il créait aux portes de cette cité un village shan-chinois.
    Quelques années plus tard, en 1889, il se préparait à y baptiser plusieurs familles, lorsque la maladie l'arrêta. Il fut obligé de regagner Mandalay, puis la France, et ne put retourner à Bhamo qu'en septembre 1891. La fièvre avait décimé la chrétienté de cette ville ; il emmena les survivants dans les bois du voisinage, et les réunit dans un village qu'il plaça sous le vocable du Sacré-Cœur. Ce poste solidement installé, il se remit sans plus tarder à la conversion des Kachins et s'y consacra entièrement. Cette fois il parvint à fonder une modeste chrétienté, au milieu de laquelle il éleva un presbytère et une chapelle. Ce furent ses derniers travaux. Usé par la fièvre, il mourut à Bhamo, complètement paralysé, le 28 mai 1893, laissant le souvenir d'un missionnaire aussi dévoué que modeste.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1877, p. 39 ; 1880, p. 78 ; 1883, p. 102 ; 1885, p. 115 ; 1886, p. 118 ; 1888, p. 171 ; 1892, p. 222 ; 1893, p. 233 ; 1894, p. 263. - Sem. rel. Dijon, 1893, p. 423 ; 1894, p. 372.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1893, p. 346.


    • Numéro : 1238
    • Année : None