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Claude Ignace BUSSON (1785-1859)

[335]. BUSSON, Claude-Ignace, occupa de nombreuses et importantes situations, mais n'eut dans le Séminaire des M.-E. qu'un rôle passager. Originaire de Guyans-Vennes (Doubs), il y naquit le 20 octobre 1785, d'un père que ses convictions chrétiennes conduisirent sur l'échafaud révolutionnaire.
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    [335]. BUSSON, Claude-Ignace, occupa de nombreuses et importantes situations, mais n’eut dans le Séminaire des M.-E. qu’un rôle passager. Originaire de Guyans-Vennes (Doubs), il y naquit le 20 octobre 1785, d’un père que ses convictions chrétiennes conduisirent sur l’échafaud révolutionnaire.

    Il fit ses études à Surmont, à Ouvans, et de 1805 à 1807 au grand séminaire de Besançon. N’étant encore que minoré, il fut professeur à l’institution d’Amance (Haute-Saône), et après son sous-diaconat, en 1810, il en devint supérieur. Prêtre le 30 mars 1811, il fut, peu après, nommé vicaire à Nozeroy. En mai 1813, on le chargea de diriger le petit séminaire d’Ornans. En 1814, on lui confia la chaire de théologie dogmatique au grand séminaire de Besançon. Se croyant la vocation religieuse, il entra, en octobre 1818, au noviciat des Jésuites à Montrouge, près Paris­ ; mais ayant reconnu qu’il s’était trompé, il alla, dix-huit mois plus tard, demeurer au Séminaire des M.-E., où le supérieur, Breluque, qui était son compatriote, le fit recevoir directeur le 7 février 1820.

    Le 9 avril suivant, il fut chargé des conférences théologiques, du secrétariat, et de la bibliothèque­ ; il paraît avoir été, en 1822, professeur d’Ecriture sainte.

    Il acquit beaucoup de réputation comme confesseur­ ; des familles distinguées lui demandèrent sa direction spirituelle, et il se trouva ainsi en relations avec des personnages célèbres, en particulier Lamennais, dont il chercha vainement à modifier les idées. Il devint, en 1828, secrétaire général des Affaires ecclésiastiques­ ; à cette occasion, le 18 novembre, il quitta le Séminaire et la Société des M.-E.

    Il fut chargé de l’instruction religieuse de la fille du duc de Berry, et Charles X le nomma son chapelain. A la révolution de 1830, il suivit le roi en Angleterre, et revint en France en 1831. Il se remit à exercer le ministère à Besançon, et se fixa définitivement dans cette ville, après avoir refusé l’épiscopat. Il se fit le catéchiste et le confesseur des sourdes-muettes, et fonda différentes associations pieuses. Pendant la dernière partie de sa vie, outre une collaboration assidue à la rédaction de la Biographie universelle de F.-X. de Feller, il publia plusieurs ouvrages dont la piété est la note dominante. En 1856, il se retira au Bélieu (Doubs), le pays natal d’un de nos évêques martyrs, le Bx E.-T. Cuenot­ ; il y mourut le 29 décembre 1859.

     

    Bibliographie

    — Ouvrages composés par M. Busson­ :

    Discours sur l’importance et sur l’action du sacerdoce.

    L’âme pieuse avec Dieu. — Gaume frères, 5, rue du Pot-de-Fer, Paris, 1842, in-18.

    Vie d’Armelle Nicolas. — Gaume frères, Paris, 1843, in-12.

    Etude sur l’état et les rapports des domestiques et des maîtres. — Turbergue et Jacquot, Besançon, 1844, in-8.

    Instructions et conseils aux filles de service et à tous les domestiques en général, 2e édit. — Gaume frères, 4, rue Cassette, Paris, 1847, in-12.

    L’Esprit de saint François de Sales à l’usage des personnes pieuses vivant dans le monde. — Turbergue, libraire-éditeur, 33, rue Saint-Vincent, Besançon, 1850, in-12.

    Premières lettres sur l’extatique et sur ses révélations. — Turbergue, Besançon, 1850, in-12.

    Secondes lettres sur l’extatique et sur ses révélations. — Turbergue, Besançon, 1850, in-12.

    Troisièmes lettres sur l’extatique et sur l’œuvre du Divin Rédempteur. — Turbergue, Besançon, 1853, in-12.

    Association de prières et d’exercices pieux pour la maladie, l’agonie et la bonne mort. — Dodivers, Besançon, 1854, in-18.

    Tableau historique d’une famille chrétienne. — Gaume frères, 4, rue Cassette, Paris, 1855, in-12.

    Ouvrages traduits par lui­ :

    Règles de la vie chrétienne, par l’abbé Premord, traduit de l’anglais, 2e édit. — Gaume frères, Paris, 1848, 2 vol. in-12.

    Lettres spirituelles, par l’abbé Premord, traduit de l’anglais, faisant suite aux Règles de la vie chrétienne.

    Ouvrage corrigé par lui­ :

    Vie des Saints pour tous les jours de l’année, par le R. P. J. Croiset de la Compagnie de Jésus. — Besançon, 1858, in-fol.

    Notes bio-bibliographiques

    — Sem. rel. Besançon, 1892, Notice, pp. 478, 492, 510, 540, 558. — Assoc. des anc. prof. et él. Ornans, 1887, pp. 12 et suiv. — Bull. de l’Ac. de Besançon, 1862, Notice, p. 87. — Am. de la Rel., lxxiii, 1832, pp. 21, 182­ ; Nouv. sér., iv, 1860, p. 35.

    Hist. de l’Inst. de Saint-Maur, pp. 259, 271. — La Congrégation, p. 260. — Notices biog., i, p. 65.

    Biographie

    — Vie de M. l’abbé Busson, ancien secrétaire des Affaires ecclésiastiques, chanoine honoraire, membre de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon [avec portrait], par M. l’abbé Besson. — Turbergue, libraire-éditeur, 33, rue Saint-Vincent, Besançon, 1862, in-12, pp. x-516.

     

     

    • Numéro : 335
    • Pays : France
    • Année : None