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Maxime BRULLEY DE LA BRUNIÈRE (1816-1846)

[462]. LA BRUNIÈRE (BRULLEY DE), Maxime-Paul, massacré en Sibérie, né le 18 juin 1816 à Sartrouville (Seine-et-Oise), avait commencé ses études de médecine lorsqu'il résolut de se consacrer au sacerdoce. Il fit ses cours de théologie au séminaire de Saint-Sulpice, et fut incorporé au diocèse de Paris. Etant sous-diacre en 1839, et très lié avec M. Libermann, il se rendit près de lui à Rennes, chez les Eudistes, ensuite s'associa à lui pour fonder une Congrégation ayant pour but l'évangélisation des Noirs, et partit avec lui pour Rome en 1840.
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    [462]. LA BRUNIÈRE (BRULLEY DE), Maxime-Paul, massacré en Sibérie, né le 18 juin 1816 à Sartrouville (Seine-et-Oise), avait commencé ses études de médecine lorsqu’il résolut de se consacrer au sacerdoce. Il fit ses cours de théologie au séminaire de Saint-Sulpice, et fut incorporé au diocèse de Paris. Etant sous-diacre en 1839, et très lié avec M. Libermann, il se rendit près de lui à Rennes, chez les Eudistes, ensuite s’associa à lui pour fonder une Congrégation ayant pour but l’évangélisation des Noirs, et partit avec lui pour Rome en 1840. Mais là il le quitta, revint en France, et entra le 26 mai 1840 au Séminaire des M.-E.

    Prêtre le 19 décembre suivant, il partit le 10 mai 1841 pour la Mandchourie. Il demeura dans le sud, tantôt à Kai-tcheou, tantôt à Yang-kouan. En 1845, il fit une expédition dans l’extrême nord, visita les peuplades Longs-Poils et Peaux-de-Poissons (Yu-pi-ta-tse), séjourna à San-sing, et arriva au Saghalien. Il s’arrêta chez les Kilimis, et fut massacré par quelques-uns d’entre eux, dans l’île de Waite, à environ huit lieues de Nikolaïef, en juillet 1846.

    Les lettres dans lesquelles le missionnaire raconte une partie de son voyage, et celles de M. Venault qui fut envoyé à sa recherche et découvrit ses meurtriers, offrent un réel intérêt.

    Mgr Verrolles avait écrit de lui­ : « Il est instruit, pieux, zélé, très vertueux, avec une grande pénétration et un jugement peu commun. » Lors de son premier voyage à Rome, le prélat avait demandé et obtenu, par un bref du 11 mars 1844, de pouvoir choisir de la Brunière pour son coadjuteur, et de le sacrer sous le titre d’évêque de Trémite.

     

    Notes bio-bibliographiques

    A. P. F., xvi, 1844, p. 357­ ; xviii, 1846, Voyage de Chine en Mandchourie, p. 116­ ; Ib., pp. 121, 128­ ; xx, 1848, Chez les Peaux-de-Poissons, p. 194­ ; xxiv, 1852, pp. 117, 127, 133­ ; xxxiv, 1862, pp. 471, 477. — Am. de la Rel., cxv, 1842, p. 74.

    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. — Mgr Verrolles et la miss., pp. 157 et suiv., 206 et suiv., 261 et suiv. — Les miss. cath. dans l’Inde, Tab. alph. — Vie du R. P. Libermann, pp. 313, 330 et suiv. — La Coch. et le Tonk., p. 236. — Arm. des Prél. franç., p. 246.

    • Numéro : 462
    • Pays : Chine
    • Année : 1841