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Charles BROTELANDE (1849-1908)

[1166]. BROTELANDE, Marie-Charles-Alexandre, né à Cirey-sur-Blaise (Haute-Marne) le 15 juin 1849, fit ses études chez le curé de Cirey, puis au petit et au grand séminaire de Langres. Il entra minoré au Séminaire des M.-E. le 15 septembre 1871, ayant eu la douleur de voir, à la nouvelle de son départ, sa mère tomber gravement malade sans espoir de guérison. Ordonné prêtre le 7 juin 1873, il partit pour le Japon le 2 juillet suivant. Il fut d'abord professeur dans la ville de Tôkiô, à l'école de Bansho, que l'on transféra peu après à Kanda.
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    [1166]. BROTELANDE, Marie-Charles-Alexandre, né à Cirey-sur-Blaise (Haute-Marne) le 15 juin 1849, fit ses études chez le curé de Cirey, puis au petit et au grand séminaire de Langres. Il entra minoré au Séminaire des M.-E. le 15 septembre 1871, ayant eu la douleur de voir, à la nouvelle de son départ, sa mère tomber gravement malade sans espoir de guérison. Ordonné prêtre le 7 juin 1873, il partit pour le Japon le 2 juillet suivant. Il fut d’abord professeur dans la ville de Tôkiô, à l’école de Bansho, que l’on transféra peu après à Kanda. En 1876, lors de la division du Japon en deux vicariats apostoliques, il fit partie du Japon septentrional.

    À la fin de 1877, Mgr Osouf l’envoya à Sendai, en qualité de professeur de français, parce que les missionnaires n’avaient pas le droit, comme prédicateurs de l’Evangile, de séjourner dans l’intérieur du pays, et devaient cacher leur véritable condition sous un titre scientifique quelconque­ ; il y resta jusqu’en février 1882, et réussit à former une nouvelle chrétienté. Ensuite la direction de l’école des catéchistes, instituée à Tôkiô, lui fut confiée. Ses leçons, méthodiques et pratiques, furent imprimées en deux volumes sous le titre de Kôkyô shakugi (Catéchisme expliqué), et elles rendent toujours service.

    Dans les derniers mois de 1884, on le nomma curé d’Asakusa, chrétienté qu’il fonda en réunissant à Saruyamachi les fidèles dispersés dans les environs.

    Bientôt, le mouvement des conversions, 87 à 190 chaque année, l’obligea de transporter sa résidence à Mukoyanagibara. En 1886, pendant une épidémie de choléra, le missionnaire visita chaque jour plusieurs hôpitaux dans Kioto, et assista un grand nombre de moribonds. En 1888, il éleva l’église de sa paroisse avec le concours de M. Papinot­ ; il fonda une société de secours mutuels, et, à partir de 1889, lutta vigoureusement contre l’esprit d’indifférentisme qui envahissait le Japon. Sa paroisse continuait d’être prospère, quand il mourut le 15 septembre 1908 à Asakusa­ ; il fut enterré au cimetière d’Ueno.

    Sur son lit de mort il avait souvent répété­ : « Demandez pour moi la patience », et encore­ : « Je remercie bien le bon Dieu d’avoir toujours pu travailler. » C’était le résumé de sa vie­ : patience et travail.

     

    Bibliographie.

    Kôkyô shakugi (Catéchisme expliqué). — Tôkiô, 1887­ ; 2e édit., 1895, 2 vol. in-12, pp. 432, 526.

    Fukyô bidan (Evangélisation des sauvages [Les sauvages Bahnars]). — Tôkiô, 1893, in-12, pp. 380.

     

    Notes bio-bibliographiques

    C.-R., 1879, p. 12­ ; 1882, p. 12­ ; 1884, p. 14­ ; 1885, p. 26­ ; 1886, p. 29­ ; 1888, p. 36­ ; 1890, p. 46­ ; 1891, p. 29­ ; 1894, p. 46­ ; 1895, p. 49­ ; 1896, pp. 43, 56­ ; 1899, p. 50­ ; 1902, p. 12­ ; 1903, p. 7­ ; 1904, p. 6­ ; 1905, p. 5­ ; 1907, p. 10.

    — Sem. rel. Langres, 1908, Sa mort, p. 697­ ; Ib., Notice, p. 718­ ; 1909, Notice, pp. 364, 391, 401.

    La Rel. de Jésus, ii, pp. 272, 380, 560.

    • Numéro : 1166
    • Pays : Japon
    • Année : 1873