Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Joseph BRICAUD (1850-1929)

BRICAUD Joseph (1850- 1929) [1296] BRICAUD Joseph, Honoré, est né à Ligné, dans le diocèse de Nantes (Loire Atlantique), le 18 août 1850. Il fit des études laborieuses, qui ne furent pas toujours couronnées de succès. Il était indécis sur sa vocation. Survint la guerre franco-allemande, quand il atteignait sa vingtième année. Il se mit à la disposition du Général de Charette. A l'armistice, il réussit à résilier son engagement militaire. Puis, il entra au Séminaire de Nantes. Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1875.
Add this

    [1296] BRICAUD Joseph, Honoré, est né à Ligné, dans le diocèse de Nantes (Loire Atlantique), le 18 août 1850. Il fit des études laborieuses, qui ne furent pas toujours couronnées de succès. Il était indécis sur sa vocation. Survint la guerre franco-allemande, quand il atteignait sa vingtième année. Il se mit à la disposition du Général de Charette. À l'armistice, il réussit à résilier son engagement militaire. Puis, il entra au Séminaire de Nantes. Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1875.

     

    Deux mois après son ordination sacerdotale, le 14 août 1875, il entra aux Missions Etrangères de Paris, et partit pour la Mission de Pondichéry, le 2 novembre 1876. Il débarqua le 30 novembre 1876. Il fut aussitôt nommé comme professeur au Collège colonial. Il enseigna là pendant deux ans, qui furent pour lui des années de mortification, car il désirait être missionnaire missionnant. Il fut exaucé en 1878. Mgr. Laouënan l'envoya d'abord à Konaipatty, mais ce ne fut que pour quelque temps.

     

    C'est en 1879 qu'il prit possession du poste de Kakavéry qu'il occupa jusqu'à sa mort. Kakavéry était situé dans la Mission de Kumbakoman, nouveau diocèse détaché de Pondichéry. Kakavéry était un district grand comme un diocèse de France. Mais le Père Bricaud, ardent Chouan de 29 ans, ne demandait qu'à se dépenser au service de Dieu et des âmes. En quelques lignes dans une lettre écrite à cette époque, il donne le plan de toute sa vie apostolique :"Faire la connaissance de 3.000 néophytes baptisés durant la famine, les organiser, les former à la vie chrétienne ; telle était la tâche qui m'incombait, tâche assurément au-dessus de mes forces, car je n'étais qu'un jeune missionnaire inexpérimenté, ne sachant que quelques mots de tamoul. Néanmoins, je l'acceptai, j'allai de l'avant : aidé un seul catéchiste, celui-là même qui les avait préparé sommairement au baptême. Je les répartis en groupes de 30 à 40 ans, et je m'efforçai de combler les lacunes de leur instruction religieuse.'

     

    Il eut à lutter pour la préservation de son troupeau que décime l'émigration vers des régions moins ingrates. Il leur cherche et leur trouve du travail, favorise la fondation de nouveaux foyers chrétiens, ouvre un orphelinat pour les petits abandonnés. Surtout, il s'attache à l'instruction de ses néophytes, en multipliant sermons et catéchismes.

     

    Etant donné l'étendue de son district, il doit aller visiter les chrétiens éparpillés dans de nombreux villages. Installé dans sa charette à boeufs, bien calé entre ses caisses d'ornements et de ravitaillement, il passe d'un centre à l'autre, infatigable, menant de front l'évangélisation des païens, l'instruction catéchistique pour la formation des néophytes, la construction de ses églises, et aussi la conduite de procès interminables pour des questions matérielles.

     

    Il a toujours réglé minutieusement sa vie spirituelle. Les exercices de piété ont leur place marquée dans la journée, et il considère la célébration eucharistique comme le centre de sa vie missionnaire.

     

    Sous l'écorce rugueuse du Père Bricaud, battait un coeur d'or : il aimait beaucoup ses ouailles. Il aimait à recevoir ses confrères. Il fut un prêtre de grande foi, et un homme d'action : une action méthodique et bien coordonnée, qui devait donner les meilleurs résultats.

     

    Après tant d'efforts, il mourut à Bangalore le 12 novembre 1929. Il laissait derrière lui une magnifique fondation, avec 7 églises, plusieurs écoles et un orphelinat. C'est ainsi que de vaillants missionnaires français ont bâti l'Eglise en Inde et en Asie.

     

     

     

     

     

    Références biographiques

    AME décembre 1876 p. 46. 1893 p. 237. 1898 p. 310. 311. 1902 p. 287. 290. 1904 p. 285. 1905 p. 271. 272. 1910 p. 289. 1912 p. 305. 1913 p. 300. 1921 p. 134. 1926 p. 159. 160. 1927 p. 161. 1929 p. 337. 1931 p. 294. 375. 1932 p. 289. 1933 p. 377. 1982 p. 209.

    BME 1926 p. 324. 1929 p. 509. 1930 p. 62. 1953 p. 403. 1956 p. 327. 329. 336. 344. 345. 346.

    EC RBac 186.

     

     

    • Numéro : 1296
    • Pays : Inde
    • Année : 1876