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Germain BOYER

[3348] BOYER Germain, Jean, Paul Missionnaire Kweiyang - Hwalien ------------
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    Germain, Jean, Paul BOYER naquit le 29 mai 1903, à Mireval-Lauragais, à quelques kms de Prouille, diocèse de Carcassonne, département de l'Aude. Il était le troisième d'une famille de six enfants. Après ses études primaires à Mireval, Germain entra au petit séminaire de Castelnaudary où il fit de solides études classiques avec une prédilection marquée pour La Fontaine qu'il aimait citer. En 1921, il se dirigea vers le  grand séminaire de Carcassonne où il ne séjourna qu'une année.

     

    Le 16 septembre 1922, il entra laïque, au séminaire des Missions Etrangères. Pendant sa formation cléricale, il accomplit son service militaire dans l'infanterie coloniale, avec le grade de sous-lieutenant. Ordonné prêtre le 24 septembre 1927, il reçut sa destination en février 1928, pour le vicariat apostolique de Kweiyang, qu'il partit rejoindre le 16 avril 1928. Il s'embarqua à Marseille, à bord du "Général Metzinger", le vendredi 19 avril 1928.

     

    M. Germain Boyer passa à Hanoï, et prit la route du Yunnan pour gagner sa mission. À partir de Kun-ming, il voyagea en chaise à porteur, et au bout d'une dizaine de jours, atteignit la première paroisse de la province du Kweichow. Enfin, en 2h.15, grâce au service d'autobus entre Ganchouen et Kweiyang, il arriva à Kweiyang le 30 juin 1928 où il retrouva M.Signoret. Le félibre provençal accueillit son compatriote occitan par une chanson: "Tu chanteras, tu chanteras, mon frère, c'est en chantant qu'on passe au Kweichow

     

    Pour l'étude de la langue et sa formation apostolique, Mgr. François Seguin envoya M. Boyer à Touchan, chez M. Louis Puech. En mai 1929, il fut nommé vicaire à Tinfan chez le futur Mgr. Larrart, à deux étapes au sud de Kweiyang. En octobre 1930, il devint curé de Tcha-tso, à 35-40 kms au nord de la capitale. En juillet 1933, il fut nommé à Tong-tcheou au sud, à deux étapes au delà de Tinfan. Dans ce district, territoire d'environ 100 kms sur 80, il trouva un noyau de vieux chrétiens solides dans la foi, mais il se dépensa sans compter auprès de nouveaux chrétiens ébranlés par les troubles des dernières années, en cette région.

     

    En août 1936, M. Boyer céda son district au P. Charles Tcheou, et vint au petit séminaire de Lou-Tsong-Kouan prendre un cours de nouveaux élèves et servir de bras droit à M.Grimard. Il eut du mal à se faire à cette vie sédentaire. En octobre 1937, il fut nommé curé de Kiang-Long, gros marché, à cinq étapes de Kweiyang, vers le Sud-Ouest. Au village de Houai-Ouang, il termina la construction d'une belle chapelle bénite le 21 mars 1938, par M.Lanco.Le plus grand nombre de ses chrétiens étaient des Pou I, très sensibles à la musique. M. Boyer apprit leur langue pour la conversation courante.; pendant les mois d'hiver; il les visitait amenant avec lui sa mandoline qu'il grattait agréablement.

     

    En 1942, M. Boyer remplaça M.Duris à Tchen-Lin; Là, vers 1948, il s'interessa aux lépreux. Ces derniers, chassés par leur famille se cachaient dans les montagnes. Il les visita, les soigna, et peu à peu fut amené à s'en occuper à plein temps. Leur nombre atteignait la centaine lors de l'arrivée des communistes qui mirent M.Boyer en résidence forcée à Chenning jusqu'à son expulsion de ce poste le 14 décembre 1951.

     

    Arrivé à Hong-Kong le 7 février 1952, il prit l'avion pour Paris où il atterit le 25 février 1952. Le petit sémnaire de Montbrison manquant de personnel, et à la demande de son supérieur, M. Boyer accepta le poste de surveillant et prit en charge  la catéchèse pour les élèves de 7ème et 8ème. Il y resta deux années scolaires.

     

    En avril 1954, il demanda à repartir en mission; affecté à la préfecture apostolique de Hwalien, il s'embarqua le 22 septembre 1954, à bord du "Cambodge" pour sa nouvelle destination où il arriva le 13 novembre 1954. Nommé au poste de She-ou-feng (Choufong) un peu au sud de Hwalien, chez les aborigènes Amitsu, dont il apprit et maitrisa la langue, il eut en charge plusieurs villages importants dépassant un millier de catéchumènes. Dans ses nombreux villages chrétiens, il éleva des oratoires et fonda des districts. Ses élèves-catéchistes l'aidèrent à recueillir des mythes amitsu, et à traduire en cette langue le catéchisme chinois.

     

    En septembre 1956, le P. Wang-Pu-Rung, fondateur du district de Fu-Tien fut nommé curé de la cathédrale à Hwalien; M. Boyer lui succéda à Fu-Tien. Sous sa direction, ce district se développa; en novembre 1957, fut fondé le district de Feng-Pin, détaché de celui de Fu-Tien. En janvier 1959, il laissa sa résidence de Fu-tien à M. Pourias, son vicaire, et alla se fixer au village amitsu de Tama tout proche de la gare de Koang-fu ; en avril 1959, Tama devint à son tour, centre de district, confié à M. Boyer. Il y construisit une résidence bénite le 21 décembre 1959, y fonda un dispensaire vers1960, et une école enfantine en 1961. Au village de Tats'uen, il refit l'église endommagée par un typhon, et bâtit une salle de réunion. Tout en s'occupant de ses nombreux catéchumènes, de cinq chrétientés, il aida ses confrères dans la formation permanente des catéchistes.

     

    Après un congé en 1962, M. Boyer retrouva Tama, le 9 décembre 1963. Il se mit à l'étude du dialecte formosan. En 1966, il entreprit la construction  de l'église de Tama.bénite le 9 juillet 1967

     

    Mis en semi-retraite à Jouisui, tout en assurant la messe aux soeurs franciscaines, il s'occupa des villages amitsu de banlieue, et prit contact avec le monde taiwannais. De nouveau envoyé à Tama il était assistant de M. Redoutey en 1975.

     

    Le 23 septembre 1977, son état de santé étant meilleur, il fêta  ses cinquante ans de sacerdoce. Mais le 17 octobre 1977, il mourut à l'hôpital de Sintchen  où il était en traitement depuis deux mois. Selon son désir, il fut inhumé à Tama (Vataan) au milieu de ses chrétiens, obsèques ferventes sous la présidence de Mgr. Kia, avec la présence inopinée de l'évêque de Fatima (Portugal) et de plus de deux mille chrétiens.

     

    Références bibliographiques

     

    AME 1938 p. 218.

    CR 1928 p. 171. 1934 p. 77. 1935 p. 79. 1938 p. 87. 1955 p. 26. 1960 p. 40. 1961 p. 38. 1962 p. 48. 49. 1963 p. 59. 1964 p. 30. 1965 p. 55. 1966 p. 61. 62. 1967 p. 46. 49. 1968 p. 135. 136. 1969 p. 53. 55. 1974-76 p. 93. 94.

    BME 1928 p. 256. 446. 562. 1929 p. 431. 1930 p. 810. 1933 p. 696. 1936 p. 233. 742. 1937 p. 650. 724. 869. 1938 p. 335. 688. 1939 p. 348. 564. 1940 p. 489. 550. 1948 p. 180. 1950 p. 334. 1952 p. 198. 278. 1954 p. 598. 783. 1124. 1144. 1955 p. 39. 40. 145. 244. 452. 453. 637. 779. 899. 1082. photo p. 136. 1956 p. 70. 71. 164. 778. 779. 890. 1075sq. 1957 p. 161. 162. 352. 634. 1958 p. 67. 68. 362. 644. 853. 1959 p. 166. 264. 535. 536. 629. 631. photo p. 422. 1960 p. 174. 459. 460. 540. 1961 p. 308. 381. 489.

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    MDA 1948 p. 94. 1954 p. 172. 1955 p. 184.

    EC1 N°  513. 514. 557. 565. 713. 722. NS. 2P46 - 6P177 - 35P275 - 47P390 - 54P206 - 70/C2 - 84P110 - 86P184 - 113/C3.

    MEM 1977 p. 113.

     

    • Numéro : 3348
    • Pays : Chine Taiwan
    • Année : 1928