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Joseph BOYER (1824-1887)

[661]. BOYER, Joseph-André, né le 18 juin 1824, dans la paroisse de Saint-Jean-de-Malte à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), fit ses études dans sa ville natale. Ordonné prêtre le 14 juin 1851, il demanda la permission d'entrer aux M.-E. ; son archevêque la lui ayant refusée, il alla à Rome la solliciter de Pie IX, qui lui dit d'obéir à l'autorité ecclésiastique de son diocèse.
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    [661]. BOYER, Joseph-André, né le 18 juin 1824, dans la paroisse de Saint-Jean-de-Malte à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), fit ses études dans sa ville natale. Ordonné prêtre le 14 juin 1851, il demanda la permission d’entrer aux M.-E.­ ; son archevêque la lui ayant refusée, il alla à Rome la solliciter de Pie IX, qui lui dit d’obéir à l’autorité ecclésiastique de son diocèse. Il fut d’abord professeur au petit séminaire d’Aix­ ; puis, l’archevêque, Mgr Darcimoles, ayant mis comme condition à son départ, qu’il fonderait une paroisse, il créa celle de Mas-Thibert, en Camargue­ ; il obtint alors l’autorisation de se présenter au Séminaire des M.-E., où il entra le 16 janvier 1854.

    Il partit pour la Mandchourie le 25 août de la même année. En se rendant par mer de Chang-haï dans sa mission, il fut attaqué par des pirates­ ; un de ses compagnons, J. Biet, fut massacré, et lui-même contraint de revenir au port. Il se rembarqua peu après, et cette fois, arriva sans encombre à Yang-kouan, puis à Tcha-keou. Là il se mit à l’étude de la langue, qu’en peu de mois il posséda au point de surprendre ses professeurs païens. On lui confia le poste de Pa-kia-tse où il ne tarda guère à obtenir des résultats. Il établit un couvent de vierges chinoises destiné à former de bonnes maîtresses d’école­ ; un noviciat pour les jeunes filles appelées à la vie religieuse­ ; un orphelinat et une école préparatoire aux études latines.

    Nommé provicaire, il se rendit à Ing-tse pour diriger la mission pendant que Mgr Verrolles assistait au concile du Vatican et séjournait en France jusqu’en 1875. On lui confia ensuite le poste de Cha-ling, et en 1881, il retourna dans la région septentrionale.

    Cinq ans plus tard, le 13 avril 1886, il fut nommé coadjuteur de Mgr Dubail avec le titre d’évêque de Myrina, et préconisé le 10 juin­ ; le 16 août suivant, il reçut la consécration épiscopale à Ing-tse. Il avait été bon missionnaire­ ; il n’eut pas le temps de donner sa mesure comme évêque. En février 1887, il entreprit, dans le Hei-long-kiang, une tournée pastorale au cours de laquelle il mourut le 8 mars de la même année, à Pa-ien-sou, où il venait d’arriver.

     

    Armes

    — D’azur à deux jonques chinoises sur une mer mouvant de la pointe, surmontées d’une croix au lieu d’honneur et accostées des lettres MA et ME, le tout d’argent.

    Devises

    — Spes contra spem. — Periculis latronum in mari.

     

    Bibliographie

    Imitation de Notre-Seigneur Jésus-Christ. — Imprimerie de Nazareth, Hong-kong, 1907, in-12, pp. 412.

     

    Notes bio-bibliographiques

    C.-R., 1872, p. 43­ ; 1874, p. 2­ ; 1875, p. 2­ ; 1876, p. 2­ ; 1878, p. 64­ ; 1881, p. 5­ ; 1885, p. 15­ ; 1886, pp. 5, 9­ ; 1887, p. 221­ ; 1899, p. 79.

    A. P. F., lix, 1887, Sa mort, p. 262.

    A. S.-E., xiii, 1861, p. 369­ ; xxiii, 1872, p. 151­ ; xxviii, 1877, p. 33.

    M. C., vii, 1875, p. 206­ ; x, 1878, p. 334­ ; xvii, 1885, p. 172­ ; Ib., Son sacre, p. 555­ ; xix, 1887, Sa mort, p. 167­ ; Ib., Son éloge funèbre, p. 239.

    — Sem. rel. Bayeux, 1878, Mort de Mgr Verrolles, pp. 419, 427.

    Les miss. cath. franç., iii, pp. 367 et suiv. — Arm. des Prél. franç., p. 246.

    Eloge funèbre de Mgr Joseph-André Boyer, évêque titulaire de Myrina, coadjuteur du vicaire apostolique de Mandchourie, prononcé en l’église Saint-Jean-de-Malte d’Aix, sa paroisse natale, le samedi 2 avril 1887, par M. l’abbé Guillibert, vicaire général d’Aix. — Imprimerie J. Nicot, 16, rue du Louvre, Aix, 1887, in-8, pp. 35.

    • Numéro : 661
    • Pays : Chine
    • Année : 1854