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François-Louis BOURLÈS (1873-1911)

[2435]. BOURLÈS, Jean-François-Louis-Marie, né à Guimiliau (Finistère) le 30 octobre 1873, fit ses études au collège de Saint-Pol-de-Léon, et passa l'année 1895-1896 au grand séminaire de Quimper. Il entra tonsuré au Séminaire des M.-E. le 10 septembre 1896. Prêtre le 25 juin 1899, il partit le 26 juillet suivant pour la Mandchourie septentrionale. Après être demeuré quelque temps à Harbine et à Hou-lan, il fut chargé du district de Long-ouan, sous la direction de M. Cubizolles, supérieur du séminaire.
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    [2435]. BOURLÈS, Jean-François-Louis-Marie, né à Guimiliau (Finistère) le 30 octobre 1873, fit ses études au collège de Saint-Pol-de-Léon, et passa l’année 1895-1896 au grand séminaire de Quimper. Il entra tonsuré au Séminaire des M.-E. le 10 septembre 1896. Prêtre le 25 juin 1899, il partit le 26 juillet suivant pour la Mandchourie septentrionale. Après être demeuré quelque temps à Harbine et à Hou-lan, il fut chargé du district de Long-ouan, sous la direction de M. Cubizolles, supérieur du séminaire. Lors de la révolte des Boxeurs en 1900, il se réfugia chez une famille chrétienne qui habitait une maison isolée, et à la moindre alerte, il se cachait dans les roseaux d’un marécage voisin. Il vécut ainsi pendant plusieurs mois.

    Lorsque la paix fut revenue, il succéda à Régis Souvignet, massacré à Hou-lan. Il fit de nombreuses conversions, ouvrit des écoles et des catéchuménats dans plusieurs stations. En 1908, il fut placé à Neu-ngan-sien, et, deux ans plus tard, à Harbine­ ; il s’installa dans le quartier appelé Fou-kia-tien. La peste ayant éclaté, il organisa un hôpital, et y donna asile à autant de pestiférés que la maison en pouvait contenir. En les soignant, il fut atteint par le fléau. Il se rendit aussitôt compte de la gravité de son état­ : « C’est fini, dit-il, encore deux jours et je ne serai plus de ce monde. » Il mit ordre à ses affaires, reçut le saint Viatique et l’Extrême-Onction, et mourut deux jours plus tard, le 13 janvier 1911, victime de la charité qu’il avait déployée envers les malades. Il fut enterré dans le cimetière de Harbine, près d’un médecin français, le Dr Mesny, frappé de la même maladie dans les mêmes circonstances.

     

    Notes bio-bibliographiques

    C.-R., 1900, p. 70­ ; 1902, p. 94­ ; 1903, p. 74­ ; 1904, p. 85­ ; 1905, p. 54­ ; 1906, p. 74­ ; 1907, p. 95­ ; 1908, p. 63­ ; 1909, p. 77­ ; 1910, p. 72­ ; 1911, pp. 62 et suiv.

    A. P. F., lxxxiii, 1911, p. 161.

    M. C., xliii, 1911, pp. 61, 97.

    A. M.-E., 1901, Six mois de persécution, p. 189­ ; Ib., p. 217­ ; 1906, p. 211­ ; 1911, Sa mort, p. 105.

    — Sem. rel. Quimper, 1901, pp. 149, 522, 556, 621, 639, 654­ ; 1911, Sa mort, p. 54­ ; Ib., p. 110. — Sem. rel. Lyon, 1911, 1er sem., p. 363.

    Le Drame de Pékin, p. 122.

     

    Portrait

    M. C., xliii, 1911, p. 97.

    • Numéro : 2435
    • Pays : Chine
    • Année : 1899