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Louis BOURGEOIS (1863-1900)

[1820]. BOURGEOIS, Louis-Marie-Joseph, né à La Chapelle-des-Bois (Doubs) le 21 décembre 1863, élève du petit séminaire de Notre-Dame de Consolation, était laïque quand il entra au Séminaire des M.-E., le 2 octobre 1884. Il reçut le sacerdoce le 22 septembre 1888, et partit le 12 décembre suivant pour la Mandchourie. Il débuta à Lien-chan, district dont on lui confia l'administration en 1889. En 1891, il fut chargé du poste de Nieou-tchouang, ainsi que de l'orphelinat agricole de Tong-kia-touen tenu par les Religieuses de la Providence de Portieux.
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    [1820]. BOURGEOIS, Louis-Marie-Joseph, né à La Chapelle-des-Bois (Doubs) le 21 décembre 1863, élève du petit séminaire de Notre-Dame de Consolation, était laïque quand il entra au Séminaire des M.-E., le 2 octobre 1884. Il reçut le sacerdoce le 22 septembre 1888, et partit le 12 décembre suivant pour la Mandchourie. Il débuta à Lien-chan, district dont on lui confia l’administration en 1889. En 1891, il fut chargé du poste de Nieou-tchouang, ainsi que de l’orphelinat agricole de Tong-kia-touen tenu par les Religieuses de la Providence de Portieux. En 1892, il passa dans le district de Kao-chan-touen, où il faillit être massacré, et où il obtint de remarquables résultats­ ; car, en six ans, il tripla presque le nombre des chrétiens et des néophytes, et fonda plusieurs stations, en particulier celles de Fei-kia-pou-tse et de Kai-yuen, malgré les obstacles que les protestants lui suscitèrent.

    En 1898, lors de la division de la Mandchourie en deux vicariats apostoliques, il fut attaché à la Mandchourie méridionale. Cette même année, il fut envoyé de nouveau à Lien-chan.

    La révolte des Boxeurs en 1900 l’y trouva. Le 12 juillet, il fut menacé par les rebelles­ ; avec un jeune missionnaire, Le Guével, dont on lui avait confié la formation apostolique, et une vingtaine de chrétiens, il se réfugia dans une vieille tour près de Tai-ta-koou, à peu de distance de Lien-chan. Les Boxeurs les suivirent. En face d’une autorité régulièrement constituée portant contre lui une sentence de mort, le missionnaire se fût incliné avec joie­ ; ayant affaire à des bandits, il se défendit. Son courage, sa force, son sang-froid étaient connus, il en donna une preuve suprême.

    Les assaillants étaient environ 500, bien armés­ ; le missionnaire avait un fusil ou deux, il répondit à l’attaque qui dura d’abord le 14 juillet toute l’après-midi. Le 15, les réguliers chinois amenèrent un canon et la bataille recommença. Le missionnaire ayant épuisé ses munitions, réduisit en morceaux les quelques piastres qu’il possédait et en chargea son fusil. Quand la poudre lui manqua, il brisa ses armes, et avec ses compagnons il attendit la mort. Vers midi les deux prêtres, Bourgeois et Le Guével, ainsi que leurs chrétiens, tombèrent entre les mains de soldats et furent décapités. C’était le 15 ou le 16 juillet 1900. Les têtes des missionnaires, portées à Ning-yuen, furent exposées sur les murs de la ville.

     

    Notes bio-bibliographiques

    C.-R., 1890, p. 7­ ; 1892, p. 14­ ; 1894, p. 11­ ; 1895, p. 15­ ; 1897, p. 13­ ; 1898, p. 11.

    M. C., xxxii, 1900, p. 348.

    A. M.-E., 1900, p. 217­ ; 1902, Sa mort, pp. 51 et suiv.

    — Bull. de N.-D. de Consolation, 1900, p. 506­ ; 1901, p. 559.

    Le Drame de Pékin, p. 99. — Les miss. cath. franç., iii, pp. 381 et suiv.

     

    Portrait.

    M. C., xxxii, 1900, p. 413.

    A. M.-E., 1902, p. 53.

    • Numéro : 1820
    • Pays : Chine
    • Année : 1888