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Jules BOURGEOIS (1856-1915)

BOURGEOIS Jules-Vincent Missionnaire Cochinchine Occidentale - Saïgon --------------
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    [1604] Jules-Vincent BOURGEOIS naquit le 05 Novembre 1856, à Bellefontaine, diocèse de Saint-Claude, département du Jura, dans une famille peu fortunée, mais très chrétienne. Au terme de ses études primaires à Bellefontaine, il fut obligé pour un temps, de renoncer à l'étude, à cause d'un mal d'yeux. Son père était menuisier, le fils travailla avec son père, et après quelques années devint un excellent ouvrier. Il consacra ses loisirs à la musique et devint membre actif de la fanfare de La Chapelle-sous-bois. Sa vue s'étant améliorée, il prit des leçons de latin chez M.Paillard, son curé.en vue de rentrer au Petit Séminaire où il  continua ses études secondaires parfois interrompues par de violentes maux de tête. Il fut un élève travailleur, appliqué et courageux.

     

    Ses études secondaires terminées, il se dirigea vers le Grand Séminaire de Lons-le-Saunier où il ne fit que passer.Avant la fin de sa première année, il partit pour l'Algérie et entra chez les Pères Blancs, à Maison-Carrée. Mais au bout d'une année, des fièvres continuelles l'obligèrent à rentrer au pays natal et à regagner le grand séminaire de Lons-le-Saunier. où il reçut le diaconat le 11 mai 1883.

     

    Le 18 Septembre 1883, il entra au séminaire des Missions Etrangères, il y compléta ses études théologiques, fut ordonné prêtre le 06 Juillet 1884, et reçut  sa destination pour le Vicariat Apostolique de la Cochinchine Occidentale (Saigon) qu'il partit rejoindre le 05 Novembre 1884.

     

    En arrivant à Saigon, il fut nommé professeur de philosophie, au séminaire; peu de temps après, il devint vicaire de M.Azémar à Lai-Thiêu pour quelques mois, et fut ensuite chargé de la paroisse de Thu-Duc. Envoyé ensuite à Bai-Xan, il s'y montra missionnaire bâtisseur, il construisit l'église et le presbytère; missionnaire agriculteur, développant la culture du riz, apprenant à ses néophytes à défricher des terrains incultes,à creuser des canaux, à construire des ponts; missionnaire apôtre,soucieux de la vie spirituelle de ses chrétiens, et de la bonne marche des écoles. Il rêvait aussi des nouvelles méthodes sociales : coopératives, mutualités, syndicats, dont il aimait parler.

     

    En 1901, profondément anémié, il dut rentrer en France où il séjourna du 06 janvier 1902 jusqu'au 10 janvier 1904; tout en se reposant dans les montagnes du Jura, il accepta  de faire un peu de ministère.

     

    En 1904, rentré dans sa mission, l'Evêque lui offrit le district de la plaine des Joncs, ce qui mit le comble à sa joie. Il y avait là des terrains immenses à mettre en valeur; la population était bien disposée à recevoir ses enseignements et ses conseils, mais les circonstances furent défavorables : l'inondation chassa les habitants, deux années de suite, il n'y eut pas de récolte, le découragement devint général. M.Bourgeois dut abandonner la partie, et  revint à Thu-Duc où Il commença une plantation d'hévéas, fonda une crèche, et resta dix ans.

     

    En 1914, le district de Ben-Tre devint vacant,  Mgr Mossard le lui proposa et il accepta. Diriger une grande paroisse ne l'effrayait pas; il aimait se tenir à la disposition de ses confrères; bientôt de nombreux catéchumènes affluèrent, il fallait parcourir des grandes distances pour visiter les postes secondaires. Au mois de novembre 1914, épuisé, il entra à la clinique du Dr.Angier à Saigon.et y séjourna deux mois. Les soins donnés arrêtèrent les progrès de l'anémie, sans guérir le malade. Son retour en France fut décidé.

     

    En Avril 1915, il passa quelque temps à Montbeton, puis au début de mai 1915, il demanda à partir pour le Jura; il passa trois semaines chez un ami aumônier d'une communauté de la plaine, et à la fin du mois de mai, il arriva dans sa famille à Bellefontaine, qui est à 1.100 mètres d'altitude. Malgré ses efforts pour dominer son mal, et la joie de revoir les siens, sa faiblesse s'aggrava à vue d'oeil.

     

    Le lundi 14 juin 1915, il demanda à recevoir les derniers sacrements, et fit écrire ses adieux à Mgr. Mossard. Le vendredi 18 Juin 1915, à 7 heures, il s'éteignit doucement. Ses funérailles furent magnifiques. Toute la paroisse y assistait, une douzaine de prêtres étaient présents pour rendre un dernier hommage à M.Bourgeois.

     

     

    Références biographiques

    AME 1909 p. 298.

    CR décembre 1884 p. 157. 1897 p. 175. 1899 p. 222. 1905 p. 169. 170. 1912 p. 210. 1913 p. 225. 1915 p. 107. 234. 254. 1926 p. 201. 1937 p. 239.

    BME 1926 p. 514.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    • Numéro : 1604
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1884