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Charles BOURDIN (1877-1937)

[2550] BOURDIN Charles, Edmond, Maximin Missionnaire Haut-Tonkin (Hung-Hoa) - Canton ---------------- Charles, Edmond, Maximin BOURDIN naquit le 2 juillet 1877, à Poitiers, paroisse Notre-Dame, diocèse de Poitiers, département de la Vienne. Après ses études au petit séminaire de Montmorillon, il se dirigea vers le grand séminaire de Poitiers où il reçut les ordres mineurs de portier-lecteur le 12 juin 1897.
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    Charles, Edmond, Maximin BOURDIN naquit le 2 juillet 1877, à Poitiers, paroisse Notre-Dame, diocèse de Poitiers, département de la Vienne. Après ses études au petit séminaire de Montmorillon, il se dirigea vers le grand séminaire de Poitiers où il reçut les ordres mineurs de portier-lecteur le 12 juin 1897.

     

    Le 8 septembre 1897, il entra au séminaire des Missions Etrangères. Le 22 décembre 1899, il reçut les seconds ordres mineurs; sous-diacre le 10 mars 1900, diacre le 24 juin 1900, il fut ordonné prêtre le 22 septembre 1900, et reçut sa destination pour le vicariat apostolique du Haut-Tonkin (Hung-Hoa). Retenu par la maladie au cours de son voyage d'adieux à sa famille, il ne partit pour sa mission que le 1 mai 1901.

     

    De 1901 à 1903, il résida à Ha-Tach où il apprit la langue viêtnamienne, et exerça la charge de vicaire; de 1903 à 1905, il travailla à Yên-Bai. De fréquents accès de paludisme l'obligèrent alors à se rendre au sanatorium de Béthanie à Hong-Kong. Son état de santé s'améliora, mais le médecin lui recommanda de ne pas retourner dans la haute région tonkinoise, sous peine de rechute grave.

     

    À l'occasion de ce séjour à Hong-Kong, M.Bourdin fit une promenade à Canton. Il rencontra Mgr.Mérel, préfet apostolique de Canton, auquel il exposa sa situation. Ce dernier venait de fonder un collège où s'enseignaient les langues vivantes: français et anglais. Fils d'une mère irlandaise, M.Bourdin s'exprimait parfaitement en ces deux langues. Mgr.Mérel lui fit des propositions de professorat dans son collège. Ainsi, M.Bourdin passa de Hung-Hoa à Canton.

     

    En 1905, il fut professeur de français et d'anglais, au Collège du Sacré-Coeur à Canton, sous les supériorats successifs de MM.Fouque, Gauthier, et Clauzet. En 1909, le nombre des élèves était de 270; le vice-roi Tcheang les honora de sa visite, le jour de la fête patronale de la maison.

     

    Quand les Petits Frères de Marie vinrent s'établir au Collège du Sacré-Coeur, M.Bourdin fut chargé de la paroisse européenne de Notre Dame de Lourdes, sur la concession de Shameen.. Caractère enjoué, tempérament généreux, toujours prêt à se dévouer, il s'attira sans effort, la sympathie de ses fidèles; s'exprimant parfaitement en anglais et en français, il était fort à l'aise avec tous.

     

    En mars 1915, atteint par la mobilisation, il rentra en France. Placé dans le service auxiliaire, mais réformé peu après, il alla s'établir au Collège du Sacré-Coeur à Aix-en-Provence. En septembre 1916, il se mit à la disposition des autorités militaires pour remplir les fonctions d'interprète dans les formations de soldats et de travailleurs viêtnamiens et chinois. Libéré en 1919, il revint au Collège du Sacré-Coeur à Aix où il resta jusqu'en 1926. Il fit alors un voyage en Irlande, au pays de sa mère; en 1927, il partit aux Etats-Unis, puis revint en France, où sa santé délicate l'obligea à prendre du repos tantôt à Aix, ou à Marseille, ou à Montbeton.

     

    En 1930, il obtint l'autorisation de se rendre de nouveau aux Etats-Unis pour prendre un ministère pastoral, mais il dut rentrer en France au bout de deux ans. Après avoir fait des séjours temporaires dans diverses communautés religieuses à Chaville, Jouarre, et Paris, Mgr. de Guébriant lui proposa la place laissée vacante au Foyer des Etudiants d'Extrême-Orient, sis à Bourg-la-Reine, par le décès de M.Blondel, le 12 février 1935. M.Bourdin s'y installa le 8 mars 1935. En 1936, après la mort de M.Bouchet, il vint à Meudon et s'occupa de quelques jeunes gens désireux de se mettre au service des missions.

     

    Durant l'été 1936, le froid le saisit à Meudon; peu après, au retour d'une exposition missionnaire à Lyon où il avait tenu le stand des Missions Etrangères, fatigué, il fut hospitalisé à Niort, puis soigné à l'hôpital St. Joseph à Paris. Se croyant guéri, il accepta un poste de surveillant au petit séminaire Théophane Vénard, à Beaupréau, où il arriva le 17 octobre 1936. Quinze jours plus tard, à bout de forces, il revint à l'hôpital St. Joseph à Paris, où il s'éteignit le 6 janvier 1937. Ses obsèques furent célébrées à la chapelle du Séminaire; sa dépouille mortelle repose au caveau des Missions Etrangères, au cimetière de Montparnasse.

     

    Références bibliographiques

     

    AME 1901 p. 219. 1911 p. 111. 1937 p. 98.

    CR 1901 p. 277. 1909 p. 136. 1911 p. 110. 1912 p. 158. 1937 p. 234. 255.

    BME 1933 p. 84. 882. 1935 p. 474. 614. 1936 p. 313. 612. 845. 924. 1937 p. 77. 225. 227. 356.

    EC1 N° 114. 211. 255. 259. 315. 272. 330. 336. 337. 341. 344. 346. 347.349. 350.

     

     

    • Numéro : 2550
    • Pays : Vietnam Chine France
    • Année : 1901