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François BOSCHET (1899-1975)

[3291]. BOSCHET François (1899-1975) né le 3 octobre 1899 à Bréhan-Loudéac (Morbihan), fut admis au Séminaire des M.-E. en 1923. Prêtre le 6 juin 1925, il partit pour la Mandchourie le 21 septembre suivant. Après létude du chinois, il fut affecté au poste de New-chwang ; en 1934, au poste de Tiehling ; puis, en 1938, fut nommé professeur au Séminaire. Après la prise du pouvoir par les communistes en 1945, il fut chargé dévacuer les séminaristes vers Taiwan ; il les installa dabord à Taichung, puis les envoya vers le Collège général de Penang.
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    [3291]  BOSCHET François, est né le 3 octobre 1899 à Bréhan-Loudéac, diocèse de Vannes (Morbihan). Avec son frère Alexis, il entra au collège St Armel à Ploermel. Il étudia là jusqu'en troisième, et entra au Petit Séminaire de Vannes, puis au Grand Séminaire. Il fut admis aux Missions Étrangères en 1923, et fut ordonné prêtre le 6 juin 1925. Il s'embarqua pour Moukden, en Mandchourie, le 21 septembre 1925.

     

    À peine arrivé dans sa mission, son évêque l'affecta à New-cwhang, comme socius du Père Vérineux, qui le quitta bientôt pour d'autres fonctions, et il devint curé de l'endroit. Cette petite ville de New-cwhang, sise en pleine brousse, à 200 km au sud de la capitale, était un district comprenant quelques centres de communautés chrétiennes, perdues dans une immense population païenne. Il dut voyager beaucoup, malgré l'absence de routes et de ponts pour aller visiter ses paroissiens. Toutefois, le gel, pendant la moitié de l'année, simplifiait les problèmes de ces parcours. En 1934, il dut aller se reposer à Hongkong. Revenu en Mandchourie, il fut envoyé dans la ville de Tiehling, où il développa de nombreuses oeuvres. Puis, après 12 ans de séjour en mission, il retourna en congé dans sa chère Bretagne, jusqu'en 1938. À son retour, il fut nommé au Séminaire comme professeur.

     

    Après l'armistice de 1945, des troubles politiques menacèrent de faire tomber le pays sous le joug des communistes. Le Père Boschet dut envoyer ses élèves au Séminaire de Chal à Pékin. Puis l'évêque évacua également les Soeurs de sa Congrégation diocésaine, en les envoyant de l'autre côté de la Grande Muraille. Ce fut le Père Boschet qui fut nommé pour les accompagner dans leur exil. Grâce à la bienveillance du Consul des USA, un groupe de trois missionnaires, y compris le Père Boschet, s'envola pour Tsingtan, où les Soeurs étaient arrivées et s'étaient installées provisoirement. Moukden, quelques jours plus tard, était envahie par les troupes communistes, et bientôt tout le pays. Le Père Boschet et les Soeurs se rendirent à Nankin où ils retrouvèrent d'autres Soeurs; le Père prit la décision de partir avec ce groupe d'une centaine de personnes pour l'île de Formose, c'est-à-dire l'île de Taiwan.

     

    À Taiwan, ils débarquèrent à Kaochiu, et après quelques semaines, s'en allèrent à Taichung, grande ville de l'Ouest, où ils retrouvèrent de meilleures conditions. Au bout de deux ans, son ancien confrère de Mandchourie, le Père Vérineux, devenu évêque et expulsé de Mandchourie par les communistes, vint retrouver le Père Boschet à Formose pour reprendre contact avec les exilés.

     

    Les deux amis, apprenant qu'un tremblement de terre venait de détruire en partie une ville de la côte ouest de l'île appelée Hwalien, résolurent de faire le voyage pour retrouver un groupe de Soeurs installées là-bas. Mgr. Vérineux pensa que cette région, où il n'y avait pratiquement rien, devait devenir le nouveau centre de ses activités, et ce fut l'origine de la mission de Hwalien.

     

    Le Père Boschet, lui, était resté à Taichung, où il s'occupait de quelques jeunes gens qui finissaient leurs études secondaires et se destinaient au Séminaire. La loi du pays interdisait à tout citoyen de quitter le pays, mais le Père Boschet finit par obtenir une autorisation spéciale pour ses séminaristes de quitter Formose pour aller faire leurs études au collège général de Penang (Malaisie) et au Séminaire de Hongkong.

     

    En 1952, Mgr. Vérineux obtint l'érection de la nouvelle préfecture apostolique de Hwalien et demanda au Père Boschet, en attendant qu'il puisse arriver à Hwalien, de faire fonction de supérieur, avec tous les droits et pouvoirs inhérents à cette charge. L'évêque arriva à Hwalien le 8 décembre 1952. Le Père Boschet resta supérieur jusqu'au 17 mars 1953, date à laquelle le nouvel évêque fit son entrée dans sa ville épiscopale.

     

    Le Père Boschet s'était installé dans un quartier populeux de la ville. Ce fut le départ d'une paroisse, la première de toutes; 20 ans plus tard, cette paroisse était dotée par le Père Boschet non seulement d'une belle église, mais d'une salle d'oeuvre et d'un jardin d'enfants, et, encore plus appréciable, d'une belle communauté de 1.600 fidèles.

     

    Deux ans après l'érection de la mission, ce fut la création d'une région missionnaire et le Père Boschet, en raison de sa grande expérience, fut nommé supérieur régional. Il édifia alors une "Maison régionale" dans un beau site très pittoresque, dans la ville de Hwalien.

     

    Mais vint l'heure du repos et de la retraite. Il s'établit à Taichung, pour être soigné par les Soeurs du Saint Coeur de Marie. Il revint à Hwalien pour offrir ses voeux de fête à Mgr. Vérineux, et avait un peu prolongé son séjour pour assister à la réunion des confrères du 2 décembre. Il rentra alors à Taichung, et célébra sa dernière messe le 5 décembre; le soir même, sa respiration devenant difficile, il dut être transporté à l'hôpital. Le dimanche 7 décembre, il eut une brusque chute de température. La fin approcha vite, et il expira le 8 décembre 1975.

     

    Le Père Boschet fut un homme de prière, et il garda toute sa vie une tendre dévotion à la Vierge Marie. Il était d'un caractère optimiste et très joyeux. Il exerça une grande influence sur ses confrères, qu'il sut garder dans la paix et une grande cohésion fraternelle. Il avait su tisser de nombreux et forts liens fraternels aussi bien avec le clergé chinois, les Religieuses chinoises, qu'avec les autorités chrétiennes ou non du pays. Il repose dans le cimetière des Pères Jésuites, près de Chang-Hua. Une semaine après son décès, un service fut célébré à Bréhan-Loudéac, en France, dans sa paroisse natale. Le Père Pencolé représentait la Société MEP. La plupart des prêtres du diocèse originaires de la paroisse vinrent entourer la famille et prier pour le repos de l'âme de notre cher confrère.

     

     

     

    Références bibliographiques

     

    AME 1925 p. 197.

    CR 1925 p. 148. 1930 p. 52. 1933 p. 252. 1935 p. 35. 1936 p. 38. 1947 p. 5. 1948 p. 13. 1949 p. 26. 1953 p. 22. 23. 1954 p. 21. 1955 p. 22. 1956 photo p. 24. 1957 p. 30. 1958 p. 35. 1960 p. 38. 1961 p. 37. 1962 p. 48. 1963 p. 58. 1964 p. 29. 1965 p. 54. 1966 p. 57. 61. 1967 p. 49. 1968 p. 135. 136. 1969 p. 53. 54. 1974-76 p. 94.

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    Enc. PdM 13P4 - 116P45 - 122P15A  - 125P43 - 139P55.

    EC1 N°  42. 50. 88. 94. 383. 398. 469. 528. 573. 680. 690. 750. NS. 4P117 - 8P237sq. - 9P258. 271 - 15P13 - 18P117 - 20P172 - 24P304 - 27P44 - 35P271. 273 - 47P329 - 54P205. 207. - 61P80A - 83P73 - 84P108 - 130P171. 176. 585.

    MDA 1953 p. 32. 1954 p. 172.


     

    • Numéro : 3291
    • Pays : Chine Taiwan
    • Année : 1925