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Pierre BORIE (1820-1891)

[510]. BORIE (DUMOULIN-BORIE), Pierre-Henri, frère du Bienheureux Pierre-Rose-Ursule, dont la notice suit celle-ci. Le véritable nom de la famille est Borie, et c'est le seul nom qui soit employé dans les actes légaux ; mais, pour désigner ses enfants, le père du missionnaire ajoutait le nom d'une de ses propriétés au nom patronymique. Pierre-Rose-Ursule fut appelé Borie du Moulin, puis Borie-Dumoulin, et enfin Dumoulin-Borie. En souvenir de lui, notre missionnaire prit, ou on lui donna le même nom.
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    [510]. BORIE Pierre-Henri, frère de Saint Pierre-Rose-Ursule. Le véritable nom de la famille est Borie, et c’est le seul nom qui soit employé dans les actes légaux­ ; mais, pour désigner ses enfants, le père du missionnaire ajoutait le nom d’une de ses propriétés au nom patronymique. Pierre-Rose-Ursule fut appelé Borie du Moulin, puis Borie-Dumoulin, et enfin Dumoulin-Borie. En souvenir de lui, notre missionnaire prit, ou on lui donna le même nom.

    Il naquit au hameau de Cors, commune de Beynat (Corrèze), le 1er janvier 1820­ ; il fit ses études au presbytère de Sionnat, aux séminaires de Servières et de Tulle. Entré minoré au Séminaire des M.-E. le 14 août 1843, il fut ordonné prêtre le 17 mai 1845, et partit le 27 février 1846 pour la mission de la Presqu’île de Malacca. Il débuta dans la chrétienté de Jong-selang avec M. Ducotey et en 1847, sur l’ordre de Mgr Boucho, il entreprit l’évangélisation des Mantras. Après une exploration des montagnes où vivaient ces indigènes, il les décida à s’établir dans des territoires inféodés au gouvernement anglais. Il se fixa à Roumbea, dans un endroit qu’il appela Doussoun Maria (bourgade de Marie)­ ; il y construisit une chapelle et deux écoles. En 1854 et 1855, nous le trouvons chargé de la paroisse de Pulo Tikus à Pinang, puis il retourne à Doussoun Maria. En 1860, un Chinois le déposséda des terrains qu’il avait défrichés­ ; en échange, le missionnaire reçut une concession à Ayer Salak, où il resta jusqu’en 1871.

    La maladie l’ayant obligé à revenir en France, il exerça le ministère dans son diocèse, en qualité de curé de Chartrier-Ferrières en 1872, et ensuite de Saint-Julien-Maumont. En 1880, plus fatigué, il se retira dans son village natal, au moulin de Cors. Il travailla à un petit ouvrage sur la Presqu’île de Malacca qu’il publia en 1886, et à un dictionnaire théorique et pratique de la langue malaise qui est resté manuscrit. Il passa ses derniers jours au sanatorium Saint-Raphaël à Montbeton (Tarn-et-Garonne)­ ; il y succomba le 31 mai 1891.

     

    Bibliographie

    — Nhanhi nhanhian meschi (Cantiques). — Vers 1850, in-12, pp. 37.

    La Presqu’île de Malacca. Les Malais et les Sauvages. — Imprimerie de J. Mazeyrie, Tulle, 1886, in-8, pp. 155, cart. et illust.

    Comp.-rend.­ : M. C., xix, 1887, p. 504.

    Id. — 2e édit., 1890, in-12, pp. 256.

     

    Notes bio-bibliographiques

    A.S.-E., xviii, 1866, Détails sur les sauvages Mantras, p. 193.

    A. M.-E., 1914, p. 79.

    — Miscell. Papers relat. to Indo-Ch., 2e sér., i, An account of the Mantras, a savage tribe in the Malay Peninsula, p. 286. — Tijdschrift. V. Ind. Taal-, Land-en-Volk, D. X, 4e sér., D. I, 1861, Notice sur les Mantras, tribu sauvage de la Péninsule Malaise, p. 413. — Le Conciliateur de la Corrèze, 1891, Notice, n° de juin.

    Les miss. cath. franç., ii, p. 390.

     

    • Numéro : 510
    • Pays : Malaisie France
    • Année : 1846