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Marc BONNECAZE (1893-1991)

[3209] BONNECAZE Marc (1893-1991) né le 27 février 1893 à Boeil-Bezing (Pyrénées-Atlantiques), fut admis au Séminaire des Missions Etrangères en 1910. Ordonné prêtre le 20 mars 1920, il partit pour la mission de Nagasaki le 27 juin suivant. Il fut dabord placé à Miyazaki, puis, en 1925, fut affecté comme professeur au Séminaire de Nagasaki, et ensuite à celui de Fukuoka, en 1929.
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    [3209] BONNECAZE Marc naquit le 27 février 1893 à Boeïl-Bezing (Pyrénées-Atlantiques), dans le dio­cèse de Bayonne. Après ses études primaires dans son village natal, il partit à Calahorra en Espagne pour y faire ses études secondaires, chez les Pères Assomp­tionnistes. Entré au sé­minaire des Missions Etran­gères le 13 sep­tembre 1910, il re­çut la tonsure le 23 septembre 1911, et les ordres mineurs le 29 septembre 1912. Bien que de santé fragile, il partit cependant pour le front pendant la Grande Guerre, dans le 161° régiment d’in­fanterie. Après sa libération il fit un stage, d’août 1916 à mars 1917, dans le diocèse de Bordeaux, avant de terminer ses études théologiques à l’Institut ca­tholique de Paris. Il reçut le diaconat le 28 février 1920, et la prêtrise le 20 mars suivant, et partit ensuite pour le diocèse de Nagasaki, le 27 juin 1920. Après l’étude de la langue japonaise, chez le père Eugène Joly, à Miyasaki, il devint à son tour curé de la paroisse, fonction qu'il exerça jusqu'en 1925. Une équipe de prêtres et de frères salésiens vinrent alors le remplacer. Après les avoir initiés au travail et aux usages du lieu, il partit pour le petit séminaire de Nagasaki. En 1930, il fut appelé à remplacer le père Justin Vion à Hibo­sashi. En 1931 il doit repartir pour Hitoyoshi, où les soeurs franciscaines ont une école maternelle prospère. Il développe la presse catholique et construit une salle de conférences, où chaque dimanche il fait des pro­jections de cinéma. En 1932 il cède sa place au père Léon Gracy et s'en va prendre quelques mois de repos à Béthanie. A son retour, il est nommé assistant du Père Frédéric Bois au petit séminaire. Le dimanche, le il s’en va dire la messe pour le petit groupe de chré­tiens d’Omuta. Omuta est une ville minière de près de 100 000 habitants, où un poste fut établi en 1895 par le père Michel Sauret. A partir de mars 1935, aban­donnant le professorat, il devient curé à plein temps de cette paroisse. Il y construit petite église et un presbytère, qui seront bénis le 18 novembre 1936. Quelques mois plus tard, il céde cette paroisse aux sul­piciens, et s'en va faire un remplacement dans une nouvelle paroisse en formation, tout en assurant des cours de philosophie et de latin au séminaire. En 1938, il part pour Kumamoto où, il remplace le père Jean-Marie Martin. Dans ce poste  les soeurs de Chauf­failles entretiennent diverses oeuvres sociales: école de commerce, orphelinat, asile pour vieillards, dis­pensaire, en collaboration étroite et amicale avec les autorités civiles.En 1941 le Japon entre en guerre. Les missionnaires sont pratiquement assignés à résidence, sans possibilité de se réunir ni même de communiquer entre eux. Durant toute cette période, la ville de Ku­mamoto est l’objet d’une protection spéciale, et les oeu­vres catholiques sont épargnées. Après la guerre le père Bonnecaze quitte son champ d’apostolat  pour aller rejoindre la partie du diocèse désormais confiée aux Missions Etrangères, dans le Nord Kyushu. Il s’y trouve chargé, avec les pères Joseph Doller et André Beignet, de tout le bassin houiller, comprenant au total 180 000 habitants répartis en trois agglomérations, où sont perdus 450 chrétiens. Il se dépense sans compter au service de ses ouvriers, les évangélisant à domicile, car ils sont trop éloignés du centre. Le 26 février 1950 il reçoit dans son église, pour leur première récol­lection, le groupe des 24 premiers jocistes japonais sous la conduite du père Murgue. Cependant, il lui faut encore déménager, en février 1953, cette fois pour le secteur rural de Shindenbaru, plus à l’est, où un village chrétien est en train de se former autour de la Trappe de la Sainte-Famille, fondée quelques années plus tôt. Il y a là une quarantaine de familles pauvres et à demi nomades qui, tant bien que mal, se sédentarisent et essaient de mettre en valeur la campagne environ­nante. En 1954 il laisse ce secteur au père Léon Grosjean pour aller s'occuper de la petite communauté chrétienne de Tagawa, la plus importante des cités minières, qui compte alors 90 000 habitants. En 1956 en effet, il ouvre dans sa paroisse une salle pour l’é­cole du dimanche, et quelque temps après une école enfantine. En 1967, après un congé de quelques mois en France, il se retire à la maison commune de Yahata. Mais il se rend encore utile, en allant souvent prêter main-forte à ses confrères missionnaires. Il passe aussibeaucoup de temps à lire et à écrire. A la fin de sa vie, icompose un catéchisme en japonais, pour les non-croyants. Il meurt le 4 août 1991.

     

     

    • Numéro : 3209
    • Pays : Japon
    • Année : 1920