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Xavier BONGAIN (1870-1917)

[ 2093 ] BONGAIN Marie-Jean-François-Xavier Missionnaire Cochinchine Occidentale - Saïgon -------------- [2093] Marie-Jean-François-Xavier BONGAIN naquit le 30 décembre 1870, à Rahon, diocèse de Saint-Claude, département du Jura.dans une famille très chrétienne. En grandissant, Xavier se fit remarquer par son caractère joyeux et ouvert, et au sortir de l'école paroissiale il entra au Petit Séminaire.
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    [2093] Marie-Jean-François-Xavier BONGAIN naquit le 30 décembre 1870, à Rahon, diocèse de Saint-Claude, département du Jura.dans une famille très chrétienne. En grandissant, Xavier se fit remarquer par son caractère joyeux et ouvert, et au sortir de l'école paroissiale il entra au Petit Séminaire.

     

    Il avait deux frères déjà prêtres, lorsque le 11 mars 1890, il rentra laïque, au Séminaire des Missions Etrangères où il se montra aspirant studieux,tout à son devoir, toujours content. Tonsuré le 21 Février 1891, minoré le 27 Septembre 1891, sous-diacre le 25 Février 1893, diacre le 15 Octobre 1893, il fut ordonné prêtre le 17 Février 1894, reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique de la Cochinchine Occidentale qu'il partit rejoindre le 28 Mars 1894

     

    Arrivé à Saïgon le 27 Avril 1894, il fut envoyé à Dât-Do, chez M. Combalbert, pour l'étude de la langue viêtnamienne. Malgré les quelques difficultés du début qu'il surmonta rapidement, il arriva à parler cette langue à la perfection.Il en continua l'étude toute sa vie,prenant plaisir à revoir le grand dictionnaire de Paulus Cua. Il savait émailler sa conversation de sentences anciennes, mais Il n'était pas né orateur, et était d'une timidité excessive quand il fallait parler en public.

     

    Au début de 1895, il fut nommé professeur au séminaire de Saïqon. il n'y resta qu'une année, car cette vie ne convenait pas à son tempérament.En Janvier 1896, Mgr. Colombert le plaça à Bo-Mua, chrétienté du district de Thu-Dau-Mot, située en pleine forêt et éloignée de ce centre d'environ cinquante kms, aux confins des territoires montagnards.Dès son arrivée,frappé par l'extrême indigence de ses chrétiens,il résolut de leur venir en aide. Il acheta quelques paires de buffles et de boeufs pour ouvrir de nouvelles rizières. Au bout de trois ans, l'aisance récompensa ses efforts. Il créa ensuite un marché au centre de sa chrétienté. Partir au loin faire du troc  devint moins nécessaire, l'école se remplit d'élèves, la vie spirituelle de ses ouailles fut mieux assurée. Il fit  le projet d'entrer en contact avec les montagnards des environs, mais il n'en eût pas le temps.

     

    En Janvier 1903, il fut nommé à Chau-Pha, vaste concession où M. Favier, curé de Baria désirait implanter des chrétiens pour leur permettre de mieux vivre.Là, tout était à créer."Mon premier soin, écrit-il, fut de bâtir une grande maison qui pût servir de chapelle et de presbytère. Puis, je louais des coolies pour défricher la forêt qui m'entourait. Aux premières pluies les buffles labouraient et nous semions" Au bout de quatre ans, un assez fort noyau de chrétiens s'étaient regroupés autour de M. Bongain.

     

    En Janvier 1908, Mgr. Mossard le nomma à Rach-Lop, chrétienté de fondation récente, peuplée d'environ  cinq cents âmes,située au centre d'une immense plaine et dépendant du district de Mac-Bac. Améliorer les rizières,assécher et défricher les marais, racheter des terres aliénées, habituer ses chrétiens au travail,  assurer leur vie spirituelle, les aider en cas disette, instruire les enfants, rendre sa maison accueillante et ouverte à tous, tel fut le programme qu'il se fixa. Il acheva le presbytère, bâtit l'école et la maison des religieuses, et fit le projet d'élever une grande église. Mais Il n'eût pas le temps de le réaliser.

     

    Vers la fin de 1911, il fut appelé à remplacer M. Favier à Baria où il fut accueilli avec joie par tous les chrétiens, car ils l'avaient apprécié durant son séjour à Chau-Pha. Sa grande préoccupation fut de renouveler l'esprit de sa paroisse et de ramener les indifférents.

     

    Au commencement de 1917, il se sentit fatigué; le 17 mars , il fut hospitalisé à la clinique du Dr. Angier; après trois jours de traitement il sembla aller mieux; mais le 24 mars1917 au matin, il fut pris d'un terrible accès pernicieux. M. Masseron, malade lui aussi, lui donna les derniers sacrements, et il expira peu après.

     

     

    Références biographiques

    AME 1894 p. 196. 1912 p. 254. 255.

    CR 1894 p. 304. 1897 p. 182. 1899 p. 213. 1917 p. 99. 200.

    BME 1931 p. 155.

    • Numéro : 2093
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1894