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Henri BON (1844-1894)

[965]. BON, Henri-François, né à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) le 4 septembre 1844, fit ses études au collège de Combrée, et entra laïque au Séminaire des M.-E. le 5 septembre 1863. Il fut employé aux procès canoniques relatifs aux Martyrs des M.-E. en Extrême-Orient, et s'acquitta de sa tâche à la satisfaction générale.
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    [965]. BON, Henri-François, né à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) le 4 septembre 1844, fit ses études au collège de Combrée, et entra laïque au Séminaire des M.-E. le 5 septembre 1863. Il fut employé aux procès canoniques relatifs aux Martyrs des M.-E. en Extrême-Orient, et s’acquitta de sa tâche à la satisfaction générale.

    Ordonné prêtre le 21 décembre 1867 et destiné au Se-tchoan occidental, il partit le 16 février 1868, avec ordre de se rendre au préalable dans les missions de la Cochinchine et du Tonkin, pour y commencer les procès apostoliques. Après un séjour de deux ans en Cochinchine, il passa au Tonkin, et comme l’instruction de la Cause des Martyrs devait exiger un temps considérable, le vicaire apostolique, Mgr Puginier, obtint le changement de sa destination. Bon devint ainsi, en 1871, missionnaire du Tonkin occidental. En 1874-1875, il fit un voyage au Se-tchoan pour y indiquer la marche à suivre dans les procès apostoliques des Martyrs­ ; il revint ensuite au Tonkin occidental.

    Résumant les travaux qu’il a faits dans cette mission pour les Causes des Martyrs, Mgr Gendreau a écrit­ : « Comme travail personnel, on peut dire que M. Bon s’est occupé de 400 Causes de Martyrs, qu’il a tenu 420 séances, interrogé des témoins dont les dépositions représentent 2 000 pages. De plus, il a traduit toutes les sentences (difficiles) que l’on a réussi à recueillir, et qui forment environ 500 pages­ ; il a également traduit en français ou en latin environ 3 000 pages, ou en a revu la traduction. C’est lui qui a conduit les Causes des Martyrs béatifiés en 1909, et celles qui restent à présenter en cours de Rome. Je l’ai aidé de mon mieux­ ; mais j’étais le bras, il était la tête­ ; et si comme quantité de travail, ma santé d’alors m’a permis d’en faire plus que lui (car sur 25 volumes de témoignages le quart à peu près revient à M. Bon), il n’en est pas moins vrai que c’est uniquement grâce à lui que tout a été conduit à bonne fin. »

    Excellent botaniste, il a enrichi les collections scientifiques de plusieurs variétés de plantes et de fleurs, dont quelques-unes portent son nom. Le Muséum de Paris, dont il était membre correspondant, lui doit d’assez nombreux envois. En récompense, il reçut du gouvernement du Protectorat la décoration du Mérite agricole et celle du Dragon de l’Annam.

    Il résida longtemps au séminaire de Ke-so. En mars 1892, les missionnaires manquant, il reçut la direction du district de Thanh-hoa­ ; mais un voyage chez les Muongs des montagnes, où il alla visiter des malades, altéra sa santé. Déchargé de son district, il s’installa à Ke-ben­ ; peu après son arrivée, il y mourut de la fièvre, le 10 décembre 1894.

     

    Ouvrage en collaboration avec M. Dronet­ :

    Bibliographie

    Manuel de conversation français-annamite. — Imprimerie de la mission, Ke-so, 1889, in-12, pp. 476.

     

    Notes bio-bibliographiques

    C.-R., 1882, p. 62.

    M. C., vi, 1874, p. 425.

    — Sem. rel. Angers, 1895, p. 166. — Œuv. Prop. Foi, Angers, comp.-rend., 1867, p. 17­ ; 1869, p. 17. — Sem. rel. Lyon, 1884, 1er sem., p. 719.

    Les miss. angev., Notice, p. 179.

    Portrait. — M. C., xxxii, 1900, p. 296. — Les miss. angev., p. 179.

    • Numéro : 965
    • Pays : Chine Vietnam
    • Année : 1868