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Lucien BOITEUX (1902-1944)

[3310]. BOITEUX Lucien (1902-1944) né le 8 fé-vrier 1902 à Surmont (Doubs), fut admis au Séminaire des M.-E. en 1921. Ordonné prêtre le 29 mai 1926, il partit le 12 septembre suivant pour la mission de Ningyuanfu. Après avoir étudié la langue à Hosi, il fut envoyé à Tchang-pin-tze, puis à Té-tchang, où il resta jusquen 1943.Il fut alors nommé curé de !a cathédrale et du district de Ning-yuan-fu. Mais, en 1944, son évêque lui demanda de retourner à Tchang-pin-tze, son ancien district pour y régler quelques affaires.
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    [3310] BOITEUX Lucien est né à Surmont (Doubs) le 8 février 1902. Un de ces oncles était missionnaire en Océanie. C’est sur ses conseils que Lucien entra au Missions Etrangères, le 15 septembre 1921. Ordonné prêtre le 29 mai 1926, il partit le 12 septembre suivant pour la mission de Ningyuanfu. Après quelques mois d’étude de la langue et d’initiation aux coutumes chinoises à Hosi, tout près de Ningyuanfu, il fut envoyé à Tchang-pin-tze. Ce poste, situé dans une région montagneuse, sur les bords du Yalong, était l’un des plus pénibles du Kientchang. Plusieurs fois par an, il parcourait les montagnes par des chemins impossibles et dangereux, afin de visiter ses chrétiens, famille par famille, suivant la tradition du Kientchang, pour s’assurer de leur persévérance et leur administrer les sacrements. Il visitait aussi les païens, parmi lesquels il avait beaucoup d’amis: un certain nombre d’entre eux demandèrent à se convertir. Mais dans les montagnes du Kientchang, il y avait aussi beaucoup de pirates, qui de temps à temps faisaient des incursions dans la plaine, pillant les maisons et emmenant les gens en captivité. Un jour, M. Boiteux réussit à libérer une famille chrétienne qu’un puissant seigneur Lolo détenait captive depuis des années. Il savait à quoi il s’exposait. Ce seigneur Lolo eut alors une haine farouche contre le missionnaire. La tête de M. Boiteux fut mise à prix et chaque sortie qu’il faisait risquait d’être tragique. Il tomba plusieurs fois dans des embuscades et ses biens furent pillés. M. Boiteux fut ensuite transféré à Té-tchang. Dans ce nouveau poste, il se mit à prêcher et à catéchiser chaque jour. Il s’intéressa aussi à la formation des filles de l’orphelinat, et fit appel pour cette tâche aux Oblates Franciscaines Missionnaires de Marie. En 1935, la vague rouge déferla sur le Kientchang. Comme Té-tchang se trouvait sur leur route, M. Boiteux partit en exode avec ses religieuses, ses orphelins et tout son personnel, pour se cacher dans les montagnes. Heureusement l’armée rouge ne fit que passer. Mais quand M. Boiteux revint à Té-tchang, il trouva sa maison complètement pillée et saccagée. Après un congé en France en 1938, M. Boiteux reprit ses activités à Té-tchang, jusqu’en 1943. Nommé alors curé de !a cathédrale et du district de Ning-yuan-fu, il espérait pouvoir mener une vie moins hasardeuse. Mais, en juin 1944, son évêque lui demanda de retourner à Tchang-pin-tze, son ancien district pour y régler quelques affaires. Son voyage devait duré une dizaine de jours et une seule étape le séparait de Tchang-pin-tze, quand il fut arrêté par les pirates et tué d’un coup de lance. Les pirates s’emparèrent de son cheval et de ses bagages, abandonnant leur victime sur le bord du chemin. C’était le 17 juin 1944. Un prêtre chinois, résidant à Ouitchenn, ville proche du lieu de l’attentat, alla recueillir le corps du défunt et le transporta chez lui.

     

    Références bibliographiques

     

    AME 1926-27 p. 197. 1932 p. 137. 187. 1933 p. 284. 1936 p. 109. 1937 p. 136. 1938 p. 87.

    CR 1926 p. 167. 1928 p. 66. 216. 1929 p. 85. 1930 p. 91. 1931 p. 94. 1932 p. 97. 99. 1937 p. 73. 74. 1938 p. 75. 1939 p. 66. 1940 p. 39. 1947 p. 245.

    BME 1926 p. 520. 705. 1928 p. 491. 561. 1930 p. 45. 178. 402. 436. 572. 807. 1931 p. 62. 147. 745. 1932 p. 128. 287. 289. 853. 935. 1934 p. 492. 636. 1935 p. 584. 1937 p. 196. 309. 725. 793. 863. 1936 p. 586. 1938 p. 110. 178. 181. 608. 1939 p. 123. 194. 195. 646. 1940 p. 610. 800. 1941 p. 614. 1948 p. 86.

    ECM 1942 : sept p. 104. déc. 191. 1944 p. 13. 1945 p. 96. 193.

    EC1 N° 111. 115. 375. 387. 438. 442.

     

     

     

    • Numéro : 3310
    • Pays : Chine
    • Année : 1926