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Henri BLANCHARD (1843-1915)

BLANCHARD Henri (1843- 1915) [895] BLANCHARD Henri, Auguste, naquit à Saint-Aignan-sur-Cher, dans le diocèse de Blois, le 16 février 1843. Il choisit le diocèse de Poitiers, et après les Ordres Mineurs, il entra au Séminaire des Missions Etrangères le 20 septembre 1862. Ordonné prêtre le 23 décembre 1865, il partit pour la Mission de Coïmbatore le 14 février 1866.
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    [895] BLANCHARD Henri, Augustin naquit à Saint-Aignan-sur-Cher, dans le diocèse de Blois, le 16 février 1843. Il choisit le diocèse de Poitiers, et après les Ordres Mineurs, il entra au Séminaire des Missions Etrangères le 20 septembre 1862. Ordonné prêtre le 23 décembre 1865, il partit pour la Mission de Coïmbatore le 14 février 1866.

     

    Il se mit avec ardeur à l'étude des langues, le tamoul et l'anglais, et fut envoyé en paroisse. À part un séjour dans le district de Sinnapallam où il dut diriger un orphelinat dans une campagne de champs de millet et de rizières, près du diocèse de Kumbakonam (aujourd'hui Salem), il passa presque toute sa vie dans la paroisse de Pallapalayam, plus près de Coïmbatore. En plus de son ministère paroissial, il eut à s'occuper d'une ferme agricole.

     

    En vrai missionnaire, il essaya de se faire tout à tous. Au cours de sa longue carrière apostolique, qui a été de près d'un demi-siècle, il s'est toujours fait remarquer par un dévouement sans bornes au bien spirituel et corporel de ses chrétiens. Il a beaucoup aimé ses néophytes, il s'est montré charitable à l'égard des malades, qu'ils soient hindous, chrétiens ou musulmans. Sa maison était un véritable dispensaire. Tout le monde avait recours à lui, pour les remèdes et les médicaments. Chaque matin, après son petit déjeûner, il se tenait à la disposition des malades, qui venaient en foule lui demander un pansement ou une consultation. Sa bonté et sa patience lui gagnaient tous les coeurs.

     

    Il avait le talent d'attirer à lui les enfants pour leur enseigner le catéchisme. Il s'était procurer un fusil à air comprimé, et le dimanche après le catéchisme, il exerçait les enfants au tir au fusil et distribuait des récompenses aux plus adroits.

     

    Toujours accueillant et prêt à rendre service à ses confrères, quand un confrère venait lui demander l'hospitalité, il se mettait en quatre pour le recevoir. Et lui, qui vivait pauvrement, modifiait son régime ordinaire pour devenir un hôte bon et généreux. Inutile d'ajouter que la bourse de notre regretté confrère était toujours vide, car sa grande charité l'empêchait de rien refuser : il se privait de tout par amour pour le prochain. La veille de la Pentecôte, le Père Blanchard se trouva très fatigué. Sa jambe droite, démesurément enflée, lui causait des douleurs très aigües. Il voulut quand même dire la messe et entendre les confessions. La nuit fut mauvaise, mais il voulut assurer la messe de la Pentecôte. Malheureusement, il eut beaucoup de peine à l'achever. Dans la soirée, on le porta à l'église pour la Bénédiction du Saint Sacrement, puis on le reporta sur son lit, qu'il ne devait plus quitter.

     

    Quelques jours plus tard, le vendredi, il fut transporté à Coïmbatore par des chrétiens. Le docteur, appelé immédiatement, dit qu'une opération s'imposait, il qu'il la ferait dimanche. Mais l'empoisonnement du sang étant très avancé, l'opération ne put se faire et le missionnaire rendit son âme à Dieu, après avoir reçu le sacrement des malades. Il est allé au Ciel célébrer ses Noces d'or de prêtrise, que nous nous préparions à célébrer sur la terre au mois de décembre 1915.

     

     

     

     

     

    Références biographiques

    CR 1890 p. 197. 1891 p. 230. 1904 p. 351. 1905 p. 312. 1906 p. 317. 1908 p. 303. 1915 p. 145. 251.

    • Numéro : 895
    • Pays : Inde
    • Année : 1866