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René BEYLS (1882-1946)

BEYLS René (1882-1946) INDE
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    [2838]  BEYLS René, Julien, Honoré, naquit le 10 novembre 1882 à Halluin, dans le diocèse de Cambrai (actuellement Lille, Nord). Il entra laïc aux Missions Étrangères, le 14 septembre 1900. Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1905, et partit pour la mission de Coïmbatore le 2 août suivant.

     

    Il se mit à l'étude des langues, l'anglais et le tamoul. Après quelques mois à l'évêché, Mgr. Roy l'envoya dans les montagnes Nilgiris, comme vicaire du Père Tignous, à Wellington. Il s'initia là au ministère et au bout de deux ans, il fut envoyé comme curé à Érode, dans la plaine de Coïmbatore. Il resta trois ans dans ce champ d'apostolat plutôt aride, et fut nommé supérieur de l'orphelinat St Michel de Coïmbatore. Il trouva là des enfants qui étaient employés comme apprentis à l'École industrielle, près de l'évêché, et pour pouvoir les suivre, il fut aussi nommé assistant du Père Perrin, directeur de cette école.

     

    Vers 1913, le Père L. Boulanger, assistant du supérieur général à Paris, de passage à Coïmbatore à son retour d'une visite en Extrême Orient, proposa au Père Beyls d'aller à Hong Kong comme assistant du Père Monnier, directeur de l'importante imprimerie de Nazareth, avec la perspective de lui succéder, le cas échéant. Le Père Beyls accepta, mais malheureusement, il ne put s'acclimater au climat de Hong Kong, et quelques mois après, il dut rentrer en France pour se soigner. En 1914, la grande guerre éclata et il fut mobilisé. Les hostilités terminées, il revint à Coïmbatore et fut alors nommé curé de Kotagiri, aux Nilgiris. Il n'y resta pas lontemps, car il fut rappelé à Coïmbatore comme directeur de l'École industrielle, qu'il connaissait déjà. Il agrandit les chantiers, réorganisa le travail des ouvriers et des apprentis, bâtit une construction pour y mettre les bureaux d'administration et il se fit un plaisir de donner du travail aux catéchumènes de la paroisse de la cathédrale, pour leur permettre de gagner leur vie.

     

    Soudain, en 1924, des affaires de famille le rappelèrent en France. Mgr. de Guébriant, alors supérieur général, connaissant les aptitudes techniques du Père Beyls, l'envoya à Rome organiser le Pavillon missionnaire à l'exposition du Vatican, en 1925.

     

    De retour dans sa mission, fin 1930, il fut nommé curé de la paroisse du Sacré Coeur d'Ootacamund, aux Nilgiris. Il construisit les deux belles tours de cette église qui domine toute la vallée du Charing Cross et du Jardin Botanique. Puis, quand Mgr. de Guébriant vint en Inde pour sa visite aux Missions, il demanda au Père Beyls de l'accompagner en Inde et en Birmanie.

     

    Succédant à Mgr. Roy qui s'en alla prendre sa retraite aux Nilgiris, Mgr. Tournier dut faire des changements dans le personnel de la mission. Le Père Panet, qui était procureur, demanda un poste moins difficile, et devint aumônier des Soeurs Franciscaines Missionnaires de Marie à Ootacamund, et c'est le Père Beyls qui le remplaça à Coïmbatore comme procureur, fin 1932. Non seulement il fit construire la belle église du Christ-Roi, dans un quartier de la ville où le Père Chervier était curé, mais, comme trésorier de la mission, il fut d'une grande compréhension pour aider les missionnaires préposés aux conversions des Parias, qui, à cette époque où Gandhi prêchait contre l'intouchabilité, demandaient à devenir chrétiens. Les Pères Chervier et Audiau purent ainsi mener à bien leur oeuvre d'évangélisation des campagnes du Coïmbatore.

     

    Vint alors la nomination du premier évêque indien de Coïmbatore, Mgr. Bernadotte Oubagarasamy, succédant à Mgr. Tournier en 1940. Tous les missionnaires français durent quitter le diocèse pour travailler aux Nilgiris. Et c'est à Mysore même que le Père Beyls alla trouver Mgr. Feuga, nouvel évêque de Mysore, qui le garda comme procureur.

     

    Toutefois, sa santé se détériorait peu à peu, et il dut demander un poste de demi-repos. Il fut alors nommé aumônier au Collège St Joseph de Coonoor, aux Nilgiris, dirigé par les Frères de St Patrick. Il y resta six mois, et se retira chez le Père Cappelle, curé de Ste Marie, à Ootacamund. Ce fut sans doute très gentil de la part du Père Cappelle de donner asile à son compatriote d'Halluin, mais le Père Beyls trouva que parfois, on était un peu "dur" pour lui. Il offrit prières et souffrances dans le calme de sa dernière retraite et mourut à Ootacamund, le 20 juin 1946. Sa dépouille mortelle repose dans le cimetière paroissial de la paroisse Ste Marie.

     

     

     

    Références bibliographiques

     

    AME 1905 p. 376. 1915-16 p. 93. 1923 p. 230.

    CR 1905 p. 288. 1907 p. 300. 1908 p. 261. 1910 p. 278. 1919 p. 112. 1921 p. 129. 1926 p. 165. 1931 p. 252. 254. 1932 p. 285. 1934 p. 217. 1935 p. 225. 1936 p. 215. 1938 p. 260. 1939 p. 204. 1947 p. 369. 1951 p. 136. 160.

    BME 1922 p. 184. 1923 p. 583. 1924 p. 807. 1925 p. 379. 442. 1926 p. 242. 261. 639. 1929 p. 63. 1931 p. 163. 234. 1932 p. 74. 77. 79. 388. 477. 556. 1933 p. 164. 473. 1934 p. 508. 832. 887. 1935 p. 68. 76. 221. 451. 1936 p. 221. 534. 1937 p. 539. 1938 p. 351. 352. 415. 1940 p. 435. 826. 1941 p. 63. 276. 1955 p. 419.

    EC1 N° 84. 101. 107. 110. 113. 119. 190. 205. 209. 446.

    • Numéro : 2838
    • Pays : Inde Hongkong France
    • Année : 1905