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Jean-Baptiste BESOMBES (1833-1867)

BESOMBES, Jean-Baptiste (1833-1867) VIETNAM
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    [740]. BESOMBES, Jean-Baptiste-Joseph, vit le jour au hameau de Zénières, commune de Saint-Symphorien (Aveyron), le 8 mai 1833. Il fit ses études au collège d’Espalion, au petit séminaire de Saint-Pierre et au grand séminaire de Rodez, entra sous-diacre au Séminaire des M.-E. le 2 juillet 1857, fut ordonné prêtre le 18 décembre 1858, et envoyé dans la Cochinchine orientale le 20 février 1859. Le vaisseau sur lequel il se trouvait ayant dû relâcher à Singapore par suite d’avaries, il attendit plus d’un an avant de pouvoir passer dans sa mission. En 1860, il partit pour Saïgon et fut placé à Tha-la­ ; peu après il alla à Tan-trieu et à Bien-hoa. Son énergie y fit merveille. Des bandes de pillards ravageaient le pays­ ; il organisa ses chrétiens non seulement pour la défensive, mais aussi pour l’offensive. Son courage égalant son esprit d’initiative, il se fit assez craindre des ennemis pour les maintenir en respect. La paix conclue entre la France et l’Annam, il se rendit enfin dans sa mission, c’était en 1862­ ; il n’y trouva que des ruines, peu de missionnaires et pas d’évêque, puisque Mgr Cuenot, mort en prison en 1861, n’avait pas été remplacé­ ; pendant plus d’un an, il travailla à assister les chrétiens et à les consoler.

    Vers la fin de 1863, il fut envoyé chez les Bahnars, il supporta courageusement les misères inséparables de son dur apostolat. En 1866, il se préoccupa, de concert avec M. Dourisboure, de créer des villages uniquement composés de chrétiens. Au début de 1867, il établit sa première fondation dans un coin de forêt qu’il fit défricher, à quelque distance de Kon-xo-lang, sur la route des Hadrong, tribu de pillards dont il espérait arrêter les incursions. Il y mourut le 16 août 1867. On transporta son corps dans le village chrétien de Rohai, où on l’enterra.

    Son compagnon de travaux et de souffrances, Dourisboure, a tracé de lui ce portrait­ : « Il était d’un courage et d’un sang-froid extraordinaires. En face du plus grand danger, il restait tranquille, le visage calme, le regard assuré­ ; on eût dit qu’il ne voyait pas le péril, ou qu’il était sûr d’en sortir sans aucun mal. Lorsqu’il était en Cochinchine, une nuit, on vint lui dire qu’un tigre rôdait autour de la maison­ ; il sortit seul. Au milieu des ténèbres brillaient dans les broussailles deux points lumineux comme deux étoiles. C’étaient les yeux du tigre qui lui servirent de point de mire­ ; il s’approcha, le coup partit et le tigre tomba mort. Les sauvages avaient en lui autant de confiance qu’en une armée entière. »

     

    Notes bio-bibliographiques

    C.-R., 1891, p. 292.

    M. C., i, 1868, p. 39.

    — Rev. rel. Rodez, 1868, p. 141­ ; 1880, Notice par A. Maury, pp. 262, 343.

    Les Sauv. Bahn., pp. 233, 286, passim. — La Coch. rel., ii, p. 316.

    • Numéro : 740
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1859