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Auguste BERGÈS (1878-1963)

BERGÈS Auguste (1878-1963) JAPON
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    BERGÈS Auguste, Antonin, naquit le 28 août 1878 à Montréjeau, dans le diocèse de Toulouse (Haute-Garonne). Il fit ses études primaires à l'école des Frères de sa paroisse et ses études secondaires au collège de Polignan. Il passa ensuite au grand séminaire de Toulouse et au grand séminaire de Saint Sulpice à Paris. Il fut ordonné prêtre le 2 juillet 1904. Nommé vicaire dans son diocèse, il fut chargé de l'apostolat auprès des cheminots. Après huit années passées dans le ministère paroissial, il demanda son admission dans la Société des Missions Étrangères où il entra le 8 novembre 1912. Il fit donc son année de probation et reçut sa destination pour la mission d'Osaka. Le 10 décembre il s'embarquait à Marseille. Dès son arrivée, il se mit à l'étude de la langue à Kawaguchi. Il n'avait pas encore un an de mission qu'il fut mobilisé et dut revenir en France. Il fit toute la guerre 1914-18 comme infirmier et aumônier adjoint. Libéré de ses obligations militaires -il avait 40 ans- il repartit pour Osaka, en 1919. Son évêque le nomma à Tamatsukuri, puis, en 1920, à Shimoyamate, et en 1924, en compagnie du Père Deruy, il alla fonder le poste de Amagasaki, grosse cité industrielle dans les faubourgs d'Osaka. Quatre ans plus tard, en 1928, il est nommé à Tsu, dans la préfecture de Mié. Grâce à un chrétien descendant de la célèbre famille des Tokugawa, il espérait construire une desserte à Ise même; lieu sacré où la déesse Amaterasu aurait donné naissance à la lignée impériale. Mais le projet n'aboutit pas. En 1939, le territoire dont faisait partie son district fut confié aux Pères de Maryknoll. En 1944, le Père Bergès fut nommé à Tarumi, poste récemment fondé. La guerre du Pacifique terminée, grâce à l'aide d'un bienfaiteur et de Mgr Taguchi, il put construire une modeste église et un jardin d'enfants. Victime d'un accident en février 1955, il dut être hospitalisé à l'hôpital International de Kobé. Il dut alors se résigner à remettre son poste entre des mains plus jeunes. Il se retira d'abord à la procure de Kobé et fut chargé de l'aumônerie des Soeurs du Bon Pasteur. Le 17 avril 1957, il s'embarquait pour la France. Arrivé à Marseille le 17 mai, il eut le loisir de visiter sa famille. Il entra à Montbeton le 11 mars 1958 et y mourut le 19 septembre 1963.

    Références biographiques

    AME 1914, p. 45, 46; 1915-16, p. 7, 77 ; 1917, p. 53.

    CR 1913, p. 311 ; 1916, p. XI ; 1927, p. 11 ; 1930, p. 23 ; 1932, p. 28, 29 ; 1935, p. 20 ; 1936, p. 22, 23 ; 1937, p. 22 ; 1940, p. 6, 8 ; 1948, p. 6 ; 1949, p. 10 ; 1950, p. 8 ;1952, p. 15 ; 1954, p. 14 ; 1958, p. 92; 1962, p. 108.

    BME 1925, p. 63 ; 1927, p. 688 ; 1929, p. 481 ; 1934, p. 815 ; 1937, p. 37, 267, 268, 855 ; 1938, p. 39, 847 ; 1949, p. 33 ; 1952, p. 404 ; 1954, p. 879, 880, 998 ; 1955, p. 235, 236, 447, 541, 630 ; 1956, p. 454, 550, 813.

    EPH 1962, p. 85 ; 1964, p. 114, 139, 450.

    EC n° 355, 366, 601, 633, 734.

    • Numéro : 3162
    • Pays : Japon
    • Année : 1913