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Prosper BARRALON (1848-1916)

BARRALON Prosper (1848- 1916) INDE
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    [1202] BARRALON Prosper, naquit le 31 mars 1848 à Saint-Sauveur en Rue, dans le diocèse de Lyon (Loire). Il fit ses études au Petit Séminaire de Montbrison. Son père mourut d'une attaque de typhoïde. Sa mère encouragea son fils à suivre sa vocation. A la fin de sa réthorique, il entra au Séminaire de Philosophie d'Alix. Puis, en septembre 1871, il entra au Séminaire des Missions Etrangères. Il fut ordonné prêtre le 30 mai 1874 et partit pour la Mission de Pondichéry, le 15 juillet 1874.

     

    Mgr. Laouënan l'envoya à Karikal, au sud de Pondichéry, comme professeur au Collège. Il n'y resta qu'une année. De là, il devint vicaire de M. Thobois à Pratacoudi et Ottamanur. Il se mit alors ardemment à l'étude du tamoul et il parvint à le parler très correctement, même avec élégance. Il exerça son ministère au temps de la famine, fit partie des comités pour distribuer des secours aux affamés.

     

    En 1878, la nomination de M. Faure au Grand Séminaire de Pondichéry ayant laissé vacant le district de Vadouguerpatti, M. Barralon fut nommé à ce poste. La paroisse comprenait alors plus de 7.000 chrétiens. Il dut faire de fréquentes courses apostoliques pour catéchiser ses chrétiens et catéchumènes. Au centre de la Mission, il fit réparer son presbytère et fit même construire un étage, ce qui paraissait comme un certain luxe dans le contexte de pauvreté du pays. Mais l'avenir donna raison au Père, car ce presbytère fut très utile par la suite.

     

    Il avait un vicaire dans la personne de M. Mardiné. Après quelques années d'administration, il se convainquit que deux missionnaires séparés feraient du meilleur travail que deux réunis. Il obtint la division de son district et alla installer son vicaire comme curé de Kokudi.

     

    En 1881, il fut transféré dans la ville de Kumbakonam, où il devait rester 18 ans. Il y avait là quelques chrétiens riches et influents qui auraient bien voulu tout commander, mais le Père réussit à s'entendre avec eux et à les rendre plus doux et plus raisonnables. En 1885, il fonda une école de filles, fréquentée surtout par des filles brahmes et la confia aux Soeurs du Saint-Coeur de Marie, une Congrégation indigène du diocèse. Cette école devint la plus importante de celles dirigées par cette Congrégation. Elle excita naturellement des jalousies, mais le Père Barralon, membre du Conseil municipal, réussit à la sauver.

     

    La principale oeuvre du Père Barralon à Kumbakonam fut la création d'un hospice pour vieillards. Beaucoup vinrent s'y reposer et, avec le repos du corps et les bons soins, certains trouvèrent le salut de leur âme. Des bienfaiteurs de Belgique envoyèrent les fonds nécessaires pour la construction et le maintien de cet hospice. Aujourd'hui, cet hospice est entre les mains des Soeurs catéchistes salésiennes, qui ont développé à cet endroit une grande léproserie. Le Père eut le bonheur de voir deux de ses fils spirituels devenir prêtres et une dizaine de jeunes filles tamoules entrer au Couvent.

     

    En 1899, Rome divisa la mission de Pondichéry en créant un nouveau diocèse à Kumbakonam, avec Mgr. Bottero comme premier évêque. Le Père Barralon, curé de la Cathédrale, demanda son changement car il voulait retourner dans son ancien district de Vadouguerpatti. Il y resta jusqu'à sa mort.

     

    Depuis quelques années, sa santé n'était pas brillante. Il éprouvait de temps en temps des défaillances. Mais il continua ses activités. Au mois de juin 1914, Mgr. Morel, archevêque de Pondichéry, lui envoya sur ses instances M. Prunier (qui devint par la suite Mgr. Prunier, premier évêque du nouveau diocèse de Salem). En raison de la guerre et des 12 Pères mobilisés, il n'y avait presque plus personne de disponible. M. Barralon, si fatigué qu'il fut, dut faire seul l'administration de ses 4.000 chrétiens.

     

    Aux premiers jours de 1916, sa maladie s'aggrava. Le 20 janvier, il demanda le sacrement des malades : "J'étouffe, le coeur manque. Vite, vite, donnez-moi les derniers sacrements".  À la fin de la cérémonie, il rendit son âme à Dieu.

     

    Il mena une vie pauvre. Grâce à ses économies, il put faire des travaux de construction importants. Sa principale dévotion fut celle du Saint Sacrement. Jamais il n'omit sa visite à l'église, il préchait souvent sur l'Eucharistie et prenait de nombreux moyens pour amener ses chrétiens, surtout les enfants, à recevoir souvent le Dieu de l'Eucharistie.

     

     

     

    Références biographiques

    AME 1897 p. 747. 1901 p. 313. articles. 1902 p. 184. articles. 1905 p. 49. 369. articles. 1906 p. 239. 1908 p. 202. 1936 p. 124.

    CR décembre 1874 p. 39. 1893 p. 240. 1895 p. 296 sq. 1900 p. 246. 1903 p. 294. 299. 1904 p. 280. 1907 p. 357. 1909 p. 353. 1910 p. 287. 1912 p. 298. 1914 p. 135. 1915 p. 271. 1916 p. 170. 221. 1920 p. 81. 1924 p. 130.

    BME 1955 p. 821.

     

     

     

     

     

    • Numéro : 1202
    • Pays : Inde
    • Année : 1874