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Joseph BARDOUIL (1799-1878)

BARDOUIL Joseph (1799-1878) INDE
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    [422]. BARDOUIL, Joseph-Marie. De lui, le premier archevêque de Pondichéry, Mgr Laouënan, a écrit­ : « Il a donné à tous, pendant sa longue carrière, l’exemple de toutes les vertus sacerdotales et apostoliques, il a été l’honneur de ce vicariat. » Originaire de Languidic (Morbihan), il vint au monde le 13 décembre 1799, dans la prison où la Révolution avait jeté sa mère. Ses études faites au collège de Vannes, il reçut la prêtrise le 23 décembre 1826, et exerça le ministère dans son diocèse, en qualité de vicaire à Kervignac.

    Le 23 mai 1834, il entra au Séminaire des M.-E. et en partit le 22 avril 1835, pour se rendre à Pondichéry. Il fit ses premiers travaux apostoliques dans les districts qui appartiennent aujourd’hui au diocèse de Madras­ ; il y commença un dictionnaire télégou. En 1843, il fut envoyé dans le district de Colanour. A ce moment, la plupart des chrétiens de cette région adhéraient au schisme indo-portugais­ ; il dut lutter pendant vingt ans, au milieu de nombreuses difficultés, pour les ramener à l’obéissance. Afin d’attirer les bénédictions de Dieu sur ses travaux, il prit l’habitude de se nourrir uniquement de riz cuit à l’eau et de quelques légumes. La dépense pour sa nourriture ne s’élevait pas à plus de 10 francs par mois. Il employait toutes ses économies à construire des oratoires et des presbytères.

    Le premier des missionnaires de l’intérieur, il commença, en 1849 ou 1850, à établir des écoles de filles.

    Vers 1869, le nombre de ses chrétiens avait tellement augmenté, qu’il fallut diviser, puis subdiviser son district. Il choisit la division la plus pauvre, le district de Viriour (South-Arcot), où il passa les dix dernières années de sa vie. Devenu aveugle, il refusa de se faire opérer, à moins d’un ordre formel de son évêque, « parce que, disait-il, depuis sa cécité, ses chrétiens étaient devenus excellents, et qu’il craignait de voir disparaître cet heureux changement s’il recouvrait la vue ». Son infirmité ne l’empêcha pas de travailler jusqu’à sa mort, qui arriva à Viriour le 28 octobre 1878.

     

    Notes bio-bibliographiques.

    C.R., 1902, p. 265.

    M. C., xi, 1879, p. 206.

    — Hist. miss. Inde, Tab. alph.

    — Vie de Mgr de Marion-Brésillac, pp. 403 et suiv.

     

     

    • Numéro : 422
    • Pays : Inde
    • Année : 1835