Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Paul BARDET (1922-1990)

BARDET Paul (1922-1990) VIETNAM-NOUVELLE CALEDONIE
Add this

    Paul, André BARDET naquit le 24 août 1922, au petit bourg de Duingt, diocèse d'Annecy, département de la Haute-Savoie, dans une famille de sept enfants dont deux moururent très jeunes. Son père était fruitier, et décéda en 1934. Sa mère, née Adèle Courrier mourut le 3 octobre 1927. Le 2 janvier 1928, Paul fut confié à l'orphelinat du Bocage à Chambéry, dirigé par Mgr. Costa de Beauregard, neveu de Mgr. de Guébriant. Malgré la dispersion de toute la famille,il garda toujours des contacts étroits avec ses frères et soeurs.

     

    En 1935,ayant demandé à entrer au petit séminaire, il fut confié à M.Chagny, qui, à Montmélian,préparait des enfants se destinant au sacerdoce.M. Bardet resta dans cet établissement jusqu'en 1938, puis il se dirigea vers le petit séminaire des Missions Etrangères à Beaupréau où il termina ses études secondaires en 1941.

     

    Le 28 août 1941, il entra au séminaire des Missions Etrangères, à Paris. Touché par la loi du service du travail obligatoire (STO), il fit le choix de rentrer dans la clandestinité, et de passer en Suisse. Un premier essai se solda par un échec, une seconde tentative réussit. Il séjourna un mois dans un camp de travail, puis il pût suivre les cours à l'Université de Fribourg. Le 7 décembre 1945, il rejoignit le séminaire de la rue du bac, à Paris. Ordonné prêtre le 29 juin 1947, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique de Saïgon. Agrégé à la Société des Missions Etrangères le 14 novembre 1947, il s'embarqua effectivement à Marseille le 23 décembre 1947.

     

    Arrivé à Saïgon le 24 janvier 1948, Mgr. Cassaigne l'envoya à Cho-Quan, grosse paroisse de la banlieue saïgonnaise, chez M. Bellemin, pour étudier la langue viêtnamienne. Il consacra moins d'une année à cette étude; il fut alors nommé vicaire à la cathédrale de Saïgon, où il eût peu d'occasions de s'exercer à l'usage de cette langue les fidèles francophones étant très nombreux. Avec grand enthousiasme, il s'occupa des jeunes, des catéchismes, de la chorale et fut aumônier des prisons. Les évènements politiques de 1955, le décès de M.Séminel, son curé, des changements importants dans la mission, un avenir incertain provoquèrent chez lui un certain découragement. Il prit alors son congé régulier et arriva en France le 5 mai 1956.

     

    Le 15 Novembre 1956, il fut détaché au Centre Catholique Chinois à Tamatave (Madagascar); il partit rejoindre son nouveau poste le 8 décembre 1956; il enseigna le français, l'histoire, la géographie, et s'occupa de catéchèse. Ce travail lui plut. Ses cours étaient vivants.Très apprécié des élèves, il était exigeant au plan de la tenue et des études comme il l'était pour lui-même. Il conduisit de nombreux jeunes jusqu'au baptême.

     

    À la fin de Juin 1972, il rentra en congé en France, et demanda à être affecté à un travail plus pastoral. il reçut une destination pour le diocèse de St.Denis de la Réunion, qu'il partit rejoindre le 27 janvier 1973. Nommé vicaire au Tampon. Il assura la visite de nombreuses dessertes, la catéchèse dans un CES, et participa à la préparation des émissions religieuses à la radio. Il resta 9 ans dans cette paroisse, puis revint en congé en France.

     

    Le 1er Novembre 1982, il partit pour la Nouvelle-Calédonie, au service de l'archidiocèse de Nouméa. Pendant quelques mois, il fut l'adjoint de M.Olivier Deschamps, à La Foa, ce qui lui donna l'occasion de prendre contact avec le monde mélanésien principalement et les divers autres groupes ethniques qui composent cette vaste paroisse. En mars 1983, il fut nommé curé à l'église du Voeu, à Nouméa-ville. Cette paroisse érigée en 1950 englobe tout un quartier de plages, d'hôtels et de villas. C'est dans ce milieu très urbanisé que M.Bardet exerça son ministère pastoral. Son contact chaleureux, sa grande amabilité,sa facilité de parole, sa gaieté, ses "bonnes histoires" l'aidèrent à nouer des relations amicales avec des gens de tout milieu. Il était difficile de le "sortir de son travail", même pour une réunion entre confrères du groupe Missions Etrangères, en Nouvelle Calédonie.

     

    Il consacra beaucoup de temps à la préparation des baptêmes et des mariages, et à la catéchèse des enfants et des étudiants. Il participa aux émissions religieuses de la radio à Nouméa. Après le départ de M.Riocreux, curé de la cathédrale de Nouméa, et responsable de ces émissions, il assuma seul cette charge.

     

    En 1990, un accident cardiaque tardivement détecté, le plongea dans un état comateux. Pendant plusieurs semaines, il subit la maladie, à l'hôpital Gaston Bourret de Nouméa. Refusant souvent toute nourriture, ne parlant presque plus, son regard profond laissait deviner qu'une part de conscience lui restait.

     

    Evacué sanitaire sur Paris le 10 Avril 1990, il mourut le 18 du même mois, à l'hôpital Bellan. Ses funérailles se déroulèrent dans la chapelle des Missions Etrangères à Paris; le même jour, en l'église du Voeu à Nouméa, Mgr. L'Archevêque et une vingtaine de prêtres célébrèrent une messe devant une foule très nombreuse et fort émue.

     

    Références biographiques

    CR 1947 p. 128. 1960 p. 93. 1961 p. 93. 1963 p. 115. 1965 p. 145. 1966 p. 192. 1969 p. 164. 1982 p. 221. 293. 1985 p. 254. 273 sq.

    BME 1948 p. 223. 1949 p. 19. 1950 p. 203. 455. 1951 p. 498. 1952 p. 574. 1954 p. 910. 1955 p. 348. 1956 p. 93. 560. 577. 894. 1957 p. 92. 189. 380. 661. 1958 p. 557. 1959 p. 747. 1961 p. 234. 951.

    EPI 1962 p. 96. 1964 p. 279. 280.

    Enc. PdM.  13P1. PDM août 1968 N° 13 p. 51.

    Hir.  N° 116 p. 2. N° 196 p. 2. 252.

    EC1 N°  429. 455. 459. 600. 608. 610. 705. 762.  NS.  50P74. 55/C2. 68/C2. 69P328. 75P178. 169/C2. 189/313. 205/124.

     

     

     

     

     

     

     

    • Numéro : 3800
    • Pays : Vietnam Madagascar Nouvelle Calédonie
    • Année : 1947