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Jean-Auguste BÉNÉZET (1848-1818)

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    [1178]  BÉNÉZET Auguste, Jean, est né le 12 juin 1848 à Villeneuve-sur-Lot, dans la paroisse Ste Catherine, au diocèse d'Agen (Lot et Garonne). Il fait ses études primaires au Petit Séminaire diocésain et entre, en temps voulu, au Grand Séminaire d'Agen. Il entre au Séminaire des Missions Étrangères le 1er septembre 1871 où il achève ses études théologiques. Ordonné prêtre le 20 septembre 1873, il part pour le Setchuan méridional le 5 novembre 1873. Il arrive à Suifu le 3 avril 1874.

     

    Son évêque, Mgr. Lepley, lui confie le district de Semong. C'est un district composé presque uniquement de vieux chrétiens. Le jeune apôtre y restera 4 ans, se perfectionnant dans la langue chinoise, et sans bruit, faisant beaucoup de bien. En 1878, il est nommé à Cheougantchen, district voisin de Semong. Là, il trouve un presbytère, alors qu'à Semong, il était obligé de loger chez des chrétiens. Une pieuse famille a fait don, dans son nouveau district, d'une maisonnette en bois et d'un assez grand jardin. Il prend donc possession de ce logis assez confortable. Il y a aussi une chapelle qu'il fera agrandir.

     

    Mais en 1883, il doit laisser Cheougantchen à M. Boisseau, pour aller travailler dans les sous-préfectures de Hongyia, Tanlin et Kiaklang. Il réussit à acquérir une maison convenable dans la ville de Kiaklang. Il n'en jouit pas longtemps, car en 1889, il est désigné pour Tchoukentan, qui sera son dernier district.

     

    Sa santé s'ébranle profondément. Un repos s'impose. Il va le prendre au Sanatorium de Hongkong en 1893. Puis il revient dans sa mission en 1894. Il est envoyé comme compagnon de M. Galibert dans le district de Kuinlien. C'est là que la persécution va le surprendre. Une nuit, en fuyant, il fait une chute et se démet une épaule. Grâce au dévouement de ses confrères, et à leurs soins empressés, il finit par guérir.

     

    À l'évêché de Suifu, il doit remplacer bientôt le Père Moutot comme procureur de la mission. Il remplit son rôle à la satisfaction de tous jusqu'en 1914. Il est alors chargé d'aller dire la messe aux Religieuses et aux malades de l'hôpital de la mission. Il s'établit alors à l'hôpital, où il donne l'exemple d'une grande piété. Il s'acquitte de ses exercices spirituels à l'heure fixée par son règlement. Combien de fois il visita le Dieu du Tabernacle, combien de rosaires il a récités, combien de chemins de croix il a fait, combien de mérites il a gagné pendant ses dernières années, de 1914 à 1918. Il s'est éteint doucement, le 26 juin 1918. Douze missionnaires et prêtres chinois ont pris part à ses funérailles, qui eurent lieu le 29 juin. C'est à Hotikéou qu'il repose. Missionnaire pieux et dévoué, mais un peu scrupuleux, il se défiait par trop de lui-même, ce qui ralentit bien des fois son zèle.

     

     

     

    Références biographiques

     

    AME 1896 p. 596. 1901 p. 266 (art). 1909 p. 37. 38.

    CR 1874 p. 47. 1890 p. 71. 1897 p. 91. 1911 p. 83. 1918 p. 182.

    • Numéro : 1178
    • Pays : Chine
    • Année : 1873