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Jean AUNEVEUX (1913-1994)

AUNEVEUX Jean (1913-1994) CHINE-FRANCE
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    [3603]  AUNEVEUX Jean, Pierre, Germain, est né le 21 juin 1913 à St Pierre-les-Églises, diocèse de Poitiers (Vienne). Il fit ses études primaires à Chauvigny, et ses études secondaires à Montmorillon. Quand il eut ses 18 ans, il écrivit au Séminaire des Missions Étrangères, le 5 juillet 1931, pour signifier son désir de devenir missionnaire. Il se recommandait de Théophane Vénard, originaire de St Loup-sur-Thouet et martyrisé au Tonkin au XIXè siècle. Il fut admis le 15 juillet 1931 et se rendit à Paris pour la rentrée du 15 septembre suivant.

     

    Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1938 par Mgr. Jonghe d'Ardoye, vicaire apostolique du Yunnanfu. Il fut destiné pour la mission de ce même vicariat apostolique au Yunnan.

     

    Le 13 septembre suivant, il s'embarqua sur l"Athos II". Il se met alors à l'étude du chinois. En ce temps là, la Chine meurtrie par l'agression japonaise, affaiblie par des dissensions internes, résistait difficilement à la pression des armées communistes de Mao Tse Toung. Les armées rouges progressaient à travers le pays. Pendant les mois suivants, il parcourut les districts de Tunghai et Mitsao, avant de se fixer en cette dernière chrétienté, qui venait de perdre son pasteur, le Père Abel Deschamps.

     

    C'est alors que son évêque, Mgr. Larregain, l'envoya parfaire son chinois à Pékin, en 1941. De retour au Yunnan, il est nommé à Loumey. Il visita plusieurs villages  de catéchumènes, fit des conversions, organisa des retraites annuelles, fonda une Ligue eucharistique, organisa une école à Tsin-Chankeou. Puis, il s'intéressa à l'évangélisation des Lolos, dans les montagnes. Il apporta à tous le service de son ministère et put ainsi acquérir l'affection et la vénération de tous.

     

    En mai 1949, Mgr. Albouy, évêque du Kwangsi, annonça à Paris que les supérieurs de la Chine du Sud avaient choisi le Père Auneveux comme leur représentant au Conseil central des missionnaires de la Chine méridionale. Il arriva alors à Paris le 19 juillet 1949, et prit sa charge au Conseil central le 26 octobre suivant. À ses loisirs, il se mit au service de la Procure centrale, dont le responsable était alors le Père Louis Pasteur.

     

    Le 1er août 1950, s'ouvrit à Paris l'Assemblée générale de la Société. Les 13 évêques de Chine ne purent y venir, en raison des troubles politiques en Chine; ce furent donc les Pères Auneveux et Dedeban qui furent désignés pour participer à l'Assemblée avec voix consultative, mais sans droit de vote.

     

    Après l'Assemblée, le Père Auneveux fut nommé titulaire de la Procure centrale de Paris. Pendant de nombreuses années, il accomplit sa tâche ponctuellement et simplement, se dévouant au service des Missions et des confrères. En octobre 1960, il fut reconduit dans sa fonction de procureur de Paris et vice-économe général en France.

     

    Chargé de diriger la mise en état de la nouvelle maison de retraite de Lauris, il se mit à la restaurer. C'était un ancien château, situé au flanc de la colline dominant la Durance, qu'une bienfaitrice avait légué à la Société par héritage. Il aménagea de nombreuses chambres pour les confrères et le dota d'une jolie chapelle dans les caves voûtées. Plusieurs années plus tard, on dût vendre ce château, en raison de quelques fissures dans le bâtiment et on construisit non loin de là une résidence moderne, mieux adaptée aux missionnaires âgés.

     

    En 1968, le Père Cambon, assistant de l'économe général, fut nommé à Paris et put aider ainsi le Père Auneveux dans la tenue des comptes et lui laisser les questions administratives qu'implique le fonctionnement de la Société en France. Le Père Auneveux fut un procureur d'une régularité exemplaire. Il recevait les confrères avec gentillesse. Il était sans doute "à cheval sur le règlement", mais chercha toujours à rendre les services qui étaient de son ressort.

     

    Après 28 années de responsabilité, il laissa la place au Père Vuillemin, ancien économe du Viêt-nam. En septembre 1979, il quitta définitivement Paris pour se retirer dans le sud de la France. Établi à Antibes, il resta en lien avec la Société, se rendant régulièrement aux réunions organisées dans la région pour les missionnaires MEP. Il passa sereinement sa 80è année, mais décéda subitement le 8 février 1994. Il fut enterré à Lauris, au cimetière où reposent tant de missionnaires de la Société.

     

     

     

    Références bibliographiques

     

    AME 1931 p. 231.

    CR 1938 p. 235. 1947 p. 32. 135. 1949 p. 148. 1950 p. VIII. 1964 p. 78. 1968 p. 74. 81. 1974-76 p. 234. AG80-83 p.4.

    BME 1931 p. 695. 1938 p. 635. 687. 789. photo p. 791. 1939 p. 47. 126. 271. 347. 650. 723. 861. 1940 p. 120. 200. 341. 1941 p. 101. 545. 627. 685. 714. 1948 p. 179. 313. 346. 355. 356. 1949 p. 112. 236. 534. 638. 727. 788. 1950 p. 577. 753. photo p. 583. 1951 p. 445. 1952 p. 61. 1953 p. 221. 1960 p. 1027.

    R.MEP 1961 n°118 p. 39.

    Hir n° 117 p. 6 - 137 - 146 p. 2 - 317 - 318.

    MDA 1952 p. 165 (art).

    EC1 N°  225. 383. 470. 471. 472. 473. 484. 486. 500. 509. 533. 674. 686. NS. 41P137.

     

    • Numéro : 3603
    • Pays : Chine
    • Année : 1938