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Henri AUGER (1883-1916)

AUGER Henri (1883-1916) JAPON
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    [2996] AUGER Henri, Marie, Joseph, André, est né le 29 mars 1875 à Montmédy (Meuse) mais n'a habité que peu de temps dan son village natal. Il doit en effet suivre son père, officier du génie, qui se déplace de garnison en garnison. Henri Auger séjourne et fait ses études successivement à Belfort, Arras, Angers et Avignon, puis entre au Séminaire d'Issy, où il étudie la philosophie pendant deux ans. Il fait alors son service militaire à Avignon sous les ordres de son père, puis passe encore une année à Saint-Sulpice, où il reçoit les ordres mineurs le 30 juin 1906. Quelques mois plus tard, le 20 septembre 1906, il est admis sur sa demande au Séminaire des Missions Etrangères. Ordonné sous-diacre le 21 décembre 1907, diacre le 14 mars 1908, prêtre le 4 avril 1908, il part pour Kakodaté le 18 novembre suivant. À son arrivée en mission, il est envoyé d'abord à Sendai pour y étudier la langue japonaise et s'initier au travail pastoral. Puis Mgr Berlioz l'appelle près de lui pour surveiller les travaux de reconstruction de la cathédrale de Hakodaté, incendiée trois ans aupara­vant. Au mois de juillet 1910, il est envoyé Asahi­gawa, dans le nord du Yeso. Cette ville de fondation récente compte alors 60.000 habitants, et la paroisse, fondée en 1904, ne compte encore que quelques familles catholiques. M. Auger demeure ordinairement à Asahigawa, mais de temps en temps il est appelé par ses confrères missionnaires, qui désirent mettre à profit ses connaissances en architecture. C'est ainsi qu'il apporte son aide pour la construction de chapelles à Wakamatsu, Hachinoke, et Otaru. Au mois de juillet 1913, il est nommé responsable de la paroisse de Hirosaki, mais il ne peut rester longtemps au service de cette chrétienté. Quand éclate la Première Guerre mondiale, l'année suivante, il est mobilisé. Il quitte le Japon au mois d'août 1914 et est incorporé dès son arrivée en France comme sapeur au 7° Régiment du Génie. Puis sur sa demande, il est affecté, en octobre 1914, comme brancardier-aumônier bénévole au 7° Régiment du Génie. Il participe alors à diverses actions à Verdun, en Argonne, en Artois et en Champagne. Blessé à Angres, en mai 1915, il se fait soigner puis repart au front. Il est tué d'un éclat d'obus le 6 mars 1916 à Montzéville près de Verdun. Cité en 1915 à l'ordre de la Division pour son courage et son dévouement, il va encore être décoré, à titre posthume, de la médaille militaire avec palme, le 24 mars 1920.

    Références biographiques

    AME 1909 p. 53. 1911 p. 29. 1915-1916 p. 59, 142, 152, 157-159.

    CR 1908 p. 287, 1911 p. 33, 38. 1913 p. 48, 49. 1916 p. IX, X, 229. 1920 p. 13.

    BME 1924 p. 406. MC  1916 p. 278, 279.

    EC1 n° 59.  LOCC tome I  p. 58.

    Alexis CHAMBON dans son article intitulé « Le retour des « poilus » dans leur mission du Japon », Annales de la Société des Missions Étrangères et de l’œuvre des partants, Paris, n° 133, mai-juin 1920, p.407-408

    • Numéro : 2996
    • Pays : Japon
    • Année : 1908